Quand faire un ionogramme sanguin ?

Pour obtenir des informations complémentaires sur la santé d’un patient, le médecin lui fait passer plusieurs analyses. Parmi les examens fréquemment prescrits par le médecin, figure l’ionogramme sanguin. Le patient peut facilement paniquer lorsqu’il ne comprend pas exactement en quoi cela consiste. Quel est son intérêt et quand est-ce que cet examen est utile ?

Qu’est-ce que l’ionogramme sanguin ?

L’ionogramme sanguin est une analyse biologique montrant la concentration des composés ioniques du sang. Les ions du sang comprennent le sodium, le potassium, le chlore, le calcium, le magnésium, les bicarbonates, le phosphore…

Les principaux éléments dosés au cours d’un ionogramme sanguin étant le sodium, le potassium et le chlore. En effet, ces trois ions contribuent à maintenir la pression osmotique. La pression osmotique est la pression minimale nécessaire pour éviter un échange de molécules d’un milieu organique particulier vers un autre. De manière générale, les ions participent également à l’équilibre acido-basique et à l’équilibre hydro-électrolytique dans le but de maintenir l’hydratation correcte de l’organisme. Ils aident aussi à réparer un tissu endommagé et à réguler la fonction nerveuse et musculaire.

Le prélèvement sanguin se fait préférentiellement au niveau de la veine du pli du coude à l’aide d’une aiguille stérile. Le sang est collecté dans un tube de laboratoire. Un léger pincement est ressenti par le patient. Le tout prend moins de 5 minutes. Il n’y a pas de précaution particulière dans le cas d’un ionogramme sanguin isolé. Il n’y a pas besoin d’être à jeun et cela peut être effectué à tout moment de la journée. Pour des explications plus détaillées, visitez www.lesconseilsdupharmacien.info.

Rôles des ions dans l’organisme

Le sodium aide à maintenir une quantité normale d’eau dans les différents compartiments de l’organisme. Un déséquilibre peut entraîner un œdème ou une déshydratation.

Le potassium participe à la transmission de l’influx nerveux et à la contraction musculaire. Le potassium, le chlore et le bicarbonate maintiennent le pH du sang. Le chlore, quant à lui, aide au contrôle de la quantité de liquide dans le corps. Il participe ainsi au maintien adéquat du volume sanguin et de la pression sanguine. Le bicarbonate contribue aussi à éliminer le gaz carbonique par la circulation sanguine.

Un muscle a besoin de calcium, de sodium et de potassium pour se contracter. Si la concentration de ces ions se déséquilibre, cela peut conduire à une faiblesse musculaire ou une contraction excessive. Le cœur, les muscles et le tissu nerveux utilisent également les ions pour transporter des impulsions électriques vers les autres cellules.

La quantité des ions dans l’organisme dépend des apports (alimentaires et hydriques), des pertes (urinaires, fécales, par l’air expiré, par la sueur). L’ionogramme plasmatique vérifie l’intégrité de l’équilibre de la concentration de ces ions pour un fonctionnement normal de l’organisme.

Indications du dosage de l’ionogramme sanguin

L’ionogramme plasmatique permet de détecter un déséquilibre de concentration ionique à l’origine de troubles variés. Il est prescrit comme bilan de contrôle et de routine dans la majorité des cas. Selon le tableau clinique présenté par le patient lors de la consultation, l’ionogramme est demandé :

  • Dans un but diagnostic par exemple dans le cadre d’un œdème.
  • Pour surveiller l’équilibre hydro-électrolytique pendant un traitement par des diurétiques et/ou des antihypertenseurs (inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine).
  • Pour vérifier l’efficacité d’un traitement corrigeant un déséquilibre ionique sanguin antérieur ayant affecté le fonctionnement d’un organe.

La présence de certains symptômes (faiblesse, nausées ou vomissements, confusion, irrégularité du rythme cardiaque) indique un désordre ionique.

Interprétations du résultat

Le résultat de l’analyse de sang met en évidence des valeurs normales ou anormales de la concentration ionique dans le sang. En règle générale, les valeurs normales sont données comme valeurs de référence dans la fiche de résultat fourni par le laboratoire. Les anomalies peuvent être causées par différentes maladies et conditions :

  • La déshydratation
  • Une maladie rénale
  • Une maladie cardiaque
  • Une maladie hépatique
  • Le diabète
  • Une acidose qui signe d’un excès d’acide dans le sang. Cela entraîne des nausées, des vomissements et de la fatigue.
  • Une alcalose qui signe un excès de base dans le sang. Cela entraîne une irritabilité, des fourmillements aux doigts et des engourdissements musculaires.

Le résultat dépend de l’ion qui est touché par l’excès ou le manque. Parfois, plusieurs ions ont des valeurs anormales. Parfois, une seule entité est anormale. Si l’ionogramme plasmatique revient anormal, cela ne signifie pas forcément qu’un traitement médical est préconisé pour un retour à la normale. De nombreux facteurs influencent l’ionogramme sanguin :

  • la prise de certains médicaments,
  • l’hyperhydratation,
  • le remplissage intraveineux inapproprié de liquide ou d’aliments,
  • la perte hydrique trop importante causée par des vomissements ou des diarrhées.

Dans ces cas-là, il suffit de corriger la cause du désordre ionique pour que l’ionogramme sanguin se normalise. Au vu des résultats, le médecin traitant peut prescrire des examens supplémentaires ou modifier le régime alimentaire, supplémenter une carence par des thérapeutiques médicamenteuses adaptées ou référer vers un spécialiste.

Dans tous les cas, l’interprétation des résultats de l’ionogramme sanguin fait partie d’un tout. Les paramètres considérés commencent par l’histoire de la maladie et des signes, des résultats de l’examen physique et des autres examens biologiques ou d’imagerie médicale demandés. Il est conseillé de toujours demander des explications plus précises et spécifiques à son médecin traitant. Il est le mieux placé pour interpréter les résultats de l’ionogramme plasmatique dans son ensemble.

Est-il risqué de consommer de l’huile de CBD ?
Comment se mettre à la lithothérapie?