Et si la Guadeloupe avait vécu IRMA

Rubrique : Grands bouleversements de 2018

Zélie, c’est le nom d’un exercice de simulation du passage d’un cyclone sur l’archipel, organisé pendant 3 jours, en juin dernier.

Il aura permis de travailler sur l’échange d’informations avec l’ensemble des acteurs concernés, notamment les collectivités locales, les partenaires opérationnels (sapeurs pompiers, Météo France, associations de sécurité civile…) les services de l’État et les forces de l’ordre. Le SDIS (Service d’Incendie et de Secours) pour l’occasion avait été installé à Dothémare aux Abymes. C’est parfait sur le papier serait-on tenté de dire, mais pas quand un ouragan classe 5 prénommé Irma vous arrive droit dessus. Les pompiers de Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont leur caserne complètement inopérante, détruite, inondée. Ils n’ont plus de véhicules utilisables et tant bien même, les voies de circulation ne sont pas praticables. Les deux principales centrales électriques des îles du nord, fortement endommagées, ont été mises à l’arrêt, les stations d’épuration sont inopérantes et les déchets commencent à envahir les rues.

Et le scénario aurait été identique en Guadeloupe n’en doutons pas. Quid des abris anticycloniques, en moyenne 8 par commune, lorsque l’on voit que le collège de Saint-Martin, l’un des plus fiables soi disant, a été entièrement détruit. Que resterait-il de la zone industrielle de Jarry qui concentre la majeure partie des risques technologiques de l’archipel avec la centrale EDF et nos réserves de carburant.

Les hôpitaux doivent avoir « 72 heures d’avance en médicaments, nourriture et eau potable et vérifier le fonctionnement de leurs groupes électrogènes ». Selon mon confrère Ronan Ponnet, de Guadeloupe 1ère radio, le CHBT n’est absolument pas aux normes anti cycloniques. Il faudrait effectuer pour dix millions d’euros de travaux de mise aux normes d’urgence pour qu’il soit opérationnel pour la prochaine saison. Avec des vents de 300 km/h, l’immense toit qui couvre l’établissement se serait envolé. Le système électrique est défaillant, les systèmes de lutte contre l’incendie sont obsolètes, les réserves insuffisantes, pourtant le CHBT reste le seul point d’urgence de la basse terre…

Quand aux moyens de communication satellitaire il est temps d’en parler. Lors de sa première mandature, le président de Région Victorin Lurel avait doté toutes les communes, dont Saint-Martin et Saint-Barthélémy et autres sites stratégiques comme l’observatoire de volcanologie, de valises immarsat (téléphones satellitaires). Seulement voilà, ces petits engins s’entretiennent, surtout s’ils sont rarement utilisés, il faut régulièrement rechargé les batteries, payer à l’année l’abonnement auprès d’un fournisseur, et naturellement savoir s’en servir. Autant de conditions qui font que ce matériel absolument indispensable en cas de grande catastrophe, reste inopérant et ce n’est pas acceptable. Car la communication devient alors l’un des premiers outils de survie.

Alors n’en doutons pas, un jour nous aussi nous aurons un cyclone de catégorie 5, avec des vents destructeurs supérieurs à Hugo, associés à une marée de tempête qui surélève le niveau de la mer entrainée par la houle provoquant une forte submersion marine sur nos côtes particulièrement urbanisées. Prenons l’exemple de l’Anse Marcel à Saint-Martin avec ses hôtels récents, solides et durables, il ne reste que des ruines.

Quid de toutes les habitations basées sur nos 550 Km de littoral : détruites, anéanties, ravagées. Le vent, la houle, les glissements de terrain, l’effondrement des falaises en viendront à bout en quelques heures.

Alors commençons par le B.A. BA : protégeons les casernes des pompiers, entretenons nos outils de communication, pensons à des solutions pratiques comme le Fab Lab de Jarry qui depuis le passage de l’ouragan a trouvé un système simple et ingénieux pour que chaque habitation puisse brancher des ampoules LED sur du 12 volts (genre batteries) et avoir de l’électricité même en plein cyclone. Des idées comme celles-ci doivent être développées et diffusées à tous, car au passage de l’ouragan il ne faut compter que sur soi-même.

Un changement de statut pénalisant

Rubrique : Grands bouleversements de 2018

Après la suppression du Régime social des indépendants (RSI), c’est au tour de la micro entreprise de subir quelques évolutions notamment dans le plafonnement du chiffre d’affaires.  Actuellement, celui-ci ne doit pas dépasser 82.800 euros pour les activités commerciales et 33.200 euros pour les prestations de service. Avec la réforme, cette limite passera à 165.600 euros et 66.400 euros, soit le double de la version originale… mais ils devront payer de la TVA.

En effet, jusqu’à présent, les artisans, commerçants, et professions libérales se plaignaient de la concurrence des auto entrepreneurs qui ne sont pas soumis à la TVA et donc facturent entre 10 et 20% moins cher que l’artisan traditionnel. Pour mieux comprendre, aujourd’hui les artisans ont un revenu moyen de 1 960 euros net par mois ; soit 200 euros de plus qu’un salarié du privé.

Ne pas avoir de TVA à payer, c’était pourtant le principal attrait du statut d’auto entrepreneur. Avec cette nouvelle taxe pour eux, ils vont revoir leur prix à la hausse ce qui n’est jamais une bonne nouvelle pour le client.

Une réforme moins généreuse donc que prévu mais avec un gros avantage pour Bercy qui va encaisser plusieurs centaines de millions d’euros qui resteront dans les caisses.

Emmanuel Macron lui présente cette mesure comme une volonté de “simplifier la vie des entrepreneurs” mais en réalité, dans le secteur de la micro-entreprise, en Guadeloupe, le chiffre d’affaires moyen est de 13.000 euros par an. Ceux qui sont près du plafond, représentent moins de 2% des micros entrepreneurs. Autant dire que l’impact sera marginal.

En Guadeloupe le nombre de micro-entreprises était en chute libre ces dernières années. Leur nombre est au plus bas depuis que ce statut a été mis en place en 2011 : 198 créations au 3ème trimestre 2015 contre 581 à la même période en 2011, soit une baisse de deux tiers des créations. Le statut de micro-entrepreneur semble avoir atteint ses limites, concluait INSEE début 2016. Donc cette réforme pourrait en Guadeloupe relancer l’intérêt… ou pas.

« Nous venons construire un avenir nouveau pour Saint-Martin »

Rubrique : ça devait arriver

De belles déclarations, de la conviction, des moyens humains et techniques voilà ce que nous a offert le président de la République à l’occasion de sa venue mardi et mercredi. Une manière aussi de concentrer l’attention des français sur ce déplacement humanitaire et non sur les défilés des contestataires sur la réforme du code du travail.

Ouf Les hautes autorités préfectorales peuvent souffler
La visite présidentielle (du moins vue de l’extérieur) se déroule aussi bien que possible. L’agitation qui régnait en préfecture quelques heures avant l’arrivée d’Emmanuel Macron, qui aurait même engendré quelques changements de tête de dernière minute, a fait place à une relative sérénité. Le président de la République est arrivé entouré de deux de ses ministres (Education et Santé), celle de l’Outre mer étant sur le terrain depuis le début des événements. Etaient aussi du voyage, la déléguée interministérielle de l’aide aux victimes et le président de fédération française des sociétés d’assurance. Il est prévu que les procédures soient simplifiées, que les dossiers soient traités en priorité et des délais supplémentaires accordés.

Attention à l’ordre des mots
Aux cotés du président, se trouvait aussi le délégué interministériel à la reconstruction, nommé pour l’occasion. Il va rester sur place et aura pour tâche de coordonner l’ensemble des acteurs pour accélérer le retour de tous les réseaux : eau électricité, téléphone, numérique. « Cette mlse en fonction se fera avec les forces vives économiques de l’île, de la région et de notre pays ». Le président a tenu à cette énumération, entre autres pour répondre à la grogne des architectes de Guadeloupe qui dès lundi sont montés au créneau laissant entendre que l’on dédaignait leur collaboration mais aussi pour rassurer toutes les entreprises guadeloupéennes du BTP qui ont peur d’être évincées de ce marché de la reconstruction, au profit d’entreprises nationales. « Nous avons des règles simplifiées pour soumissionner et je souhaite que la région participe à cette relance économique.  Je bousculerais toutes les procédures » Il reprend là les mots de François Mitterrand, lors de son passage après le cyclone Hugo : « nous ferons vite, bien et mieux »

Un nouveau Saint-Martin
Le Saint-Martin qui va renaitre de cet ouragan aura des constructions durables qui répondent aux exigences sismiques et environnementales. Un sous entendu à peine voilé aux constructions « coup de main » inappropriées. « Actuellement, l’urgence est un retour à la vie normale, à l’ordre public et l’accès à l’eau ». Une usine de désalinisation a été livrée grâce à une coopération avec les espagnols et l’eau potable devrait être à nouveau distribuée à compter du 20 septembre.

Le déblaiement des rues et des maisons est une autre urgence comme l’opérationnalité de l’hôpital et des écoles, que le président espère voir rouvrir semaine prochaine même quelques heures. Les professionnels du bâtiment s’inquiètent devant cette déclaration, car il est indispensable, selon eux, de vérifier la solidité des établissements, mêmes ceux qui semblent avoir été épargnés. Le recours à des tentes gonflables est donc une autre alternative.

Risques de contamination
L’insalubrité prend naturellement le dessus en l’absence du ramassage d’ordures ménagères et du manque d’eau. Certaines personnes, et notamment des enfants, auraient été malades après avoir consommé de l’eau non potable. Autre risque rappelé par le ministre de la Santé mercredi au CHU, lors d’une conférence de presse, c’est celui d’épidémies propagées par les rats notamment.

Un président qui ne se défile pas
« Le temps est à l’union, à l’action et à la reconstruction pas à la polémique. Ensuite viendra le temps de l’évaluation. Le gouvernement devant le parlement répondra de ses actes et s’expliquera et il sera temps alors d’améliorer les procédures mais il faut le faire au bon moment. Ceux qui vivent sur ces îles sont épuisés et il y a de la colère et je me rends aussi à Saint-Martin et à Saint-Barth pour entendre cette colère, rassurer, consoler »

L’opposition souhaite la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de préparation et de réaction face à cet ouragan pour laquelle le président se dit favorable, le moment venu.

Une association comme repère

Rubrique : ce qui a changé ma vie

Félix Cotellon est né en 1948, à Sainte-Anne. Dans sa famille il n’y a ni notaire, ni avocat. Et lui-même a commencé sa scolarité de manière tout à fait chaotique. Il réussi, à 17 ans, à se faire virer de son école à Bordeaux.

Il est alors accueilli par son frère ainé et se retrouve sous la coupe d’une tutrice. Puis une association croise sa route et elle va jouer un rôle fondamental. C’est l’association générale des étudiants guadeloupéens (AGEG) dont plus tard il deviendra président. Elle le structure et lui donne le gout au travail. Et puis il y aussi un individu auquel Félix Cotellon pense toujours, c’est Michel Reinette. Lequel lui suggère de faire une capacité en droit. Pendant deux ans, il va préparer son examen le soir et travailler dans la journée. Il accumule les jobs comme maçon, plombier ou encore manutentionnaire sur les marchés. Puis il décroche avec brio son diplôme d’avocat et s’inscrit au barreau de Guadeloupe dès 1977. Bâtonnier de 2005 à 2007, il est responsable de la section guadeloupéenne de l’association Caribéenne des juristes et président du syndicat des avocats de Guadeloupe de 1995 à 2000. Homme d’engagement, Me Cotellon s’est beaucoup investi pour la défense du patrimoine culturel et naturel de la Guadeloupe. Il est à l’origine de la première commission culturelle de l’Union Populaire pour la Libération de la Guadeloupe (UPLG) jusqu’en 1992. Félix Cotellon a aussi créé et présidé des associations de défense de l’environnement telles l’association Bois Jolan sé tannou et le Comité déviation Sainte-Anne. Militant politique, il conduit la liste Sainte-Anne ensemble et siège au conseil municipal de 2002 à 2006. En Guadeloupe, on le connaît surtout pour son action militante en faveur de la musique et de la danse traditionnelle, et pour le Festival de GwoKa (FGK) qu’il a fondé en 1988 avec le Comité d’Animation Sportive et Culturelle (CASC). En 2002, la DRAC-Guadeloupe le charge de mettre en place un centre de musique et danses traditionnelles et populaires et désormais préside le conseil d’administration de Rèpriz,

Et s’il y a encore une chose qui a aidé Félix Cotellon à devenir ce qu’il est c’est bien l’appropriation de la diversité culturelle Ka de la Guadeloupe. « Le jour où j’ai compris que cette diversité était une richesse, je me suis mis à croire encore plus en la Guadeloupe ».

Intox, dérapages et semi vérité

Rubrique : Gwo kamo

Gilbert Collard, député apparenté FN du Gard, déclare : “regardez dans la partie hollandaise, il n’y a pas de pillage, la sécurité est assurée! » Faux! Malgré la présence de l’armée dans les rues, il y a bien eu des pillages dans la partie néerlandaise de l’île. C’est le Premier ministre William Marlin en personne qui confirme.

Eric Ciott, député « les Républicains » et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes dénonce: “Je trouve que l’anticipation n’a pas été à la hauteur! Le cyclone était déjà passé aux Etats-Unis, donc on connaissait l’ampleur de la catastrophe”. Il doit confondre. Irma est arrivé de l’est, il est passé sur les Antilles, avant de frapper le sud des Etats-Unis.

Une pétition en ligne accusait Air France d’augmenter ses tarifs pour les vols Pointe-à-Pitre / Paris et de faire payer “entre 1150 euros et 3500 euros un aller simple ». La pétition a récolté plus de 76 000 signatures ! La compagnie propose en réalité des tarifs réduits autour de 300 euros pour les rapatriements.

Le capitaine de l’Archipel 1 harcelé, a du se justifier sur whatshapp en expliquant qu’il n’était pour rien dans le choix des personnes ramenées cette nuit là, de Saint-Martin. Se sont les gendarmes qui ont fait ces choix à partir d’une liste précise. Il s’agissait principalement de touristes américains que leur ambassade avait hâte de voir rentrer au pays. C’est le même sort pour tous les touristes étrangers en cas de danger, ils sont prioritaires. De son coté, la préfecture a envoyé un communiqué de presse certifiant qu’elle n avait à aucun moment donné de directives à ce capitaine…

« Les odeurs ne sont pas des cadavres » dit avec pertinence un résident saint martinois surpris de n’avoir croiser aucun corps pendant ses nombreuses allées et venues après cyclone, ni même vu aucun sur les nombreuses caméras de télévision.

Le président du RSI est intervenu sur les ondes de Canal 10, à l’occasion de l’émission ZCL, vendredi dernier. Juste quelques mots improvisés pour dire que le RSI verserait une indemnité de 1000 ou 1 500 euros aux travailleurs indépendants bénéficiant de ce statut.

Les Guadeloupéens souvent membres d’associations caritatives qui accompagnent les dons jusqu’au port de Saint-Martin se disent surpris de voir les stocks entreposés à quai, comme oubliés. Il est vrai que la pénurie de carburant et de véhicules rend cette distribution pour le moins compliquée et pourtant tellement nécessaire.

Johny et Laetitia Hallyday devaient prêter leur maison de Saint Barth, aux plus démunis, c’est du moins ce qu’ils avaient annoncé. Sauf que Irma ne fait pas de différence entre les résidences des riches et les cases des pauvres et elle a notamment arraché le toit de celle du chanteur et provoqué de nombreux dégâts à l’intérieur.

Le kit de conseils pour prendre de la cocaïne

Rubrique : Incroyable

La ville de Bilbao est au cœur d’une polémique en Espagne, après avoir distribué des modes d’emploi pour cocaïnomanes pendant des festivités. La mairie évoque la réduction des risques associés à la consommation.

« Hache bien ton rail », « si la drogue est mal hachée, tu peux abîmer tes fosses nasales », pouvait-on lire sur des cartes au format de carte bancaire distribuées à des consommateurs potentiels, dans des points d’information municipaux sur les drogues et la sexualité. La polémique a rebondi cette semaine lorsque les conservateurs du Parti populaire ont dénoncé la démarche dans un communiqué : « C’est une authentique sottise de donner une espèce de kit de consommation avec un slogan aussi léger et frivole », y estiment-ils. Plusieurs régions espagnoles, comme celle de Madrid ou la Catalogne, ont mis en place des programmes destinés aux toxicomanes comme la fourniture de seringues neuves aux usagers de drogues par injection, visant notamment à minimiser les risques de contamination par le VIH. En 2015, 9,1% des Espagnols de 15 à 64 ans déclaraient avoir consommé de la cocaïne au moins une fois dans leur vie, le deuxième taux le plus élevé de l’Union européenne selon l’Observatoire européen des toxicomanies et des drogues après l’Angleterre et le Pays de Galles.

USA : Ouragans très très coûteux

Rubrique : Dans le reste du monde

Avec le passage d’Irma, ce sont les coûts conjugués de cet ouragan sur la Floride et Porto Rico, mais également celui de l’ouragan Harvey au Texas qu’il va falloir additionner. Et le résultat est sans vertigineux : 290 milliards de dollars, selon le service de météo privé AccuWeather.

C’est la compagnie privée américaine AccueWeather qui a d’ores et déjà chiffré ces dégâts à 290 milliards de dollars, soit 1,5 point du produit intérieur brut américain.

Selon le PDG d’AccueWeather, les estimations des dégâts provoqués par Irma seule sont de 100 milliards de dollars, ce qui en fait l’ouragan le plus coûteux de tous les temps. D’autant plus que la zone frappée par Irma est très étendue et qu’il faut attendre le retrait des eaux pour évaluer précisément les destructions engendrées par Harvey et Irma et leurs effets à moyen terme pour les régions touchées.

BIRMANIE : Le terrible exode des Rohingyas de Birmanie

Rubrique : Dans le reste du monde

Depuis le 25  août, la minorité musulmane de Birmanie est chassée vers le Bangladesh sans espoir de retour.

Tout a commencé cette fois-ci avec des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane le 25 août, qui ont déclenché une répression de l’armée. Bilan, au moins 500 morts, la plupart Rohingyas, selon l’armée, l’ONU évoquant le double de morts, des villages incendiés et des exactions. Poussés sur les routes de l’exode, sinueuses et marécageuses, par les persécutions effroyables qui les frappent sans répit, les Rohingyas, la minorité musulmane martyre de Birmanie, sont des milliers à être acculés à une fuite désespérée vers le Bangladesh voisin (plus de 300 000), laissant derrière eux des villages, des maisons et des mosquées ravagés par les flammes de la haine.

Marqués au fer rouge de l’indésirabilité, ostracisés, diabolisés, traqués, opprimés et massacrés en silence dans la Birmanie d’Aung San Suu Kyi, la pacifiste d’une rare inhumanité adulée par les grands démocrates qui nous gouvernent, les Rohingyas subissent un terrible et interminable calvaire qui ne peut plus être nié, ni passé sous silence. « J’ai déjà couvert des crises de réfugiés mais c’est de loin ce que j’ai vu de pire. »

témoigne, Hannah Beech, journaliste du New York Times spécialiste de l’Asie du Sud-Est.

PARIS : JO 2024

Rubrique : Dans le reste du monde

Mercredi denier le CIO a officialisé son choix de ville hôte. Pour la capitale française, assurée de l’emporter, le plus dur ne fait que commencer.

La rigidité a payé. Les membres du Comité international olympique (CIO), réunis en session à Lima, ont validé lors d’un vote à main levée, mercredi 13 septembre, l’attribution des Jeux olympiques 2024 à Paris, et celle de l’édition suivante, en 2028, à Los Angeles. Une répartition des dates que les organisateurs français doivent, en partie, à leur intransigeance durant toute la course olympique. D’abord fixé à 6,2 milliards d’euros, le budget de ces JO a grimpé à 6,6 milliards en cours de candidature et selon certains spécialistes de ces questions, Paris 2024 devrait d’abord passer par un audit pour réévaluer sa trajectoire de dépenses.

À l’heure où le Comité international olympique (CIO) se retrouve au cœur d’un nouveau scandale en raison des soupçons concernant l’attribution des Jeux de Rio en 2016, mais aussi, par ricochet, ceux de Tokyo en 2020, force, déjà, est de constater que cette élection a été, elle aussi, «manipulée» à sa manière.

Brèves

Rubrique : breves

Mariage gay: Un député israélien contraint à la démission
Yigal Guetta, député du parti israélien ultra-orthodoxe Shass, a démissionné mercredi après s’être attiré les foudres de plusieurs rabbins en reconnaissant avoir assisté au mariage d’un neveu homosexuel.

Suède : le grand chef viking était… une femme
En 1880, des chercheurs découvrent le squelette d’un militaire viking entouré de ses armes. Pour les spécialistes, il ne pouvait s’agir que d’un homme.

 Crimes de guerre au Yémen: Pas le moment d’enquêter, estime Ryad
Les conditions sur le terrain ne sont pas propices à l’ouverture d’une enquête indépendante pour déterminer si des crimes de guerre ont été commis au Yémen, a estimé mercredi l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Genève, en réponse à la demande du haut commissaire de l’Onu aux droits de l’homme.

La banque JPMorgan devient le 3e actionnaire d’Ubisoft
La banque américaine JPMorgan a accru sa part au capital d’Ubisoft dont elle contrôle désormais 11,33%, devenant son troisième actionnaire derrière le groupe de médias Vivendi et la famille fondatrice.

Les pensions de retraite bientôt revalorisées !

Rubrique : Le saviez-vous ?

C’est une information qui est peut-être passée inaperçue car elle a été annoncée fin août par le premier ministre, Edouard Philippe. Dès le 1er octobre 2017, les pensions de retraite (qui avaient été gelées l’an dernier) seront revalorisées « à hauteur de l’inflation ». Pour le moment le chiffre précis de revalorisation n’est pas connu mais devrait tourner autour des 1%. En juillet, la Commission des comptes de la Sécurité sociale anticipait une augmentation de 0,9% au 1er octobre.

La dernière hausse significative remonte à 2013
Une hausse qui ne sera donc pas mirobolante, mais qui sera bien plus élevée qu’au cours des dernières années. Les pensions de base avaient en effet été gelées en 2014, revalorisées de seulement 0,1% en 2015, puis gelées à nouveau en 2016, du fait de la faiblesse de l’inflation. Sans compter que la date de la revalorisation annuelle a été décalée d’avril à octobre depuis 2014. La dernière hausse significative remonte à octobre 2013, lorsque les pensions de retraite avaient été augmentées de 1,3 %.

Par contre, les perspectives s’annoncent moins réjouissantes pour les retraites versées par les régimes complémentaires Agirc et Arrco, qui doivent être revalorisées le 1er novembre. Ces pensions sont en effet indexées sur l’inflation, moins un point. Elles pourraient donc être gelées cette année, comme cela avait déjà été le cas en 2016.

La « digital detox » : et si on essayait pour la rentrée ?

Rubrique : Socius

Durant ces vacances, vous avez peut-être tenté de vous détacher de votre ordinateur, tablette ou votre Smartphone. Une bonne initiative qui, bien souvent, est vite oubliée lorsque l’on reprend le travail.

Cette hyper dépendance à son téléphone notamment, est un phénomène récent dans notre société. Elle est source de stress ou encore de burn-out.

Il faut savoir qu’en moyenne, un cadre reçoit au bureau 50 mails par jour. 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les cinq minutes, 78 % se connectent avant de dormir, à peine moins dès le réveil…

Lors d’un évènement en famille, un concert ou encore un spectacle, nous sommes nombreux à dégainer notre portable pour capter l’instant présent et le poster le plus vite possible sur les réseaux sociaux !

Une frénésie qui suscite de plus en plus l’envie de débrancher.

Des séjours sans téléphone portable
L’idée de se déconnecter est très ancienne. Déjà, dans l’Antiquité, le philosophe Sénèque prônait l’otium : un temps consacré au repos, à la méditation et à la lecture. Les études sont de plus en plus nombreuses à montrer que ceux qui prennent le temps de se déconnecter sont plus créatifs ou plus efficaces que ceux qui restent connectés en permanence.

Pour les plus accros, il existe des méthodes un peu plus radicales : les séjours « digital detox ».

Si vous sentez que votre conjoint ne vous écoute plus car il joue à Clash Of Clans ou Pokemon Go ; que votre copine préfère regarder son fil snapchat plutôt que de vous raconter sa journée, ces voyages sont faits pour eux.

Récemment, des sites internet et des structures hôtelières se sont spécialisés dans ce type de séjours.

Concrètement, il n’y a aucun accès à la Wifi ni à la 4G. Smartphone, lecteurMP3, ordinateurs, radios et tablettes sont enfermés pendant le temps du séjour dans un coffre-fort et un kit composé de livres, d’un jeu de cartes, de stylos et papiers est fourni au visiteur.

En France, on retrouve ce type de séjours près de Bordeaux ou encore à Vichy.

Vivre l’instant présent
Ne plus plonger son nez dans son portable permet de se recentrer sur ce qui est important. Au lieu de commenter les posts et photos de nos amis « numériques », on peut passer du temps avec eux et discuter sans intermédiaire.

En Guadeloupe, il n’y a pas encore de séjours estampillés « digital detox ». En revanche, il existe de nombreux endroits (cottage, cabanes perchés…) où la nouvelle technologie est absente : pas de télé, pas de wifi…C’est ce que met en avant notamment le site internet de l’écolodge Tendacayou à Deshaies.

De quoi faire le vide, contempler la nature et profiter de l’instant présent, réapprendre à s’ennuyer et à laisser vagabonder son esprit pour se prendre à rêver. Vivre l’instant présent !

Une déconnexion totale qui a un certain coût… Pas moyen de 500 euros le week-end pour les lieux cités.

Des petits gestes pour être moins dépendant
Tout le monde n’a pas les moyens de dépenser cette somme, alors en cette rentrée, Ti Journal va vous donner plusieurs conseils pour adopter tout au long de l’année la « digital detox attitude ».

Dans un premier temps, voici quelques conseils pour ne plus être autant dépendant (e) de votre Smartphone.

-Désactivez les notifications de la plupart de vos applications (vibration, sonnerie, ou même affichage).

-Ne gardez sur votre écran d’accueil que les icônes des applications prioritaires pour ne pas être trop tenté et modifiez aléatoirement leur place pour sortir du pilote automatique et être bien conscient quand vous les ouvrez.

-Profitez des éventuelles pulsions pour décrocher ou lire un message pour revenir à l’instant présent, avant de décider, en conscience, de le faire ou non.

-Interdisez le Smartphone pendant des périodes ou dans des lieux: votre chambre, à table, avant la fin du petit- déjeuner, lorsque vos enfants rentrent de l’école…

Un peu plus radical, vous pouvez également cacher votre Smartphone. Après l’avoir mis en mode silencieux, posez-le hors de votre vue. C’est tellement simple qu’on n’y pense même pas et pourtant tellement efficace ! Vous n’aurez plus la tentation d’allumer constamment l’écran pour vérifier l’arrivée de nouvelles notifications ou de nouveau messages.

Et l’âge où les femmes sont le plus épanouies est…

Rubrique : SEXÔ

Rangez vos préjugés ! Non, ce n’est pas parce que les femmes ont une vingtaine d’années, les hormones en ébullition, qu’elles prennent forcément leur pied sous la couette !

Une étude allemande réalisée par l’application de contraception « Natural Cycles » révèle que c’est à partir de…(roulements de tambours) de 36 ans que les femmes sont le plus épanouir sexuellement parlant !

2 600 femmes ont partagé leurs expériences de l’orgasme, et ont révélé à quel point elles se sentaient attirantes et appréciaient le sexe. Leurs réponses ont été analysées en fonction de leur âge, ce qui a abouti à la création de 3 catégories : celles qui ont moins de 23 ans, celles qui ont entre 23 et 35 ans, et celles âgées de plus de 36 ans.

Des orgasmes +++ à 36 ans !
Verdict, c’est dans la dernière catégorie que les femmes sont plus confiantes sur leur pouvoir de séduction. 8 femmes sur 10 qui ont déclaré se sentir sexy. S’en suivent les moins de 23 ans, parmi lesquelles 7 femmes sur 10 se disent satisfaites de leur apparence physique, et enfin les 23-35 ans, avec seulement 4 femmes sur 10 qui se trouvent attirantes. Les « doyennes » des sondées se retrouvent à nouveau en tête sur le thème de l’orgasme : 6 sur 10 ont rapporté avoir fréquemment des orgasmes, alors que dans les deux autres groupes, c’est le cas de 5 femmes sur 10.

Voilà de quoi casser toutes les idées reçues !

Notre maison et ses nids à microbes

Rubrique : Santé

Si ces dernières années, on a appris que les claviers d’ordinateur, les téléphones portables ou les écrans dans les avions regorgeaient de bactéries en tout genre, nos maisons sont de véritables nids à microbes. Et celles-ci ne se cachent pas toujours là où on les attend.

La chambre
Le dessus de la couverture ou de la couette reste plutôt propre. Les draps en revanche, c’est une autre affaire. Durant la journée, ils sont recouverts. Ils restent donc dans l’obscurité et la moiteur, un environnement idéal pour la prolifération des bactéries. Et selon les spécialistes, l’objet qui concentre beaucoup de micro-organismes est l’oreiller.

Conseil : laver son oreiller une fois par semaine et éviter de le partager.

La salle de bain
On pense que la cuvette des toilettes est l’endroit le plus sale. Or il y a beaucoup plus de germes sur la petite serviette que l’on utilise pour se sécher les mains après être allé au petit coin.

Conseil : changer la serviette tous les deux jours ou mettre des mouchoirs à disposition.

La cuisine
La poubelle ou encore le frigo contiennent de nombreuses bactéries si ils ne sont pas nettoyés régulièrement. Mais la championne dans la cuisine c’est l’éponge !

Ses caractéristiques poreuses, si elles sont bien pratiques pour absorber l’eau, profitent également aux bactéries. Il faut donc penser à la changer régulièrement. La planche à découper est aussi un bon gros nid à microbes dans la cuisine.

Conseil : utiliser une planche pour la viande, une autre pour les légumes et les laver après chaque utilisation, soit dans le lave-vaisselle, soit avec du désinfectant.

Le salon
Selon plusieurs études, la télécommande concentre beaucoup de bactéries si elle n’est pas nettoyée et désinfectée régulièrement.

Mais de récents travaux tendent à montrer que les coussins sur le canapé sont les pires nids à microbes du salon.

Conseil : laver les coussins de canapé plus souvent, comme les oreillers de la chambre.

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