« La croissance Africaine peut servir d’exemple pour une croissance locale »

Rubrique : Ze Niouz

Voilà plus de deux ans que Rudy Casbi, journaliste Guadeloupéen originaire du Moule, observe de près la croissance des puissances africaines. Il est catégorique. Pourvue qu’elle surpasse ses préjugés, la Guadeloupe a beaucoup à apprendre de pays tels que le Kenya ou l’Éthiopie. Entretien.

Ti Journal : Le moins qu’on puisse dire c’est que tu es un bourlingueur. Maroc, Israël, Sénégal, Paris, Kenya, et bien d’autres. Comment en es-tu venu à devoir faire le tour du monde ?
Rudy Casbi : Comme tu le sais, je suis d’origine Guadeloupéenne, mon père est moulien, la plupart du temps j’ai grandi en Hexagone, mais je connais la Guadeloupe. Très petit, j’ai su que je voulais devenir journaliste parce que c’est le métier qui me permettrait de voyager, de rencontrer des gens et d’écrire. C’était mon idéal de vie et je suis ravi de l’avoir atteint.

T.J. : Aujourd’hui tu es un observateur attentif de l’Afrique.
R.C. : En effet, de par mes contrats avec Afrique Expansion, un média canadien qui parle de l’Afrique et Forbes Afrique, je dois souvent m’y rendre pour observer la croissance économique des puissances africaines.

T.J. : Tu reviens de deux voyages importants, le Kenya et l’Éthiopie. Comment ça s’est passé ?
R.C. : Le Kenya, je suis allé pour faire des reportages sur l’économie. Ce pays affiche une très grosse croissance économique (6,4% en 2017). D’ailleurs, quand on sort de l’aéroport, le premier message, que l’on voit affiché sur un immeuble en construction c’est « Make your business more visible », que l’on peut comprendre comme « Faites que votre business soit plus visible ».

L’Éthiopie a été une belle découverte. J’y ai beaucoup appris et c’est rare que l’on dise ça d’un voyage. Ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’il faut plus que jamais mettre en valeur ces économies. Je suis intimement persuadé que l’Afrique est l’enjeu du 21ème siècle. La capitale Addis Abeba, c’est dix échafaudages d’immeubles en construction tous les 50 mètres. C’est la définition même du boom économique. Imaginez cela en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre ou aux Abymes.

T.J. : Quelles sont les aventures entrepreneuriales qui t’ont frappé dans ces pays ?
R.C. : Il y en a tellement. Quand on est Guadeloupéen, comme moi, on sait que dans nos îles, ces pays ne bénéficient pas de la meilleure image. Disons-le franchement, nous nous pensons plus développés qu’eux. Maintenant, je sais que c’est une idée reçue. Et il est urgent pour nos jeunes entrepreneurs de l’abolir et de regarder de plus près ce qui se passe dans ces pays. Prenons l’exemple de la start-up Blue Moon. Voilà une association de jeunes Ethiopiens cadres qui n’ont certainement jamais bêché de terre de leur vie et d’agriculteurs. Ils ont créé une plateforme de mise en relation directe avec les producteurs dans le but de créer des circuits courts entre eux et les consommateurs. C’est la parfaite liaison du numérique et du secteur primaire qu’est l’agriculture et ça fonctionne très bien. Deuxième succès, Wari, au Sénégal. Une application qui permet de faire des transactions financières sécurisées plus rapidement. Elle a été pensée, conçue et lancée au Sénégal. Quand son concepteur vient en France, il y est en vacances et peut-être fier de son succès.

Et enfin, l’aventure qui pour moi fait plus de sens, d’un homme surnommé l’Ambassadeur Éthiopien. Voilà un homme qui avait le talent de coudre et de retoucher les vêtements, mais qui n’avait pas de machine à coudre. Pour ouvrir sa première échoppe, tous les habitants de son village se sont cotisés pour lui acheter la machine. C’est comme cela qu’il a pu démarrer et aujourd’hui son entreprise brasse des millions de dollars avec création d’emplois pour l’Éthiopie exclusivement. Un exemple type des miracles de l’économie solidaire.

T.J. : Un exemple qui fait sens quand on sait que le problème principal des startupeurs Guadeloupéens est le manque de fonds.
R.C. : Je le répète, des ponts économiques sont possibles entre les Guadeloupéens et les Africains. Pourvu de savoir se regarder dans une glace et d’en finir avec la toute-puissance française. On n’imagine pas le pouvoir de création de l’économie solidaire. Imaginez qu’un entrepreneur local demande 1 euro à sa population pour pouvoir construire sa boîte ? 1 euro pour 100 000 habitants. 1 euro pour de la création d’emploi locale, pour de la création de richesse local. Avec 100 000 euros, il a déjà un capital de départ, sans avoir à compter sur des banques frileuses qui ne lui prêteront jamais rien. En Afrique, ça, ils l’ont compris, et l’appliquent. Les jeunes antillais commencent à le comprendre, et viennent aux Afrobytes à Paris, conférences sur les nouvelles technologies en Afrique mais c’est embryonnaire.

La Guadeloupe affiche un taux de chômage des jeunes inique. Elle subit la fuite quasi complète de ses cerveaux, avec un taux de retour faible et des classes sociales entières sont tenues par la CAF et Pôle Emploi. Le pays a besoin d’une nouvelle forme de développement vivace, a besoin du retour de ses élites, mais pour cela il faut pouvoir tout changer avec la conscience collective. Imaginez que chaque Guadeloupéen, local et de la diaspora, mette deux euros de côté pour et apporte ce financement à la construction du nouvel hôpital ? D’autres pays l’ont fait, c’est ainsi, en partie qu’Israël a financé la construction de son Etat. Au lieu d’attendre de la France des aides toujours sous négociation, créons le service public dont nous avons besoin. C’est une autre manière de penser dont les résultats sont déjà probants en Afrique. La croissance africaine doit nous servir d’inspiration.

 

Vandalisme historique

Rubrique : Non mais, oh !

Il semble que ces grandes vacances offrent à certain un peu trop d’oisiveté.

A tel point qu’ils trouvent judicieux de s’équiper de bombes de peinture rouge pour vandaliser le monument en l’honneur de l’esclavage placé à l’entrée de Sainte-Anne. Ils y ont dessiné deux symboles, dont une croix gammée, éternelle représentation du régime Nazi. L’affaire a été prise très sérieusement par les Saintannais et plus largement les Guadeloupéens à tel point que le maire de la commune, Christian Baptiste a du écrire un communiqué senti, dans lequel il condamne « un acte malveillant », « une insulte aux victimes de l’esclavage » et « à l’intelligence tout simplement ». Le fait que ces actes soient choses communes, n’empêche pas de s’élever en permanence contre leur déroulement, d’autant qu’on ne retrouve que bien rarement les auteurs de telles insultes. Seule consolation, elles restent rares en Guadeloupe et encore plus sur des monuments de mémoire, mais c’est aussi la raison pour laquelle elles devraient être encore plus durement réprimées.

L’AFD conseilleur et payeur

Rubrique : Analyse et décryptage

Rémy Rioux, le directeur général de l’Agence Française de Développement (AFD), a choisi de venir, pour la première fois, en Martinique puis en Guadeloupe, afin de découvrir quelques uns des projets majeurs auxquels l’AFD a contribué à faire aboutir. Car c’est bien le rôle de l’Agence, d’accorder des prêts aux collectivités comme aux entreprises privées pour finaliser des programmes, de préférence associés à l’environnement durable que ce soit dans le secteur du transport, du tourisme, de l’énergie propre, l’éducation et la santé.

Elle a également un rôle de conseiller, d’expert technique et financier et d’accompagnateur. Un partenariat méconnu du grand public mais bien ancré depuis des années aux côtés de ses partenaires publics et privés. Parmi les initiatives soutenues localement par l’Agence, il y a notamment le lancement de nouveaux équipements structurants. Et elle s’intéresse tout particulièrement au programme d’investissement de l’aéroport entre 2017 et 2022, face au nombre croissant de passagers. Et c’est bien légitime car elle a accordé un prêt de 15 millions d’euros pour la réalisation de l’aérogare régional et envisage de lui en proposer un nouveau à hauteur de 65 millions. Le « patron » de l’Agence se rendra aussi sur le territoire du Moule pour appréhender concrètement la manière dont le maire envisage le développement de ses énergies renouvelables, de sa rénovation urbaine et de ses équipements touristiques. Rappelons qu’en 2014, l’Agence a partiellement financé le programme d’investissement de la commune en lui accordant un prêt de 5 millions d’euros. Rémy Rioux ira également à Marie-Galante pour mieux cerner son projet de territoire. Et en toile de fonds, se dessine l’enjeu économique des années à venir de notre archipel.

Au total, en 2016, l’AFD est intervenue sur plus de 600 projets dans le monde dont 149 pour l’outre-mer l’équivalent de 938 millions d’euros pour le secteur public et 656 pour le secteur privé.

En venant en Guadeloupe, Rémy Rioux qui va rencontrer également le préfet au sujet de l’aide à apporter aux collectivités territoriales en difficulté, entend démontrer qu’il croit en ces territoires insulaires, sources d’innovation et d’inspiration et qu’il entend bien les soutenir dans leur développement… profitons-en.

21 sur 32 communes de Guadeloupe sont en déficit de fonctionnement

Rubrique : Gwo kamo

Les comptes des communes ne cessent de se dégrader. Pour preuve, en 2016 sur les 32 que compte l’archipel, les deux tiers étaient en déficit de fonctionnement et seulement 12 d’entre elles disposaient d’une épargne jugée suffisamment confortable pour rembourser la dette et investir. Par cette réalité, nombreuses sont donc les collectivités territoriales qui ne parviennent pas à se lancer dans des programmes d’investissement et à faire émerger des projets durables et de qualité. C’est un problème auquel il faut rapidement trouvé une solution.

Marie-Galante pionnière

Rubrique : Gwo kamo

C’est une réalité : en Guadeloupe, la production d’électricité à partir de l’énergie renouvelable ne dépasse pas les 18%, entre le photovoltaïque, la géothermie et l’éolien.

On peut alors se demander si l’objectif du mix énergétique d’ici 2020 est réalisable.

Marie-Galante va y contribuer c’est une certitude en devenant pionnière grâce à sa toute nouvelle centrale éolienne avec stockage, d’une puissance de 2,5 MW. C’est la première de ce type en France à être raccordée au réseau électrique.

Le Moule ambitionne un redémarrage touristique

Rubrique : Gwo kamo

Depuis 2012, la ville du Moule a lancé son plan d’aménagement et de développement durable dans une dynamique de renouvellement urbain, avec un angle particulier sur la valorisation de son littoral urbain. Un réaménagement qui passe aussi par le projet de construire un hôtel 4* et un centre de thalassothérapie porté par l’homme d’affaires Serge Blanco.

Gosier, bientôt la fin des embouteillages ?

Rubrique : Gwo kamo

C’est acté, La Riviera du Levant annonce des travaux d’aménagement de la RN4 au niveau de la Riviera du Gosier. Pour réduire les embouteillages entre le pont de Poucet et Grande Ravine le projet d’aménagement consiste à ajouter une 3ème voie centrale, dite voie pendulaire. Deux voies seront ouvertes le matin, dans le sens Ste Anne-Pointe à Pitre et le soir deux voies ouvertes dans le sens Pointe à Pitre-Ste Anne. Ajoutez à cela 2 giratoires. Cette option a été choisie pour conserver le tissu urbain existant et tenir compte du budget. En effet, il faudra compter un peu plus de 6M€ (contre 3M€/le km d’aménagement pour une 2×2 voies). Le chantier débutera à partir du mois d’octobre 2017.

Clareth Fanhan, un homme d’engagement

Rubrique : Grands Bâtisseurs

Clareth Fanhan est né en 1921, aux Abymes, de parents agriculteurs. Il rêvait de devenir instituteur. Le décès de son père, alors qu’il est encore très jeune, met fin à ses ambitions. Et il devient apprenti à l’âge de 17 ans, plus par circonstance que par choix ; suivant les traces de son frère, alors contremaître dans une menuiserie. Puis progressivement, il découvre ce métier et se met à l’aimer. Il fréquente des hommes de l’art comme l’architecte Ali Tur qui lui apprennent beaucoup et il a soif de comprendre.

Finalement, par des voies détournées, il accède à son rêve, celui d’enseigner. En 1947, il devient maître de travaux pratiques au collège Bébian et le restera pendant plus de 20 ans en cherchant toujours, par des méthodes variées, à intéresser les élèves. Il souhaite être un bon pédagogue avec ses apprentis aussi. Il va en former une cinquantaine tout au long de sa carrière, avec une base de connaissances très large pour en faire des ouvriers polyvalents.

Pendant la guerre, les commandes sont rares et les matériaux encore plus, mais les familles elles continuent à se meubler. C’est ainsi que Clareth est passe du statut de menuisier à celui d’ébéniste, deux métiers très complémentaires. Il va même se spécialiser dans la réalisation de mobilier scolaire, à une époque où il fallait l’importer.

En 1948, il va créé son entreprise, au coeur du chef lieu, et il y restera 20 ans, avant d’en ouvrir une seconde, quelques kilomètres plus loin. Un atelier plus moderne qu’il confie à ses deux fils pour assurer la relève.

Satisfait du travail accompli, Clareth Fanhan va prendre sa retraite en 1987, à 66 ans. Il se consacre ensuite aux autres. Il est vrai qu’il aura aussi accordé une large part de sa vie aux associations et à la politique. D’ailleurs dès le début des années 70, il va, avec d’autres compagnons, créer le syndicat interprofessionnel des artisans, l’ancêtre de la Chambres de Métiers et de l’Artisanat. Un syndicat qui s’est beaucoup mobilisé pour que les artisans puissent bénéficier d’une retraite.

Car c’est bien cet esprit « Social » qui anime depuis toujours l’homme aux doigts d’argent : partager son savoir et ses idées. C’est donc tout naturellement qu’il est devenu un des piliers du parti communiste guadeloupéen après avoir activement participé à sa création. Il ne réussira pas toutefois à devenir maire de Basse-Terre mais occupera le poste d’adjoint, aux côtés de Jérôme Cléry, en 1971. Une fois encore, il se bat pour créer des crèches, des écoles et des OMCS. Il estimait qu’un peuple doit avoir une âme et une culture. D’ailleurs, durant de nombreuses années, il fut le président du Cercle Gerty Archimede, une association qu’il a fondé avec quelques amis, donnant naissance à son musée.

Décoré de l’ordre de Chevalier de la Légion d’Honneur en 1983 pour sa contribution au développement et à la promotion de l’artisanat guadeloupéen, il a été élevé quelques années plus tard au grade d’Officier de la Légion d’Honneur pour les mêmes motifs, sur proposition du 1er ministre d’alors, Lionel Jospin. Cet artisan engagé nous a quitté en 2015, à l’âge de 94 ans.

Votre écran cassé de Smartphone vaut de l’or !

Rubrique : Incroyable

Comment être écolo et gagner de l’argent ? C’est tout simple revendez votre écran cassé de Smartphone.

Vous venez de casser l’écran de votre Smartphone. Il est tout fendillé, ou encore inutilisable. Avant de vous rendre chez le réparateur, ou d’en racheter un nouveau, sachez que vous pouvez revendre cet écran cassé à des intermédiaires comme RecycleMonLCD, lapommediscount ou encore PayLCD. Le prix de rachat va jusqu’à 50 euros pour un écran d’iPhone 7, par exemple. Des sommes à récupérer certes pas astronomiques, mais qui réduisent d’autant la facture de réparation de votre Smartphone. Et surtout, ces écrans cassés, une fois réparés, créent un marché de seconde main d’écrans d’une qualité supérieure à tout ce qui existait jusque-là. Et oui, Apple ou Samsung ne commercialisent aucune pièce détachée. Donc si vous faites réparer votre Smartphone ailleurs que dans les Apple Store ou boutiques Samsung, le nouvel écran qu’on vous installe est une copie chinoise, moins chère que l’écran recyclé, mais de piètre qualité. Du coup, votre nouvel écran fonctionne moins bien que l’original. Et surtout, votre Smartphone réparé avec des pièces non homologuées par son fabricant rend caduque son éventuelle garantie.

 

Indes : La mousson fait des ravages

Rubrique : Dans le reste du monde

Les pluies diluviennes de la mousson ont fait au moins 48 morts dans l’ouest de l’Inde rien que depuis le début de la semaine.

Les inondations provoquées par la mousson ont fait dans l’état le plus à l’ouest du pays au moins 120 morts, et entraîné l’évacuation de plus de 36 000 personnes vers des endroits sécurisés, alors qu’hélicoptères et bateaux tentaient d’atteindre les populations isolées.

Les corps de 17 membres d’une même famille ont été retrouvés lors du reflux des eaux qui ont inondé leur village dans l’État du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde. « Il semble qu’ils se sont noyés. Les corps ont été retrouvés enterrés dans la boue », a déclaré un inspecteur de police, A. B. Parmar, précisant qu’ils faisaient tous partie de la même famille.

Rappelons que la mousson ou la saison des pluies en Indes, dure de juin à septembre. La saison est marquée par les pluies du sud-ouest qui tombent à partir de la fin mai ou du début juin. Les pluies de mousson commencent à s’interrompre au nord de l’Inde au début d’Octobre.

Venezuela : Maduro crie au complot contre lui

Rubrique : Dans le reste du monde

Le président vénézuélien affirme que la CIA prépare un complot contre lui. Il accuse Washington de préparer un complot contre lui, avec la complicité des gouvernements mexicain et colombien.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a exigé lundi des gouvernements américain, mexicain et colombien des explications concernant leur implication supposée dans un complot que la CIA prépare selon lui pour le renverser. « Je demande au président (Donald) Trump de clarifier les mots insolents, interventionnistes du directeur de la CIA, qui pense être le gouvernement mondial », a déclaré Nicolas Maduro lors d’une cérémonie militaire.

Le Venezuela entame une semaine décisive, l’opposition multipliant les initiatives pour tenter de bloquer l’élection prévue le 30 juillet de l’assemblée constituante voulue par le président Maduro. « Dimanche prochain, qu’il pleuve, qu’il tonne ou que la foudre tombe, la Constituante avance par la volonté du peuple », a lancé le président socialiste, qui accuse les Etats-Unis de financer les manifestations contre son gouvernement.

Incendies : Sud de la France en catastrophe écologique

Rubrique : Dans le reste du monde

Plus de 10 000 personnes évacuées dans le Var, de nouveaux départs de feu dans le département voisin : les incendies qui ont détruit plus de 5000 hectares dans le sud-est de la France et en Corse, continuent leur chemin dévastateur.

L’un des plus beaux tronçons du littoral azuréen parti en fumée. Les nombreux sapeurs-pompiers intervenant depuis le début de la semaine pour éteindre les feux ravageant le Var et la Corse mettent la priorité sur les zones habitées.

Pourquoi ça brûle autant ?

-La sécheresse est l’une des principales causes. La région est toujours dans une intense période de sécheresse.

-Le mistral est violent, avec des rafales pouvant atteindre 90 km/h.

-La faute au Loup. Cette année, la forêt n’a pas été entretenue. Les troupeaux ne peuvent plus aller en forêt et faire le débroussaillement.

– Le recul de l’agriculture et progression des forêts. L’agriculture recule, la forêt s’étend naturellement et les terres s’embroussaillent.

Est-ce exceptionnel ?

2003, l’année noire reste dans toutes les mémoires. Cette année-là, plus de 73 000 hectares sont partis en fumée et 200 bâtiments ont été touchés.

Pour l’heure, difficile d’évaluer le montant des dégâts, dans cette région dépendante de son attractivité touristique. Mais le pire est à craindre en termes de conséquences sur la faune locale.

Brèves

Rubrique : breves

Affaire Sex-tape de Valbuena
Benzema peut souffler un peu. Le contrôle judiciaire de l’attaquant, mis en examen dans l’affaire du chantage à la sex-tape contre Mathieu Valbuena, a été intégralement levé lundi par le juge d’instruction. Il n’y a donc plus qu’à attendre la mise hors de cause totale pour que Benzema soit lavé de tout dans cette affaire.

Donald Trump interdit aux personnes transgenres de servir dans l’armée
Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé ce mercredi sur Twitter que les personnes transgenres ne pourraient bientôt plus servir dans l’armée américaine. Il estime que les transgenres représentent des « coûts médicaux énormes » pour l’armée.
Environ 6000 personnes transgenres servent actuellement dans l’armée américaine. Donald Trump a indiqué avoir pris cette décision « après consultation de (ses) généraux et des experts militaires ».

L’emploi intérimaire en hausse
L’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur avancé de la situation générale de l’emploi, a continué de croître à un rythme soutenu en juin. Selon le barème mensuel Prism’emploi publié mercredi, le travail intérimaire est en hausse de 8,0% au premier semestre en France.

Vérifiez en quelques minutes si vous êtes éligible à l’allocation de rentrée scolaire

Rubrique : Le saviez-vous ?

Très attendue par de nombreuses familles chaque année, l’allocation de rentrée scolaire sera versée à partir de la mi-août. Cette année, son montant est de :

-364,09 euros pour un enfant de 6 à 10 ans

-384,17 euros pour un enfant âgé de 11 à 14 ans

-397,49 euros pour un enfant âgé de 15 à 18 ans

Versée sous conditions de ressources par la CAF, il n’y a aucune démarche à faire, sauf si votre enfant a entre 16 et 18 ans, vous devez d’abord déclarer en ligne que votre enfant est scolarisé. Pour toucher l’allocation, les ressources de l’année 2015 du foyer ne doivent pas dépasser 24 404 € pour un enfant à charge, 30 036 € pour deux enfants, et 35 668 € pour trois enfants. Pour plus de trois enfants, le plafond s’obtient en rajoutant 5 632 € par enfant supplémentaire.

Néanmoins, si vous avez un doute, vous pouvez faire une simulation sur le site de la caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Il suffit de saisir le nombre d’enfants que vous avez à charge, leurs dates de naissance respectives et le montant des revenus annuels de votre ménage. Si vous pouvez bénéficier de la prime, vous obtiendrez dans le même temps une estimation du montant de l’allocation à laquelle vous aurez droit.

Les parents d’enfants en apprentissage sont également concernés, à condition que leur enfant ne gagne pas plus de 885,81 euros net par mois. A noter que les parents d’enfants instruits à domicile par la famille ne peuvent recevoir l’ARS.

Optez pour la « green attitude » avec TRIAKAZ

Rubrique : Socius

Vous vous en êtes sûrement aperçu. Dans cette rubrique, Ti Journal aime bien mettre en avant ces guadeloupéennes et ces guadeloupéens qui ont des idées et qui les concrétisent. Après le créateur de l’appli Carter (voir ti journal num 110), nous vous présentons TRIAKAZ, par le biais de sa fondatrice, Claudy Lombion.

Son agence de communication s’est spécialisée dans le développement durable et en 2016, elle décide de proposer à la population guadeloupéenne des outils qui permettent de mieux trier avec TRIAKAZ!

Ti Journal : Expliquez-nous en quelques phrases votre concept ?
Claudy Lombion : TRIAKAZ se définit comme une start-up de l’économie verte qui propose à ses clients un véritable écosystème :

-Une plate-forme de vente en ligne (www.triakaz.com ) où l’on peut trouver un large choix de produits promotionnels 100% éco-conçus : recyclés, recyclables, biologiques, équitables ou issus de l’artisanat de différents territoires, notamment de la biodiversité guadeloupéenne ;

-Un éco-store, point de vente physique éco-conçu avec un mobilier tout en carton, véritable showroom des produits de la marque.

Ti Journal : Vos produits se trouvent en ligne mais aussi dans une boutique physique. Pourquoi avoir fait ce deuxième choix ?
C.L. : Malgré l’ère du tout numérique, 72% des Français préférèrent acheter en magasin plutôt que sur une e-boutique (Sondage IPSOS – Avril 2013). En participant récemment à plusieurs foires et animations dans de grands centres commerciaux de l’île, j’ai constaté que la population guadeloupéenne ne fait pas exception à ce constat. Il faut beaucoup de pédagogie pour expliquer des démarches innovantes comme celle de TRIAKAZ. L’acte d’achat passe surtout par le contact physique avec les produits.

C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé de poursuivre ma démarche en créant le premier éco-store de Guadeloupe : LA BOUTIQUE DU TRI.

Ti Journal : Vous êtes l’une des premières entreprises guadeloupéennes à avoir bénéficier du prêt croissance TPE. Sans ce coup de pouce financier, la plateforme Triakaz aurait-elle pu autant se développer ?
C.L. : C’est un honneur pour moi d’être parmi les deux premiers récipiendaires de ce prêt !

C’est aussi une lourde responsabilité car nous avons désormais valeur d’exemplarité.

Créer une plate-forme et un concept innovant représente un certain coût. Depuis maintenant deux ans, j’ai décidé d’investir mes fonds propres pour faire la preuve de concept et mettre en ligne une première version de la plateforme depuis le mois de décembre 2016.

Ce prêt me permettra d’accélérer le développement de la plate-forme et d’aller plus loin en finalisant un certain nombre de nouvelles fonctionnalités pour améliorer et personnaliser le processus d’achat pour les internautes et les mobinautes (clients smartphones et tablettes).

Ti Journal : Selon vous, pourquoi est-ce important d’adopter la « green attitude » ?
C.L. : Selon l’Observatoire des Déchets de la Guadeloupe (Chiffres 2015), seulement 31% des déchets collectés en Guadeloupe partent en filière de valorisation.

Mon objectif est de faire prendre conscience à la population guadeloupéenne qu’il faut préserver ce territoire pour les générations futures mais surtout, de permettre aux générations contemporaines de valoriser durablement les bio-ressources que constituent les déchets.

Adopter la « green attitude », plus qu’un effet de mode, est une nécessité vitale pour des territoires insulaires comme les nôtres.

Ti Journal : Quelles sont les nouveautés que nous réservent Triakaz dans les prochains mois ?
C.L. : La première sera le lancement de l’application mobile au mois de septembre/octobre. Cette application permettra de rendre le processus d’achat du client plus ludique et plus fluide. Grâce aux notifications « push », il pourra bientôt recevoir des messages personnalisés lui permettant de préparer son panier d’achats sur la boutique en ligne avant sa visite en magasin.

La seconde sera le développement d’une nouvelle gamme issue de la valorisation de la biodiversité locale. Mais là, je ménage encore l’effet de surprise…

Plusieurs façons de retrouver TRIAKAZ :

-Eco Store « LA BOUTIQUE DU TRI » : lundi au vendredi : 9h-12h et 14h-16h

Adresse : 7, Immeuble MAHOGANY – Voie Verte – ZI de Jarry – 97122 BAIE-MAHAULT

Email : contact@triakaz.com – Tél. 05 90 94 56 12 –  Fax : 05 90 69 28 17

-le site : www.triakaz.com

-les réseaux sociaux : TRIAKAZ sur Facebook, Twitter, Instagram.

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