Faut-il euthanasier l’hôpital ?

Dans la rubrique Paroles de Virjil

Rouvrira-t-il ? Rouvrira-t-il pas ? Comme autour du chevet d’un grand brûlé, préfet, direction, agents hospitaliers et médecins ont des diagnostics contradictoires sur l’avenir immédiat du CHU…. Et les politiques de santé publique bégaient.

Un Centre Hospitalier Universitaire, le seul du pays, dont le processus vital est fortement engagé, ce n’est pas une mince affaire. Ce ne sont pas tant les dégâts causés par le feu qui inquiètent. Ils sont probablement réparables. C’est l’état général de santé du brûlé et les principes de précaution non respectés bien avant le sinistre et par conséquent les chances d’une bonne convalescence et d’une vraie guérison.

Depuis bien longtemps avant, le personnel avait donné l’alerte. Les syndicats disent que les autorités hospitalières restaient sourdes. Les décideurs, plus concentrées sur une gestion financière vouée à faire des économies de bout de ficelles, choisissaient déjà de jouer à la roulette russe. Tout en jouant la montre sur l’ouverture d’un CHU flambant neuf, présenté comme une Terre Promise pour les malades et les soignants. Cela aurait pu durer longtemps: passer chaque jour entre les gouttes de pluie sans être mouillé, en soignant vaille que vaille, sans scandale majeur qui fasse la Une des journaux.

Le sort en a voulu autrement, dans les circonstances que l’on sait. Une carte sanitaire bouleversée de force. Pourtant, au-delà de l’affolement, on a pu se demander si à autre chose malheur n’était pas bon; si, de fait, la nécessité d’une répartition des soins sur l’ensemble du territoire ne préfigurait pas l’option d’une politique de santé de proximité.

C’était peut-être l’occasion de tout revoir, sous le feu de la malheureuse expérience. Écouter enfin ceux qui travaillent tous les jours dans le CHU depuis des années, qui voient passer un flot ininterrompu de malades en tremblent pour la sécurité de tous. Ce n’est pas un péché d’exprimer cela par la voie syndicale lorsque le dialogue entre l’ensemble de la communauté hospitalière devient difficile.

Une autre raison de ne pas blâmer une contrariété : solidarité admirable de tous les professionnels de la santé et de la sécurité lors de l’incendie. La priorité fut de sauver des vies. Rien d’autre n’avait d’importance. Ce comportement, animé par une même éthique augurait de jours meilleurs en matière de dialogue. Mais voilà….

Rouvrira-t-il ? Rouvrira-y-Il pas ? Les questions touchant au long terme semblent achopper sur des petits intérêts immédiats, au-delà de la nécessité sanitaire. Excès d’imprudence de la part de la direction du CHU partisan d’une réouverture partielle? Excès de prudence ou hypocrisie d’une administration préfectorale qui mettrait en garde juste pour protéger ses arrières ? En tout cas, les questions posées par les syndicats relèvent du pur bon sens : si les causes profondes du sinistre subsistent, qu’est-ce qui garantit qu’elles ne reproduisent pas les mêmes effets, et peut-être en pire ? « Pourquoi les clapets de désenfumage, les extracteurs de fumée, les portes coupe-feu n’ont-ils pas fonctionné ? » Ce qui a obligé les autorités à faire évacuer tout l’hôpital. On ne voit pas pourquoi, en l’absence de réponses précises, une réouverture totale ou partielle serait envisagée sans risque. D’autant plus qu’une visite technique de la Sous-Commission Départementale pour la Sécurité (SCDS) à la tour Nord et aux 7ème et 9ème étages de la tour Sud a révélé de graves carences sur le plan de la sécurité incendie.

Il semble que ces constats sont la répétition des mêmes, bien avant l’incendie, et qui n’ont pas empêché le CHU de fonctionner comme si de rien n’était.

On pourrait s’interroger en ces termes : puisque l’acharnement thérapeutique pour sauver le CHU semble coûter trop cher, ce que personne n’ose avouer, faut-il alors euthanasier cet hôpital ? Cette question émane évidemment d’un profane, mais elle n’est certainement pas stupide. Autre répartition des lieux de soins, des malades et du personnel. Difficilement possible, mais possible tout de même, à la dimension de l’archipel guadeloupéen.

Droit de réponse

Dans la rubrique Ze Niouz

Au regard des nombreuses contre-vérités et approximations contenues dans l’article paru dans le Ti-Journal du 7 décembre 2017 titré « Josette Borel-Lincertin cumule les mandats », je ne peux que solliciter l’exercice de mon droit de réponse.

D’abord parce que cet article entretient allègrement la confusion entre mandat électif et fonctions de représentation. Or, je n’exerce qu’un seul et unique mandat : celui de conseillère départementale des Abymes qui m’a conduit, en 2015, à être élue présidente du Département.

Sont ensuite mentionnées plusieurs fonctions de représentation qui mélangent – tout aussi allègrement – une présidence que je n’ai jamais exercée – la SAGIPAR –, une que j’ai exercée par le passé – le CTIG – et celles que j’exerce aujourd’hui, qui sont toutes liées à mon mandat de présidente du Conseil départemental comme le SDIS, l’Office de l’Eau, le CHU ou la Maison de l’enfance. A l’exception de ces deux derniers cas, parce qu’ils constituent des priorités de mon action, j’ai choisi de déléguer les autres présidences à d’autres élus du Département, précisément dans le souci de ne pas « accumuler » plus de fonctions que je ne puis en exercer.

Puis, cet article affirme avec assurance que j’ai laissé entendre lors d’une réunion avec des parlementaires que le Département briguait la présidence d’une « structure unique de l’eau ». Outre le fait – au demeurant fort regrettable à mes yeux – que la création de cette structure unique de l’eau soit très hypothétique, je n’ai aucunement assisté à cette réunion à laquelle le Département n’était d’ailleurs pas convié. Je ne peux donc y avoir exprimé les intentions qui me sont prêtées.

Enfin, s’agissant des « quelques défraiements » évoqués avec une certaine perfidie en conclusion, une enquête sérieuse auprès de sources fiables aurait permis de rappeler qu’aucune des fonctions de représentation que j’exerce n’est assortie de la moindre indemnité supplémentaire.
Josette BOREL-LINCERTIN

Curieux cette réaction très spontanée et plutôt vive de la présidente du Département. Lorsqu’il y a seulement quelques numéros (le N°115 précisément), nous relations son parcours, à travers un portrait d’elle, en faisant allusion à ses diverses activités depuis son départ de l’éducation nationale, nous n’avions eu alors aucun retour de sa part.

La succession de postes que nous avons évoqués dans le N° 123, n’est pas à interpréter forcément comme une critique. Mais c’est ainsi que la présidente l’a ressentie, de toute évidence. Par ailleurs, restons objectifs et de bonne foi : point besoin de jouer sur la sémantique pour affirmer, qu’il s’agisse de mandat électif ou de fonction de représentation, que la notion de cumuls s’avère bien réelle, dans ce cas d’espèce. Ensuite à chacun d’estimer si cela relève d’un défaut ou d’une qualité. Rappelons simplement qu’à propos de cette énumération entre mandats et fonctions électives, le journaliste a pris soin de préciser dans son article : « qu’elle a gardé ou pas » pour ne pas installer une quelconque ambiguïté.

Alors, effectivement, la présidente a raison de rappeler qu’elle a choisi de déléguer certaines présidences à d’autres élus, comme elle, en son temps, était devenue membre et présidente du CTIG par la volonté du président de Région de l’époque, Victorin Lurel.
La rédaction

Un nouveau prélèvement forfaitaire

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

Dans le premier budget de son quinquennat, tout juste voté lors du conseil des ministres de mercredi, le gouvernement a décidé de remettre à plat la taxation des revenus du capital en créant un taux forfaitaire de 30%. Ce nouveau prélèvement forfaitaire unique (PFU) se décompose en un impôt sur le revenu (IR) de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % au lieu de 15,5%.

Selon ce projet de loi de finances pour 2018, la plupart des revenus de capitaux mobiliers (intérêts, revenus distribués et assimilés) perçus à compter de 2018 devraient être soumis à ce prélèvement forfaitaire unique (PFU). Le gouvernement a aussi choisi d’imposer au PFU, dès la première année, les intérêts des produits d’épargne logement (PEL et CEL), avec là aussi la possibilité d’opter pour le barème de l’impôt sur le revenu si ce régime est plus favorable. Les détenteurs d’au moins 150 000 euros d’assurance vie (300 000 euros pour un couple), sur un ou plusieurs contrats, seront également concernés par ce prélèvement. Les produits des contrats d’assurance vie correspondant à des versements effectués à partir du 27 septembre 2017 seront ainsi imposés au forfait de 30 %. En revanche les économies placées sur des livrets règlementés tel que le livret A ; LEP, LDD et livret jeune, restent défiscalisées. Avec cette nouvelle donne, l’option pour le PFU devrait s’avérer plus favorable que l’impôt sur le revenu pour la grande majorité des contribuables. En effet, les revenus des placements, comme les dividendes ou intérêts, sont actuellement soumis au barème d’imposition progressif qui varie de 0 à 45 %, selon le revenu des ménages. De toute façon le contribuable aura toujours le droit de choisir. Comme l’avait annoncé Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, début septembre, le PFU sera optionnel :  » les contribuables pourront toujours choisir l’imposition au barème, si c’est plus avantageux pour eux ».

 

Et pourquoi pas une femme présidente de la CMAR

Dans la rubrique Analyse et décryptage

Ils seront finalement 4 candidats à présenter une liste pour tenter de décrocher la présidence de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Région. D’autres se seraient bien mis sur les rangs à commencer par Judes Griffard, mais car il y a un « mais », chaque liste doit présenter au moins 35 candidats avec au minimum 4 candidats par secteur d’activité… pas si simple.

Et au final on retrouve presque les mêmes, à commencer par Franck Lasserre, ex-président pour quelques mois. Car en janvier 2017, les élections furent annulées pour irrégularité dans le déroulement du scrutin.

Donc pour ces prochaines élections prévues en janvier 2018, on retrouve sur les rangs les deux candidats malheureux de la dernière fois Simon Vainqueur et Patrick Chouan, chacun tête de liste comme Franck Lasserre qui avait pourtant laissé entendre qu’il ne serait probablement pas en 1ère position…et bien si.

La seule nouveauté, car heureusement il y en a une, c’est l’arrivée d’une 4ème liste, celle de Marie-Dominique Takour. Qui est elle ? Elle fut, lors du 1er mandat de Joël Lobeau, secrétaire du bureau, puis vice-présidente lors du second mandat. Cet artisan dans les métiers de la bouche a inspiré le préfet en ces périodes de trouble puisqu’il l’a choisi pour assurer la présidence de la commission temporaire, tout au long de cette année. Et de toute évidence elle a su faire naviguer le navire qui a poursuivi ses activités notamment de formation et d’accompagnement, dans le calme et la sérénité.

Ne dit-on pas que celui qui est déjà dans la place à une longueur d’avance sur ses adversaires. A suivre.

« Mon grand père était un écologiste avant l’heure »

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Jocelyn Sapotille est né en 1962, au Lamentin. Sa maman va élever seule ses trois fils dans des conditions de vie très modeste. Il fallait donc se débrouiller pour améliorer le quotidien.

Aussi dès l’âge de 14 ans, Jocelyn s’est vu confier un petit lopin de terre sur lequel il a cultivé concombres et christophines et confiait à sa grande mère paternelle, le soin d’aller les vendre au marché de Pointe-à-Pitre. C’est ainsi qu’il a pu acheter sa première guitare puis son vélo. Car c’est un guitariste de talent mais aussi percussionniste et parfois même chanteur. Il s’est produit sur de nombreuses scènes. Mais c’est en autodidacte qu’il apprend avec son cousin et monte un groupe avec Thierry Benoit. Au lycée, il occupe les fonctions de président de la Union nationale des étudiants et élèves de la Guadeloupe (UNEG) et le restera de nombreuses années. Après son bac, il intègre la fac de droit à Fouillole. Il décroche sa maitrise et opte pour l’éducation nationale, bien plus par contrainte que par vocation. Mais il doit gagner sa vie correctement après avoir enchainé les petits boulots comme vendeurs d’encyclopédie ou surveillant pour se payer ses études. Après quelques mois, c’est confirmé il n’a pas la vocation. Il passe le concours de la poste et part travailler à Paris. La bas, il poursuit ses études en candidat libre, décroche un diplôme en gestion du personnel et ressource humaine, et immédiatement, la direction des ressources humaines de la poste Guadeloupe fait appel à ses services. On est en 1993. Toujours passionné, il lance en parallèle, une société de production de disques et de vidéos et produit des artistes guadeloupéens, jusque dans les années 2000.

Et s’il a toujours appartenu au monde associatif notamment celui de la Petite Reine, il ne s’est intéressé que bien plus tard au monde politique. D’abord premier adjoint de José Toribio, il donnera sa démission trois ans plus tard et se présentera contre lui aux élections suivantes pour le battre. Il veut redonner des couleurs au Lamentin et entend bien poursuivre sa tâche après 2020. L’homme qui aura marqué sa vie c’est sans aucun doute son grand père paternel. Un homme dit-il rempli de sagesse, pas d’une grande éducation, mais doté d’une grande culture orale. « C’est le 1er écologiste que j’ai rencontré à une époque où personne n’en parlait ». Et aujourd’hui le maire du Lamentin qui est aussi depuis 2014, président de la communauté d’agglomération du nord Basse-Terre est très attaché aux questions environnementales. Maintenant on sait pourquoi.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Le coup de gueule d’André Attalah
Suite à la réunion sur l’eau provoquée par la présidente de la CASBT, « je n’ai pas voulu jouer à l’hypocrite, je ne me suis donc pas excusé parce que j’avais décidé de ne pas aller à cette réunion. Je considère qu’il s’agit d’une vaste mascarade et je pèse mes mots (…) Je rappelle, à toutes fins utiles, que la majorité du conseil régional, dont je faisais partie, à l’époque de Victorin Lurel, avait déjà proposé de réunir l’ensemble les décideurs : conseil régional, conseil départemental, office de l’eau, Etat, dans le but de créer une structure unique de l’eau. Lucette Michaux Chevry a fait partie de ceux qui ont refusé de siéger à cette commission et aujourd’hui, elle nous demande un rassemblement (…) Et surtout je lui reproche de vouloir régler le problème de l’eau en Guadeloupe, alors que celui de Basse-Terre n’est pas résolue. Son compte administratif a été mis en minorité tout simplement parce que le taux d’exécution du budget annexe « Assainissement » n’a été que de 25% ! Quand on sait l’importance du problème de l’assainissement à Basse-Terre… on peut s’interroger sur le choix du calendrier.

Appel à la Solidarité contre le chlordécone
Philippe Verdol est le président de l’association EnVie-Santé, mais il est aussi maître de Conférences en Economie à l’Université des Antilles et membre de la section Guadeloupe de la Ligue des Droits de l’Homme. L’association s’est faite connaitre il y a quelques années en faisant aboutir l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides agricole outre-mer. Aujourd’hui elle poursuit son combat sur l’impact du chlordécone et des pesticides en général, sur notre santé. Elle s’appuie notamment sur les conclusions de Luc Multigner chercheur à l’Inserm de Rennes et au CHU de Pointe-à-Pitre. Lequel a révélé que le chlordécone est le toxique le plus répandu dans les cours d’eau aux Antilles et dans le sang des Antillais : environ 90 % des Guadeloupéens sont contaminés. Aussi l’association a décidé d’aller devant les tribunaux une nouvelle fois et fait appel à la générosité de tous pour payer les honoraires d’avocats.

Belle idée… mais c’est tout
Le Conseil régional et l’Association des Ecrivains de la Caraïbe ont eu une démarche très intéressante en souhaitant faire découvrir au plus grand nombre (toujours les mêmes) le panel impressionnant de nos maisons d’édition sur un si petit territoire. C’est bien la preuve du dynamisme de la littérature guadeloupéenne. Jusque là tout va bien. La présentation a eu lieu au Mémorial Acte sous l’appellation poétique de « Écho de lecture Et Intimité de la dédicace ». Ce qui fut réellement intime en vérité, c’est la longueur des interventions. Au lieu de séduire le public avec une idée originale de présentation, ils se sont contentés de lire une succession d’extraits d’ouvrages… à n’en plus finir. A refaire donc mais autrement.

Saint-Martin : mauvaises nouvelles pour les aménageurs et les politiques locaux
Il fallait s’y attendre. Après le passage des deux ouragans et la note salée des indemnisations, l’Etat français a décidé de « reprendre l’île en main ». Il y aura bien une préfecture de plein exercice et un renforcement du nombre de fonctionnaires à Saint-Martin. Le fonds d’aide à la reconstruction ne sera pas global. Le gouvernement ne souhaite pas remplir une tirelire dans laquelle viendront puiser les politiques et les aménageurs locaux, comme le dit non sans humour mon confrère Ronan Ponnet. Le gouvernement va faire passer la reconstruction par la mise en place de normes conditionnant les projets. Et c’est bien la loi française qui sera applicable en matière d’urbanisme. Les projets seront étudiés un à un et devront répondre à des normes environnementales et notamment anti-cyclonique. Finalement Saint-Martin pourrait devenir le premier territoire véritablement européen

Du sang de dinosaure retrouvé dans une tique !!!

Dans la rubrique Incroyable

Une équipe de chercheurs espagnols et britanniques a trouvé en Birmanie quatre tiques parfaitement conservées dans de l’ambre (résultant des sécrétions de végétaux fossilisés), vieille de 99 millions d’années.  

Parmi ces quatre parasites surgis du passé, l’un, de la famille des « Tiques terribles de Dracula », était « gorgé de sang », un autre avait une patte « empêtrée » dans une plume, appartenant immanquablement à un dinosaure puisque les oiseaux n’existaient pas encore. Cette dernière, représentante d’une espèce éteinte, mesurait un millimètre et avait huit pattes mais pas d’œil. De quelques micromètres à deux millimètres de long, l’acarien se fixe sur la peau de sa proie pour se nourrir de son sang propageant une grande variété de maladies. « Alors que les oiseaux sont les uniques descendants des dinosaures théropodes à avoir survécu à l’extinction de masse de la fin du Crétacé il y a 66 millions d’années, les tiques ne se sont pas juste accrochées à la vie, elles se sont développées », disent les chercheurs.

La découverte peut faire penser au film Jurassic Park dans lequel des chercheurs découvrent de l’ADN de dinosaure dans un moustique fossilisé dans de l’ambre. Mais cela ne sera pas encore pour cette fois : «Toutes les tentatives pour extraire l’ADN des échantillons d’ambre se sont révélées infructueuses», précise dans un communiqué le musée d’histoire naturelle de l’université d’Oxford.

Réchauffement climatique : «On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas» !

Dans la rubrique Dans le reste du monde

C’est un cri d’alarme, lancé par Emmanuel Macron, lors du sommet «One Planet Summit» à Paris devant des dizaines de dirigeants mondiaux. Mais comment faire réveiller les consciences ?!!

«On est en train de perdre la bataille» contre le réchauffement et le changement climatique, a averti mardi dernier le président Emmanuel Macron. «On ne va pas assez vite et c’est ça le drame», a lancé le chef de l’Etat. «On doit tous bouger car on aura tous à rendre compte», a-t-il lancé à son auditoire.

«Notre maison brûle et nous regardons ailleurs»
Ces propos font écho à l’avertissement qu’avait lancé le président Jacques Chirac en septembre 2002, lors d’un sommet de la Terre, à Johannesbourg: «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs».

Dans une courte allocution, le président français lançait la deuxième partie du One Planet Summit, consacrée aux interventions des dirigeants présents et à des annonces de nouveaux projets et financements pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le chef de l’Etat devant les représentants de 127 Etats, des institutions internationales comme l’ONU et de personnalités du privé, insiste en concluant par ces mots : «On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas» !

Les Républicains : Wauquiez a présenté le nouvel organigramme

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Le nouveau président des Républicains a dévoilé mercredi après-midi une liste paritaire et rajeunie de 15 personnalités.

Quelques jours après son élection à la tête des Républicains, Laurent Wauquiez a présenté le nouvel organigramme du parti. « Nous voulons tirer les leçons. Place au renouvellement. La droite de tourne vers l’avenir », a déclaré l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur. Renouvèlement, vous avez dit ?

Après son élection à la tête des Républicains dimanche 10 décembre, Laurent Wauquiez avait promis de faire émerger de « nouveaux visages ». Une promesse qui ne s’applique visiblement pas au porte-parole du parti de droite, où Lydia Guirous a été nommée après avoir été écartée par Sarkozy. Rappelons que son éviction à l’époque en avait soulagé plus d’un. « Ce n’est pas une déception, c’est un soulagement, une libération », grinçait un cadre auprès du Parisien, alors qu’un autre assénait: « On lui a donné sa chance, elle ne l’a pas saisie. Et j’ai envie de dire: bon débarras ».

La nouvelle équipe, composée de 15 personnalités issues du « gaullisme, du centrisme, de libéraux, mais aussi de la droite sociale », respecte la parité et est âgée de 43 ans en moyenne. Elle réunit « des gens qui ont envie de construire ensemble », a expliqué Laurent Wauquiez.

Oms : Plus de la moitié des terriens n’a pas accès aux soins basiques !

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Plus de la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé élémentaires et de nombreuses populations se retrouvent dans une situation d’extrême précarité à cause du coût trop élevé des soins, rapporte mercredi l’Organisation mondiale de la santé.

Environ 800 millions de personnes à travers le monde ont dépensé au minimum 10% des revenus du foyer pour payer des soins médicaux pour elles-mêmes ou pour un enfant malade, et 100 millions d’entre elles se retrouvent en conséquence avec moins de 1,90 dollar (1,61 euro) par jour pour vivre, dit l’OMS. La population mondiale n’a pas accès aux services de santé élémentaires et de nombreuses populations se retrouvent dans une situation d’extrême précarité à cause du coût trop élevé des soins, rapporte mercredi l’Organisation mondiale de la santé

L’agence des Nations unies estime, dans un rapport rédigé conjointement avec la Banque mondiale, qu’il est inacceptable que plus de la moitié de la population mondiale ne puisse pas bénéficier des soins médicaux les plus basiques.

Le rapport relève toutefois des évolutions positives : le nombre de personnes ayant accès à la vaccination, aux traitements contre le sida ou à la contraception a augmenté depuis le début du XXIe siècle.

Brèves

Dans la rubrique En bref

Bill Gates a interdit le Smartphone à ses enfants jusqu’à leurs 14 ans
Le fondateur de Microsoft a éloigné ses enfants des téléphones portables jusqu’à leur adolescence.

Selon une enquête, Trump passe entre 4 et 8 heures par jour devant la télévision
D’après une enquête du New York Times, Donald Trump regarderait entre 4 et 8 heures par jour la télévision, notamment les chaînes d’information en continu. Le président américain dément ces informations.

Le réaménagement de l’aéroport de Nantes sur la table
Le Premier ministre Edouard Philippe a reçu mercredi le rapport des experts sur le projet controversé d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui ouvre selon lui la voie à deux options: sa construction ou le réaménagement complet de l’aéroport existant de Nantes atlantique.

La police néerlandaise « licencie » des aigles dressés pour capturer des drones
Les aigles, dressés par la police néerlandaise pour attraper les drones en vol, sont trop désobéissants et coûteux.

PHIL ET ZÒFI

Dans la rubrique Phil et Zophi

PHIL : J’ai lu que le CHU va rouvrir. Quel soulagement !

ZÒFI : Moi, je ne suis pas du tout rassuré.

PHIL : ça ne m’étonne pas… C’est la position de tes amis syndicalistes.

ZÒFI : C’est la position de ceux qui bossent là-dedans.

PHIL : Et le directeur, il ne bosse pas là ?

ZÒFI : S’il te plaît, pas de dispute inutile. Le problème est grave.

PHIL : Je conçois que cette réouverture n’arrange pas tout le monde.

ZÒFI : Arrête avec tes couillonnades !

PHIL : Je te jure… Par exemple mon vieux cousin Aristote… Tu te rappelles de lui ?

ZÒFI : Bien sûr, comment oublier cet emmerdeur de première ?

PHIL : Eh bien, il était hospitalisé au CHU, mais pas assez malade. Donc, hospitalisation à domicile.

ZÒFI : I a kaz a’y !? I ni chans.

PHIL : Il a droit à une petite infirmière tous les jours.

ZÒFI : Eh bien, que demande le peuple ?

PHIL : Le problème c’est que, dès qu’il la voit, il se sent mieux et chaque fois qu’elle s’en va, il se sent au plus mal.

ZÒFI : La pauvre !

PHIL : Je dirais plutôt « le pauvre »… Parce qu’il a peur qu’avec la réouverture ça s’arrête.

ZÒFI : Pas obligé…

PHIL : En tout cas, rien que de penser qu’il ne verra plus la petite, il est déjà à l’article de la mort.

ZÒFI : Krrraaa kra… Tu as réussi à me faire rire, mon vieux. Ça, ça s’arrose.

Embrassez qui vous voudrez

Dans la rubrique SEXÔ

Le baiser est un geste tendre, une preuve d’amour, un premier pas. Sa signification n’est pourtant pas la même en fonction de l’endroit. Baiser osé, baiser volé, attention donc où vous le déposez…

– Sur le front : “J’espère que nous sommes ensemble pour toujours”

– Sur le nez : la trahison

– Sur les cheveux : la tendresse

– Sur le menton : la moquerie

– Sur les lèvres : le grand amour

– Dans le cou : la passion

– Sur l’épaule : “Je te veux”

– Sur le pied : la soumission

– Sur la main : le respect ou l’adoration

– Sur l’oreille : le jeu

– Sur la tête : “Tu es tout pour moi”

Certains gestes peuvent également être interprétés par votre partenaire : s’il vous presse par la taille ou vous chatouille la paume de la main, cela peut signifier qu’il vous désire. S’il vous fait du coude, vous presse les doigts ou vous regarde droit dans les yeux, il vous réclame un baiser. Et enfin, s’il vous passe la main sur le front ou place sa tête sur votre épaule, c’est la preuve de l’immense amour qu’il vous porte. A vous de juger…!

Dengvaxia, le vaccin anti-dengue suspendu

Dans la rubrique Santé

Ce devait être la solution idéale pour lutter contre la dengue. Finalement le groupe français Sanofi a fait marche arrière sur le Dengvaxia, premier vaccin contre la dengue autorisé au monde. Le géant pharmaceutique vient en effet d’annoncer que ce nouveau vaccin pourrait aggraver la maladie dans certains cas, notamment sur les personnes n’ayant jamais contracté le virus.

Les analyses ont montré que sur le long terme, davantage de cas de maladie grave pourraient survenir après la vaccination en cas d’infection à la dengue. Elles confirment toutefois les avantages du Dengvaxia sur les personnes ayant eu une infection antérieure. Sanofi déconseille donc fortement de l’utiliser si aucune infection n’est connue.

Les Philippines, qui avaient lancées depuis 2016 une large campagne de vaccination, viennent de la suspendre. Le Dengvaxia a pourtant déjà été administré à plus de 700 000 personnes dont des milliers d’enfants. A ce jour, le gouvernement philippin n’a reçu aucun signalement de problème lié à ce vaccin. Il attend désormais les résultats d’un groupe d’experts et de l’OMS pour reprendre – ou pas – sa campagne. Quoi qu’il en soit, les autorités réaffirment l’importance de la vaccination dans le cadre de la prévention et de lutte contre la dengue. En 2016, un millier de Philippins sont décédés du virus sur un total de 210 000 cas selon les statistiques officielles.

L’info en +
La dengue, potentiellement mortelle

La dengue est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques. C’est le virus le plus répandu dans le monde. Elle peut provoquer une forte fièvre avec des maux de tête, des éruptions cutanées et des douleurs derrière les yeux, dans les articulations et les muscles. N’hésitez-pas à consulter !

Bravo le pomelo !

Dans la rubrique Astuces

Pomelo ou pamplemousse, ce fruit découvert en Jamaïque a des vertus médicinales importantes. Attention toutefois aux idées reçues : le pomelo ne fait pas maigrir ! De plus, il est pauvre en fibre, ce qui n’en fait ni un bon coupe-faim ni un bon remède contre la constipation.

On se concentre donc sur ce qu’il apporte de bon :

– Il réduit le cholestérol : la consommation de deux pamplemousses par jour aurait la propriété de diminuer les taux de cholestérol et de triglycérides sanguins.

– Il possède des propriétés anti-inflammatoires et un fort pouvoir anti-oxydant grâce à ces flavonoïdes.

– Il est antiglycémique toujours grâce aux flavonoïdes présents dans le fruit.

– Il est bon pour la peau : comme le citron ou l’orange, le pomelo est excellent pour nettoyer les pores en profondeur. Quelques gouttes vous aideront à retrouver un teint éclatant.

– Il réduit les risques de cancer : avec la présence de flavonoïdes, de limonades, de vitamines C et de caroténoïdes; la consommation de pomelos a des effets bénéfiques dans la prévention des cas de cancers de la bouche, du pharynx, de l’œsophage et de l’estomac.

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