Un projet ne doit pas en tuer un autre

Dans la rubrique Analyse et décryptage

Dans le nord Grande-Terre, la communauté d’agglomération, soutenue par l’Europe qui apporte environ 60% du financement, veut mettre en place une usine centrale de transformation pour fournir en repas, les trois cuisines centrales de la zone : Moule, Morne à l’Eau et Petit Canal.

Ce projet serait entièrement financé sur des fonds publics. L’usine fournira des repas complets à partir de produits locaux issus de la terre mais aussi des élevages et de la pêche, de l’entrée au dessert, en passant par le plat de résistance. Naturellement le volet agro transformation est majeur dans cette initiative. Il n’est pas imaginable de livrer de l’igname ou de la cristophine bruts. Les légumes seront épluchés, coupés, préparés, assaisonnés…

Mais pour trouver des candidats à ce séduisant projet il faudra rassurer les fournisseurs qui savent par expérience que les délais de règlement des collectivités et tout particulièrement des cuisines centrales sont extrêmement longs, six mois en moyenne. Un agriculteur qui accepterait de fournir l’essentiel de sa production à cette « usine » centrale devrait avoir la garantie d’être payé dans des délais raisonnables.

L’autre question qui s’annonce fondamentale c’est celle de la concurrence directe des producteurs des îles voisines. Comment faire pour approvisionner les 60 000 repas nécessaires aux cantines avec notre seule production locale : Impossible !
Dans le nord Grande-Terre, à Saint-François, existe depuis une dizaine d’années une entreprise dont la spécialité est l’agro transformation des produits maraichers. Les produits sont distribués principalement en grande surface sous l’appellation Croq Saveur. L’unité de transformation ne produit malheureusement qu’à 30% de ses capacités, notamment car elle ne trouve pas toujours la matière 1ère qu’elle recherche, ni les points de vente. Par le passé, il lui est arrivé de se rapprocher des cuisines centrales mais les contraintes et les délais de règlement, ne lui ont pas permis de continuer. Aujourd’hui, le propriétaire de Croq Saveur, également président de la coopérative SICAFEL, s’inquiète de savoir où cette nouvelle usine centrale va trouver sa matière première. Probablement en dehors de nos frontières pour compléter ses commandes et surtout acheter à moindre coût, pour assurer sa rentabilité, du moins pour être en équilibre. Une manière d’ouvrir nos portes encore un peu plus sur la concurrence caribéenne qui n’a pas du tout les mêmes contraintes en matière de production et notamment d’utilisation de pesticides que nos agriculteurs, membres de l’union européenne.

Syracuse

Suppression de la taxe d’habitation

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

En octobre dernier, les députés ont voté la suppression de la taxe d’habitation, avec 65 voix pour contre 14 contres, d’ici 2020. La disparition de ce prélèvement est programmée progressivement et doit bénéficier aux classes moyennes.

Qui va en profiter ?

-un célibataire gagnant moins de 30 000 euros par an (revenu réel)

-un couple sans enfants gagnant moins de 48 000 euros par an

-un couple avec 1 enfant gagnant moins de 54000 euros par an

-un couple avec 2 enfants gagnant moins de 60 000 euros par an

-un couple avec 3 enfants gagnant moins de 66 000 euros par an

-Pour les couples retraités gagnant moins de 36 000 euros par an.

Cette réforme se fera sur trois ans. Pour les 80% de français concernés le montant diminuera de 30% en 2018 puis de 65 % en 2019 pour disparaître complètement en 2020. Cette suppression représente un manque à gagner pour le gouvernement de dix milliards d’euros. Et aujourd’hui qui paye la taxe d’habitation ? Ce sont à la fois les locataires et les propriétaires d’un bien. Les ménages les plus modestes bénéficient déjà d’exonération, ce qui représente en moyenne 2 habitants sur 10. Avec cette nouvelle réforme ce sont 8 habitants sur 10 qui ne payeront plus cette taxe.

Le taux de cette taxe est décidé par les communes et les collectivités locales, ce qui explique que d’une commune à l’autre, les taux soient aussi différents. Si la commune est riche et dotée d’industries, la taxation sera plus modérée que dans une commune à faible PIB par habitant. La recette de cette taxe permet de financer les services publics comme les écoles. Elle est calculée pour chacun selon la valeur du bien et la situation du contribuable. Evidemment, les élus locaux, habitués des promesses non tenues de l’État, savent bien que la compensation choisie ne comblera qu’en partie le manque à gagner. Et par ailleurs, c’est une façon de mettre les collectivités sous la tutelle de l’Etat. La confédération Générale du Logement a prouvé que la Guadeloupe et la Martinique sont caractérisées par une taxe d’habitation et une taxe foncière élevées par rapport aux autres départements français. Une étude lancée en 2012 a révélé que la taxe d’habitation moyenne, en Guadeloupe, est de 21 % et de 20,5% à la Réunion. Quant à la Martinique et à la Guyane, le taux est respectivement de 16.5% et 17.5 %. En comparaison, il est de 3% à Paris et 10% en Ariège. Localement, le taux le plus élevé de cette taxe est à Sainte-Anne avec 25.59 % et au Gosier avec 23.38 % puis Saint-François avec un taux de 20.58 %. Les taux de la taxe d’habitation les plus faibles sont à Le Moule avec 11.94%, Baie-Mahault avec 9.82% et Petit-Canal 5.78% (source Proxit)

La recette du Nutella a été (légèrement) modifiée

Dans la rubrique Le saviez-vous ?

Quelle honte ! Sacrilège ! #nutellagate…Voici ce qu’on a pu lire ces derniers jours sur les réseaux sociaux après les révélations d’une association allemande de consommateurs.

Au début du mois, celle-ci remarque que la pâte à tartiner semble plus claire. En regardant l’étiquette de plus près, la part de lait en poudre écrémé a augmenté !

Cette évolution pourrait s’expliquer par la volonté de l’entreprise italienne de réduire les coûts de production, en faisant baisser la dose de cacao contenu dans la pâte.

Le groupe Ferrero s’explique
Des révélations qui font l’effet d’une bombe chez les consommateurs, tant attachés à ce produit. La semaine dernière, l’entreprise s’est justifiée dans un communiqué : « concrètement en France, la quantité de noisettes, cacao, sucre et huile de palme reste inchangée. Les ajustements réalisés sont les suivants: substitution du lactosérum en poudre par une quantité équivalente (2,1g /100g du produit total) de lait écrémé en poudre (passant ainsi de 6,6% à 8,7% du produit total). Cela nous permet d’améliorer encore davantage la qualité globale du lait contenu dans Nutella et d’assurer par ailleurs une meilleure stabilité dans le temps de son goût. Rien d’autre n’a été modifié ».

Ouf, nous voilà rassurés !

Des collèges « hors de prix » pour notre département

Dans la rubrique Ça devait arriver

La présidente du conseil départemental de la Guadeloupe, Josette Borel-Lincertin en association avec les sénateurs Victoire Jasmin et Victorin Lurel, ainsi que la députée Hélène Vainqueur Christophe s’alarment de la décision du Gouvernement de désengager brutalement l’Etat de l’accès au savoir dans les collèges.

En effet, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, devant la commission des finances du Sénat, a proposé la réduction de 194 millions d’euros de la ligne budgétaire consacrée au financement des manuels scolaires dans les collèges, laquelle passerait de 210 millions à 16 millions d’euros. Le ministre renvoie, dès 2018, l’intégralité de cette charge aux départements déjà très lourdement impactés par le financement des allocations de solidarité nationale (RSA, APA, PCH) insuffisamment compensé par l’Etat, démontrant ainsi que le Gouvernement n’entend toujours rien aux difficultés financières des départements maintes fois exposées par leurs élus.

Au moment où, dans une circulaire au Gouvernement publiée mardi dernier, le Premier ministre Edouard Philippe pose les principes de « co-construction », de « responsabilité » et de « confiance » comme cadre de la conférence nationale des territoires, nos élus constatent que cette décision, ni co-construite, ni responsable, est de nature à entamer un peu plus la confiance entre l’Etat et les collectivités locales. Rappelons qu’en Guadeloupe il n’y a pas moins de 53 collèges dont 46 publics, ce qui représente dans l’archipel, un ensemble de 27 634 collégiens. Le cout de dépense de fonctionnement pour le conseil départemental, par élève, en 2013, était de 625 euros et le cout d’investissement, de 799 euros. En effet, jusqu’à ce jour, le conseil départemental  a la charge de la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement.  Il est responsable du recrutement et de la gestion, y compris  la rémunération, des personnels non enseignant (techniciens, ouvriers et de service (TOS) exerçant leurs missions dans les collèges). Le département est responsable de l’organisation et du fonctionnement des transports scolaires, assure la restauration scolaire, mais jusqu’à présent, ne prenait pas en charge le cout des manuels scolaires.

Il n’en reste pas moins que c’est un des budgets majeurs pour la collectivité. En dépenses pour les collèges, en 2013, le département de Guadeloupe a investi 40,3 millions d’euros soit 98 euros par habitant mais avec une baisse de 24% entre 2012 et 2013. Pour la Martinique, le montant des dépenses s’est élevé à 18,6 millions soit 46 euros par habitant, pour la Guyane 20,6 millions soit 89 euros par habitant et pour la Réunion 34,2 millions d’euros soit 41 euros par habitant (source Direction générale des collectivités locales).

En budget d’investissement, toujours selon la même source, pour les collèges, la Guadeloupe a dépensé sur la période 2005/2007 : 52 061 euros, sur la période 2008/2010 : 77 820 euros et sur la période 2011/2013 : 87039 euros. En comparaison, sur les mêmes périodes, le département de la Martinique a dépensé : 79 669 euros puis 48 615 euros et ,33 513 euros. Un budget de fonctionnement sensiblement revu à la baisse, et c’est la tendance pour toute l’outre mer à l’exception de la Guadeloupe

En 2013 en Guadeloupe le département a dépensé 3,3 millions en budget de fonctionnement pour l’enseignement contre 4,3 pour la Martinique, 5,5 pour la Guyane, et 5,2 pour la Réunion soit une moyenne de 5 millions pour l’outre mer. L’Etat pour sa part, finance et organise de sa seule compétence : la formation, l’affectation et la rémunération du personnel enseignant.
Certaines dépenses dites pédagogiques restent a la charge de l’État : matériels informatiques, manuels scolaires, équipements spécialisés en électronique, équipements audiovisuels et des matériels nécessaires à l’enseignement de la technologie. Parti sur sa lancée, le gouvernement a décidé d’annuler de 33 millions d’euros de crédits jusque là octroyé à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) selon notre confrère Les Echos, le 7 novembre dernier. Ce désengagement implique la suppression de 180 postes, tout en augmentant les frais de scolarité. Le gouvernement sacrifie l’influence française à des visées court terme, sous pression des restrictions budgétaires exigées par l’UE.

« Il faut œuvrer pour l’émancipation des consciences »

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Jean-Marie Hubert est né à Port Louis, en 1950, entouré de ses parents, ouvriers agricoles à l’usine de Beauport et de ses 5 frères et sœurs.

Ayant grandi au cœur du chaudron cannier, ce n’est pas un hasard si très tôt, il adhère aux idées nationalistes. De tout temps, il y eu des mouvements forts autour de l’usine et des revendications des ouvriers agricoles comme de planteurs. Cette mobilisation permanente et cette ambiance va bien évidemment orienter ses prises de position. Et ce n’est pas un hasard non plus s’il adhère au conseil populaire pour la libération de la jeunesse Guadeloupéenne, un mouvement patriotique dont il devient adhérent alors qu’il n’a que 16 ans. A cette époque, il est étudiant au lycée agricole. Il poursuivra ses études supérieures à Poitiers, à l’université de sciences économie. Il décroche sa licence et revient au pays.

Son projet est de repartir très vite en coopération, au Kenya. Mais il profite de son passage en Guadeloupe pour tenter quelques concours et c’est le milieu bancaire qui va lui proposer un poste intéressant. Il délaisse alors son projet « d‘ailleurs » au profit de cette offre d’emploi et c’est ainsi qu’il fera toute sa carrière dans le monde de la finance.

A cette époque, la Guadeloupe bouge. Le jeune mouvement UTA/UGTG a vu le jour dans le nord Grande-Terre. Jean-Marie en devient un des militants et prend en charge l’encadrement des ouvriers de la canne. Selon lui, c’est grâce à la présence de se mouvement et à ses prises de position parfois dures, que la grande majorité du foncier guadeloupéen appartient toujours à la Guadeloupe de nos jours.

Puis en 1979, il y eu le plan Paul Dijou, alors secrétaire d’Etat aux DOM-TOM. Lequel voulait réaliser une réforme foncière en excluant le monde paysan, ce qu’il ne réussira pas à faire, face à la résistance locale. C’est aussi l’époque où le père Céleste entame une grève de la faim contre les inégalités sociales. Les ouvriers agricoles sont alors payés au SMAG et non au SMIC. Jean-Marie Hubert est à ses côtés dans ce combat moral et humain. Il se souvient non sans fierté de sa participation active pour l’organisation de la conférence des dernières colonies, en 84, à Anse-Bertrand. Puis on le retrouve pendant les événements de 85 et lors du blocage de Port Louis en 89.

Il était là aussi, lorsque l’UPLG a participé aux élections régionales en 91 et 92 puis aux élections municipales en 95. Jean Barfleur, nationaliste bien connu lui aussi, devient maire de Port Louis, et Jean-Marie Hubert son 1er adjoint. De 2000 à 2008, il devient président de la communauté de commune du nord Grande Terre, puis conseiller départemental en 2004 et depuis 2016, conseiller régional et président de la commission agriculture, pêche et développement rural au sein de cette collectivité. Et s’il y avait une chose majeure à changer en Guadeloupe aujourd’hui pour améliorer la situation se serait de créer une entité unique entre région et département.

Et si ses convictions ne furent jamais ébranlées, certains hommes qui ont croisés sa route, les ont renforcé et notamment deux d’entre eux qui furent Roland Thésauros et Claude Macoute, lequel fut secrétaire général de l’UPLG de 78 à 92 et Roland Thésauros, secrétaire administratif et membre du conseil politique de l’UPLG. Ces deux personnes ont renforcé la vision de Jean-Marie sur ses désirs de nationalisme. Mais la liste n’est pas exhaustive, il y a eu des hommes comme Sony Rupaire et Luc Edinval, des personnes d’influence qui dit-il : « m’ont inspiré et orienté et ont oeuvré pour l’émancipation des consciences du peuple guadeloupéen »

 

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

L’Europe reconnait des dysfonctionnements
Une fois n’est pas coutume, l’Union européenne a décidé de modifier ses règlements en matière de pêche dès 2018. Et ce n’est pas du luxe. En effet, notre pêcherie, comme celle de la Martinique est artisanales et n’a rien à voir avec l’industrie de la pêche d’autres pays européens qui partent des jours en mer pour ramener des tonnes de poissons. Et même s’il s’agit d’aller pêcher au milieu des bancs de poissons pélagiques, l’idée est de partir le matin et de rentrer dans l’après midi. Or les consignes européennes telles qu’elles sont posées aujourd’hui ne correspondent absolument pas à la réalité du marin pêcheur Guadeloupéen. IL a fallu du temps mais le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, a finalement accepter l’idée de revoir le positionnement de l’Europe sur les régions ultra périphériques principalement sur le matériel de pêche, l’équipement et la motorisation.

Les experts guadeloupéens veulent rayonner en Caraïbe
La collectivité régionale a organisé un forum pour les experts architectes, urbanistes, ingénieurs du BTP et a signé une convention avec l’Agence française de coopération technique internationale « Expertise France ». L’idée, puisque nous sommes dans la coopération, est naturellement l’échange de services et de connaissances entre les DFA et les territoires du bassin caribéen. C’est une démarche louable, mais les experts ne s’y leurrent pas. Il est très rare que l’on fasse appelle à eux en dehors des zones nationales. Quid après le séisme d’Haiti pour la reconstruction ou encore après le passage du cyclone sur la Dominique il y a trois ans et d’une manière générale pour toutes les catastrophes. Ni nos entreprises de BTP, ni nos experts ne trouvent grâce à leurs yeux.

Les taxiteurs portent plainte
Les taxiteurs ont porté plainte contre le Grand Port Caraïbe pour complicité d’exercice illégal de la profession de taxi

Philipson Francfort un maire fragilisé
Contre toute attente mais surtout contre l’avis du maire Philipson Francfort, c’est l’ex footballeur de l’Etoile de Morne-à-l’Eau, Guetty Labuthie qui a été élu 1er adjoint, en remplacement de Victoire Jasmin. Laquelle tombe sous le cumul des mandats en devenant sénatrice. Cette élection met surtout en évidence certaines dissensions au sein du conseil municipal. Le candidat du maire quant à lui a été largement battu par Guetty Labuthie proposé par Jean Bardail.

Les États-Unis se liquéfient !

Dans la rubrique Incroyable

Cette semaine un sujet liquéfiant, écolo et économique, apparemment ! D’après nos compatriotes américains la liquéfaction, serait moins chère et plus écolo que la crémation !?

L’expression « se liquéfier » prend tout son sens. La Californie a adopté une loi autorisant la liquéfaction des corps humains après la mort. Comme elle, 14 États américains ont autorisé ce processus chimique. La loi aussi appelée « aquamation » devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2020, révèle le New York Times. Cette loi permet de dissoudre dans un « bain chimique » le corps des défunts. Le processus chimique est l’hydrolyse alcaline. Le corps humain est déjà composé majoritairement d’eau. Pour le reste, un bain chimique dissout les protéines, le sang et la graisse et laisse un liquide couleur café, de l’os en poudre et les implants métalliques, comme les plombages dentaires. Le corps est chauffé pendant plusieurs heures à 180 °C pour une pression d’environ 10 bars. Les restes qui n’ont pu être dissous, fragments d’os ou autre, sont réduits en cendres grâce au même procédé que celui des crématoriums. L’hydrolyse alcaline existe déjà pour le traitement des os et des déchets animaux ».

Vous avez dit écolo ?? Les avantages environnementaux de l’hydrolyse alcaline seraient considérables. Son empreinte carbone est d’environ un dixième de celle causée par les corps en feu. La liquéfaction utilise aussi moins d’énergie qu’un crématorium standard et elle ne dégage aucune fumée ! Ce que l’oublie de dire c’est que les machines de liquéfaction ont un coût élevé (jusqu’à 500 000 dollars) et il existe peu de fabricants.

Libye : De véritables enchères aux esclaves

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), des réfugiés originaires d’Afrique subsaharienne sont publiquement vendus aux enchères sur des marchés aux esclaves en Libye.

Le personnel de l’OIM a révélé que des centaines de jeunes africains sont vendus en public dans ce qui sont pour eux de véritables marchés aux esclaves. Pour Mohammed Abdiker, le directeur des opérations et des urgences de l’agence intergouvernementale « La situation est grave». L’OIM basé au Niger a affirmé que des hommes sont ramassés en route et emmenés sur des places ou parkings, où un trafic d’esclaves se produit. « Il y a des gens du coin qui achètent des migrants sub-sahariens. Vous allez au marché, et vous pouvez payer entre 200 et 500 dollars pour avoir un migrant et l’utiliser pour vos travaux. »

Pour le quotidien d’information britannique The Guardian, ces ventes aux enchères de migrants s’ajoutent aux violences sexuelles, à l’esclavage moderne et autres actes barbares commis en Libye. Ce pays d’Afrique du Nord sert de point de sortie majeur pour les migrants africains souhaitant se rendre en Europe, a littéralement sombré dans le chaos suite à l’intervention de l’OTAN visant à renverser le président autoritaire panafricaniste Kadhafi en 2011, laissant les migrants sans papier, sans argent et à la merci de la négrophobie nord-africaine.

Ce crime contre l’humanité se déroule en ce moment même ! Actuellement, en 2017, la République islamique de Mauritanie tolère toujours l’esclavage ainsi que les violences racistes, qui ont également lieu au Maroc, en Algérie ou en Tunisie.

Zimbabwe : Le putsch contre Mugabe

Dans la rubrique Dans le reste du monde

L’armée a pris position dans la nuit de mardi à mercredi, dans les rues de la capitale du Zimbabwe Harare lors d’une opération destinée, selon elle, à éliminer des « criminels » de l’entourage du président Robert Mugabe, qui règne d’une main de fer sur le pays depuis 1980.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a affirmé mercredi matin au téléphone à son homologue sud-africain Jacob Zuma qu’il était détenu par l’armée, qui a pris le contrôle de la capitale de son pays, ont rapporté les autorités sud-africaines. « Le président Zuma s’est entretenu plus tôt aujourd’hui avec le président Robert Mugabe qui lui a dit qu’il était détenu à son domicile mais a ajouté qu’il allait bien », selon un communiqué de la présidence sud-africaine.

Le ministère français des Affaires étrangères a aussi rappelé mercredi « au respect des aspirations légitimes du peuple zimbabwéen », où une partie de l’armée, qui dément toute tentative de coup d’Etat, a pris le contrôle de la capitale, Harare.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe, 93 ans, au pouvoir depuis 37 ans, a été assigné à résidence. Il est le plus vieux chef d’Etat en exercice de la planète. Depuis son indépendance, en 1980, le Zimbabwe n’a connu qu’un seul dirigeant : Robert Mugabe. Sachez qu’il avait prévu de se présenter à la présidentielle de 2018, assurant qu’il comptait régner jusqu’à ses 100 ans !!

France : les agents des collectivités, les rois de l’absentéisme !

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Le taux d’absentéisme des agents des collectivités territoriales a poursuivi sa hausse l’an passé en France pour atteindre 9,5%, 0,2 point de plus qu’en 2015, selon une étude publiée mercredi par Sofaxis, courtier en assurance du service public local.

Le nombre de jours d’absence a augmenté de 25% depuis 2007! De quoi alimenter le débat en cours, dans un contexte où la diminution des ressources financières des collectivités les oblige à prendre à bras le corps ce problème complexe.

La maladie ordinaire représente le premier facteur d’absence des agents des collectivités territoriales, pour raison de santé : elle représente 46% du taux d’absentéisme, plus de huit absences sur dix et les trois quarts des agents absents. La hausse du taux d’absentéisme intervient dans un contexte de vieillissement continu des effectifs de la fonction publique territoriale – dont l’âge moyen était de 46,7 ans en 2015, soit 2,5 années de plus qu’en 2005 -, en liaison notamment avec la réforme des retraites de 2010.

Et le secteur privé ?
Les salariés français sont absents plus de deux semaines par an. Bête noire des entreprises, l’absentéisme est resté stable en France en 2016 dans le privé. Les salariés se sont absentés en moyenne 16,8 jours par an pour des arrêts maladie ou des accidents du travail et des maladies professionnelles. Selon le baromètre Ayming, les différents secteurs connaissent de grands écarts. L’industrie et le BTP sont moins touchés que les services.

Brèves

Dans la rubrique Non classé

La France organisera la Coupe du monde de rugby en 2023
La France a été désignée mercredi par la Fédération internationale de rugby pour organiser la Coupe du monde 2023, au détriment de l’Afrique du Sud et de l’Irlande.

La production d’opium à un niveau record en Afghanistan, selon l’Onu
La production d’opium a quasiment doublé cette année en Afghanistan par rapport à l’an dernier, atteignant ainsi un niveau record en raison du développement rapide des zones de culture du pavot, ont annoncé mercredi les Nations unies.

Trump « mérite la mort » pour avoir insulté Kim Jong-Un, d’après la presse nord-coréenne
Les médias nord-coréens sont montés au créneau mercredi contre Donald Trump qui avait insulté le dirigeant Kim Jong-Un, jugeant qu’il méritait la peine de mort et l’accusant de lâcheté pour avoir renoncé à se rendre à la frontière intercoréenne.

Découverte d’une nouvelle planète susceptible d’héberger de la vie
Selon les chercheurs, Ross 128b est susceptible d’héberger des signes de vie: elle a une masse similaire à celle de la Terre (1.35 plus massive) et « sa température de surface pourrait également être proche de celle de la Terre », donc peut-être compatible avec la présence d’eau à l’état liquide indispensable à la vie telle qu’on la connaît.

LES VIEUX … LE SEUL AVENIR DE LA GUADELOUPE ?

Dans la rubrique Paroles de Virjil

L’avenir prend de l’âge. Les projections démographiques l’annoncent depuis bien longtemps déjà. À l’horizon 2040, la population guadeloupéenne aura ralenti sa croissance: très peu de nouveau-nés, beaucoup de départs de jeunes et 40% de la tranche d’âge de 75 ans et plus, lié à deux phénomènes: la longévité et le retour massif de retraités ayant rêvé toute leur vie de faire du pays de leur naissance et de leur enfance le pays de leur vieux jours.

C’est une information objective, un diagnostic implacable, qui sonne comme une condamnation à mort ou une désespérance à perpète. Il y aurait de quoi secouer n’importe quelle communauté, la réveiller de son sommeil consumériste et la contraindre à regarder son avenir en face…Son avenir, et peut-être aussi son passé. Ça ferait un peu réfléchir.

Pourquoi, de nos jours, la normalité de chaque couple est de n’avoir en moyenne que deux enfants pour finir par les accompagner dès la fin de leur adolescence, tous ou presque, à l’aéroport pour le grand saut transatlantique, sans espoir de retour ?

Ce n’est pas le fait du hasard… « Mais, voyons, y’a rien en Guadeloupe. Pas de quoi s’en sortir par le haut ». On se le dit et le répète. Fatalité économique censée expliquer l’hémorragie de nos forces vives. Sur un nombre déjà plus restreint de jeunes, la part résiduelle, celle qui ne peut (ou ne veut) s’en aller, on n’a même pas prévu d’en faire des citoyens à part entière. Ils sont maltraités par l’opinion. Qu’ils tentent de gagner honnêtement leur vie, qu’ils se contentent de contrats précaires ou de jobs payés au lance-pierres ou d’expédients illicites et mortifères… Quand on parle autour d’eux de la Jeunesse, c’est comme d’un fléau, d’un produit inflammable ou toxique, en tout cas un problème, jamais une solution d’avenir.

Car il est Impossible pour une Guadeloupe auto-proclamée « Terre des Champions » de cloner à l’infini des super judokas, escrimeurs ou footballeurs. Et puis ce serait des gloires éphémères, contrairement à ces innombrables métiers dont elle aurait forcément besoin si elle osait se considérer comme un Pays à part entière, qui veut vivre et exister dans le monde, à partir de ses propres atouts.

Si l’on poussait encore les portes volontairement fermées de notre passé démographique, on se souviendrait du BUMIDOM. Pas moyen de l’éviter. Le souvenir d’une politique d’émigration massive de la jeunesse et la dénatalité qui l’a accompagnée. Il s’agissait pour les gouvernements des années 60, selon la formule d’un certain Général Némo de « vider le bocal »ou grouillait une jeunesse trop nombreuse et trop exigeante de justice sociale.

À cette époque, la démographie a d’abord obéi à l’injonction politique qui, plus tard, a muté en injonction culturelle s’incrustant dans les mentalités et les modes de vie. Les familles trop nombreuses devenaient la marque d’un pays qui faisait trop « Tiers-Monde » et pas assez France moderne.

Pourtant, ces familles populaires d’avant, avec une ribambelle d’enfants, jamais solitaires, n’étaient pas le fait de la pauvreté et de l’ignorance. C’était aussi instinct de survie d’une société rescapée d’un crime prolongé contre l’humanité. L’ex esclave, voulut éperdument se prolonger à travers une nombreuse descendance, faire société humaine vaille que vaille. Une jeunesse nombreuse, née sous le signe de la Liberté, ne faisait peur à personne, malgré des conditions de travail et de vie très dures. On ne comptait pas vraiment ses sous avant de procréer. On avait conscience qu’un meilleur avenir devait beaucoup au dynamisme et à l’esprit de lutte de la Jeunesse. Elle ne faisait pas peur au peuple, mais, en tout cas, au pouvoir.

Aujourd’hui, la démographie sert toujours la politique. Une politique de résignation. Comme s’il valait mieux que la Guadeloupe s’entende stagner et vieillir qu’espérer se régénérer. Elle vieillit, c’est un fait. Est-ce bien, est-ce mal ? Si c’est mal, la logique voudrait que soit mise en œuvre une politique nataliste et de retour au Pays. Préparer sur le long terme les conditions économiques, éducatives et culturelles de la renaissance. Au lieu de cela, on va aménager le territoire en vaste EHPAD et faire de la gérontologie un métier d’avenir.

PHIL ET ZÒFI

Dans la rubrique Phil et Zophi

PHIL: Hé, monkonpè ! Pourquoi cette tête d’enterrement ?

ZÒFI : Enterrement… C’est bien le mot

PHIL : Dis-moi qui est mort ! Je connais ?

ZÒFI : Tu n’as pas écouté la radio ?

PHIL : Non, pas les avis d’obsèques. J’avoue que plus ça va plus j’évite… Ça me casse le moral.

ZÒFI : Je te parle des infos.

PHIL : C’est kif-kif… ça aime parler des morts

ZÒFI : Paraît que dans 20 ans, les vieux comme nous, seront la moitié du pays.

PHIL : Oui…Mais l’autre moitié ?

ZÒFI : Ében, une bonne moitié du reste ce sera les futurs vieux de quarante ans à la montée, et juste quelques exemplaires de ce qu’on appelle encore La Jeunesse.

PHIL: Tu veux que je te dise ! Y’a de l’exagération dans tout ça…Les journalistes, tu sais…

ZÒFI : Et pourquoi, d’après toi ?

PHIL: Pour nous désespérer…C’est évident.

ZÒFI : À ton âge… Quels sont tes projets ?

PHIL (riant) : Ében… À part crever… C’est commencer ce que je n’ai pas encore fait…

ZÒFI : Et c’est quoi ?

PHIL : Aller voir mes petits-enfants…

ZÒFI : Et ils sont où ?

PHIL : Une partie en France, l’autre au Canada

ZÒFI : Tout comme les miens… Tu vois, on s’est compris.

PHIL : Y’a pas de mal à garder le pays en leur absence… En attendant

ZÒFI : Vaste programme ! C’est vrai que ça aide à vivre

PHIL : ça permet au moins d’améliorer le système de santé, d’adapter l’habitat pour le confort des aînés, etc… ça réfléchit, en haut lieu !

ZÒFI : En gros, de préparer notre départ dans l’au-delà sans trop de casse, sans envisager le retour des jeunes.

PHIL : Normal. C’est qui, qui vote ? C’est nous, pas eux.

Vive les chauves

Dans la rubrique SEXÔ

Messieurs, vous qu’y n’avez pas un poil sur le caillou, ne désespérez pas ! Selon des chercheurs de l’université de Pennsylvanie aux Etats-Unis, c’est en tout cas l’atout séduction number one.

Ils sont les meilleurs au lit ?! C’est une théorie scientifique largement réputée, les hommes au crâne rasé ont un taux supérieur de testostérone. Et comme vous le savez sans doute, il s’agit de l’hormone sexuelle masculine. En d’autres termes, si vous en avez marre de la routine avec vos ex et leurs mèches, et que vous attendez avec impatience de grimper aux rideaux, mettez un chauve dans votre lit. Vous verrez, c’est radical !

Et oui… les chauves sont en tête d’un classement qui leur prête aussi plus de confiance en eux et de domination. Pour la majorité d’un panel mixte d’étudiants, ils seraient insaisissables donc plus attirants et aussi plus forts mentalement. Longtemps vus comme fourbes et méchants sur grand écran (Nosferatu, Docteur Denfer dans Austin Powers, Lex Luthor dans Superman, Voldemor dans Harry Potter..la liste est longue), les chauves reviennent sur le devant de la scène côté sex-appeal ! Un autre psychologue américain, de l’université de Floride cette fois-ci, confirme cette tendance en détaillant dans son étude que les hommes sans cheveux sont jugés “plus intelligents, influents, honnêtes et incarnant une grande maturité sociale”. Soit dit en passant, la calvitie ne se vit pas de la même manière suivant qu’elle a été choisie ou subie. Et puis, attention avant de se jeter sur les tondeuses car la boule à zéro vieillirait de quatre ans en moyenne selon cette même étude…

 

Un psy de l’autre côté de l’écran

Dans la rubrique Santé

Depuis le 6 novembre dernier, le site “Doctoconsult” propose des consultations en visioconférence avec des psychiatres professionnels. Le Ministère de la Santé tente par ce biais de combattre les déserts médicaux et d’offrir au plus grand nombre un accès aux soins.

Pas toujours facile de pousser la porte d’un psy même quand on en a vraiment besoin. Gêne, méconnaissance de cette médecine, handicap, délais d’attente interminable ou tout simplement pas de professionnel près de chez soi. Depuis lundi, on peut avoir une consultation derrière son écran et la télémédecine pourrait bien avoir de beaux jours devant elle.

Un acte médical remboursé par la Sécurité Sociale
Et si depuis quelques années, des forums de consultations fleurissent sur la toile, Doctoconsult a l’avantage d’avoir reçu l’agrément de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) et l’accord de la Sécurité Sociale pour que l’acte soit remboursé.

Des contrôles d’honoraires et de durée de consultation
Pour le moment, 70 médecins – en majorité des psychiatres – sont répertoriés. Quelques nutritionnistes, addictologues ou tabacologues ont également répondu présents. Attention, il n’est pas question de proposer des consultations qui demanderaient un examen clinique, Doctoconsult se veut être une plate-forme sérieuse qui vient en complément d’une consultation en cabinet. D’ailleurs, les médecins sont soumis à des contrôles pour que les honoraires et la durée de téléconsultation soient raisonnables.

Pour accéder au service, il suffit de se connecter (à partir de son PC, tablette ou Smartphone) avec un identifiant et un mot de passe. Une fois le créneau trouvé avec le spécialiste, la visioconférence peut démarrer. Le montant de la consultation est débité à la fin. Ordonnance, arrêt de travail ou feuille de soins peuvent ensuite être envoyés par courrier.

Et si certains peuvent regretter que les relations humaines soient sacrifiées au profit de l’écran, le Ministère de la Santé assure que cette plate-forme offre une réponse essentielle dans les zones qui manquent de psychiatres. Certains hôpitaux comme celui de Rouvray en Seine-Maritime propose déjà ce système à leurs patients depuis plusieurs années et assure avoir un taux de satisfaction de plus de 80%.

 

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