Colonisation : pas touche à l’Histoire !

Rubrique : Ze Niouz

Colonisation. Voilà deux fois que la notion surgit dans cette campagne. On avait eu, en novembre 2016, la vision humaniste de François Fillon qui parlait de partage des cultures. Et puis, d’un coup d’un seul, Macron fait sonner la sentence du « crime contre l’humanité. Et c’est la polémique. Il semble que le sujet reste encore et toujours un bon indicateur sur le côté vers lequel les électeurs doivent pencher. Analyse avec Didier Destouches, maître de conférences à l’université des Antilles.

Ti Journal : Durant son voyage en Algérie, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, reconnaît que « la colonisation est un crime contre l’humanité ». Etait-ce le bon moment pour une telle déclaration ?

Didier Destouches : Il faut situer l’analyse à deux niveaux. Il y a d’abord la dynamique de communication qui était celle du moment, et celle de communication de Macron autour de cet événement. Au moment au Emmanuel Macron prononce ces mots, il est dans le cadre d’une télévision privée algérienne, où il s’exprimait pour aller pacifier les relations entre l’Algérie et la France qui, quoi qu’on en dise, ont toujours été quelque peu tendues. Il y a donc une volonté de sincérité et l’objectif de reconnaître certains faits. Emmanuel Macron n’a pas réfléchi aux raisons qui le feraient déclarer cela. Mais il le dit en sachant quand même qu’il est dans le cadre d’une situation où son message politique était de plus en plus évacué par le fait qu’il n’avait pas de programme consistant à mettre sur la table. Il fallait donc mettre l’accent, par ce voyage, sur sa stature d’homme d’Etat international. Il y a eu ensuite l’effet de son annonce. Il a voulu avoir un impact, c’est clair. Mais il a sous-estimé la réaction et le côté réactionnaire d’une certaine partie de la droite et de la Gauche Française. Résultat, les médias, suivent et il faut improviser une autre technique de communication.

T.J. : Peut-on parler d’un faux pas politique et stratégique ?

D.D. : Pas vraiment car il s’en est plutôt bien sorti. Ce qu’il y a d’intéressant avec Emmanuel Macron c’est l’image qu’il renvoie, ce qu’il est et ce qu’il dit. Il sait qu’il est un novice en politique, même s’il a eu des hautes fonctions d’Etat, il n’est pas encore rodé à une vraie communication politique classique que l’on apprend au sein des partis. Ensuite, il aime dire ce qu’il pense et estime vraiment qu’il peut convaincre les gens en le faisant. Sa communication est restée sur ce registre et a dit assumer ses propos, de même que ses précédentes déclarations sur les bienfaits de la colonisation. Il est revenu à un terme, moins juridique et plus moral en parlant de crime contre l’humain. Et il reconnaît que s’en est un parce que de part et d’autre de l’océan il faut que la France et les anciennes colonies puissent avancer en appelant un chat un chat. D’ailleurs, il a eu raison de le dire car si le droit ne met pas ces notions dans l’effectivité, on peut réfléchir sur les crimes, l’aliénation, l’exploitation qui génèrent une forme de négation de l’humanité. Cette polémique nous montre juste que, malheureusement, en 2017, bon nombre de sujets demeurent tabous.

T.J. : En tout cas pour les DOM, cette polémique est fort intéressante. Peut-on toujours espérer une réconciliation nationale ?

D.D. : Elle montre que nous en sommes encore bien loin. Nous sommes aussi loin d’une réconciliation des mémoires. On se rend compte que la division partisane que l’on observe au niveau politique, est une division idéologique et sociétale. En réalité, la France désormais, se constitue sur des superpositions de convictions et d’adhésions, qui malheureusement, ne sont pas du tout progressistes, mais plutôt rétrogrades.

T.J. : Si cette sortie hérisse le national, peut-elle être, au contraire, un atout électoral de plus pour lui avec les votants des DOM dans le match contre Benoît Hamon ?

D.D. : Je ne pense pas. Une bonne partie des populations d’outre-mer ne sont pas favorables à une bonne partie des propositions de Benoît Hamon, dont le revenu minimum universel. L’outre-mer fera bon écho à ce côté évasif du programme d’Emmanuel Macron et attend surtout de voir qui est l’homme. Une fois qu’on sera sorti de l’euphorie du carnaval et que l’opinion va commencer à s’intéresser à l’homme, l’image que renvoie Macron sera quand même assez plébiscitée en Outre-mer. Sa sortie sur la colonisation, en tout cas, a plu à un certain nombre de personnes pourtant pas macronistes. Donc cette polémique a en effet été positive pour lui de manière générale. Après attendons encore les prochains mois, car l’image des candidats va beaucoup se construire en réaction à l’actualité, plutôt que par rapport à leurs programmes.

WhatsApp : la plaie de la Guadeloupe

Rubrique : Non mais, oh !

Pourtant, les observateurs de la société avaient tout misé sur Facebook. Mais en fait non, il fallait attendre WhatsApp.

L’application de télécommunication mobile est en train de devenir, dans le département, le centre des cauchemars de bon nombre d’acteurs sociaux. Dernier fait en date, la propagation vitesse grand V d’une vidéo montrant, deux jeunes enfants – des garçons – pratiquant des attouchements sexuels. Une vidéo extrêmement compromettante et, d’autant plus nocive que les encadrants de ladite école ont su ce qui se passait, grâce à l’arrivée de la notification annonçant le partage de la vidéo, alors que les deux enfants étaient encore en situation scandaleuse. C’est ainsi qu’ils auraient rapidement pris en charge les deux garçons pour tenter d’éteindre le feu qui s’allumaient déjà autour d’eux…et de leurs familles, dont, au passage, certains membres, ont reçu ladite vidéo. Voilà le quotidien de certains groupes. Des vidéos pornos, des images à caractère sexuel, sado-maso, les photos insoutenables de personnes découpées, les victimes d’accidents de la route, parfois même des vidéos montrant des humains en train de se faire trancher la gorge à coup de sabre. Du partage compulsif, sans jamais, qu’un filtre mental et moral ne viennent freiner les ardeurs de ces utilisateurs indélicats. Alors, oui, on pourrait, comme d’habitude, se retourner vers une jeunesse perdue. FAUX ! Parmi eux, on trouve des adultes, en pleine possession de leurs facultés, qui, sous prétexte de dénoncer, ne font qu’alimenter un incendie, qui sur un aussi petit territoire, peut avoir des conséquences calamiteuses.

Le président de la CCI ni sortant, ni sorti

Rubrique : Analyse et décryptage

Personne ne délogera Henri Nagapin de son fauteuil de président de la CCI, ni aucun de ses élus.

Pour lui et son aéropage de juristes, l’appel déposé auprès de la cour d’appel de Bordeaux rend suspensif l’arrêté du tribunal administratif… Mais pas pour le T.A. de Guadeloupe. Une lecture du droit différente même si la base est commune : en contentieux administratif, l’appel a un caractère non suspensif sauf en matière de contentieux électoral. Et le « clan » Nagapin en apporte la preuve en citant le décret L 713-17 de 2015 qui précise : « le membre d’une CCI dont l’élection est annulée reste en fonction jusqu’à ce qu’il ait été définitivement statué sur la réclamation. » Or cette notion de définitif n’interviendra que lorsque la cour d’appel aura rendu sa décision. Curieusement le T.A. n’a jamais cité cet article. Il est passé à coté de l’existence de cette disposition. « La cour d’appel de Bordeaux ne statut que sur le droit. C’est pourquoi je pense qu’elle va invalider la décision du T.A. … » précise Pierre Egéa, agrégé de droit public, professeur d’université à Toulouse I Capitole. Même confiance du côté de Colette Koury, l’ex présidente de la chambre, qui prend fait et cause pour un appel suspensif et au final pour une décision de non annulation des élections. Dans le cas contraire, s’il devait y avoir de nouvelles élections, alors il est probable que Bruno Blandin monte une liste contre son ex coéquipier. Lequel reste stupéfait des propos peu aimables de celui-ci et de son acharnement à méconnaitre sa légitimité : « dans une élection de CCI, les membres du bureau sont désignés par un vote. Je leur ai proposé des postes ils les ont refusé. Mais si demain Blandin souhaite revenir sur ma liste, nous pouvons en discuter ».

Une autre façon de lire la loi
Et ce jour-là, pour présenter son argumentaire à la presse Henri Nagapin s’est entouré d’une batterie d’hommes de loi, ce qui pourrait laisser penser que le président doute de la partialité de la justice de son pays. « Faux » dit-il mais « je refuse de suivre la décision du Tribunal administratif » et il s’en remet à celle du préfet de région. Lequel est lui-même dans une situation inconfortable puisque le 18 octobre dernier, alors que la présidente de l’époque l’interrogeait sur le statut précis de la Chambre, il écrivait, après avoir saisi les services du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, qu’elle répondait au statut d’une chambre territoriale et de fait que la parité n’était pas obligatoire sur les listes électorales. Statut confirmé par un décret du 7 octobre 2010. « Les CCI de région ont une mission d’encadrement auprès des CCI territoriales, précise Pierre Egéa. Ici c’est une région mono départementale, aucun encadrement n’est nécessaire, cela n’a pas de sens. C’est la raison pour laquelle les CCI de Guadeloupe, de Réunion, de Martinique et de Guyane, sont des CCI territoriales. »

La cour d’appel devrait rendre son jugement dans quelques mois.

Dadou la « foudre »

Rubrique : Grands Bâtisseurs

Pauline et Molia ont défrayé la chronique sportive pendant plusieurs années. Tour à tour ils ont déchiré ou fait battre le coeur de tous les Guadeloupéens. Deux adversaires acharnés, deux champions de la petite reine. Saturnin Molia, dit Dadou est né au Lamentin. Issu d’un milieu modeste, très tôt il se prend de passion pour le vélo et intègre l’USL. C’est d’ailleurs lui qui donnera ses lettres de noblesse à ce club avant que d’autres brillants sportifs ne le rejoignent.

« A partir de 1966, tous les dimanches, raconte le journaliste Jean Chaumereau Lamotte, ancien responsable du service des sports à F.A., c’était Pauline ou MoliaLa Guadeloupe était coupée en deux. Mais ce duel a relancé le cyclisme. Il y avait au moins 100 000 personnes aux arrivées, c’était fantastique. Le football était alors loin derrière ». Deux frères ennemis, deux affamés de la route, deux forçats du vélo. En 1966, Pauline gagne le Tour de la Guadeloupe. En 1967, il récidive encore devant Molia, alors que celui-ci gagne le tour de Martinique. Il lui faudra attendre 1969, pour s’imposer enfin. En 1970, il est 3ème, Pauline est second. Se sera probablement son plus beau combat car pour cette édition de grands noms du cyclisme ont débarqué comme Enzo Mattioda ou Régis Ovion. Ce dernier gagne en profitant du duel auquel se livre Pauline et Molia. Et même si pour la dernière étape, les deux hommes arrivent à la conclusion qu’ils n’ont d’autre choix que de s’allier pour battre le français qui est devant, il est trop tard. Cette même année Régis Ovion devient champion du monde amateur. « A cette époque il y avait du piment, se souvient Saturnin, je préférais que n’importe qui gagne mais pas Pauline ».« Ce duel va durer comme ça jusqu’en 1975, poursuit le journaliste conteur Jean Chomereau Lamotte. En 1972, les premiers coureurs colombiens arrivent. Ils ramassent tout avec Abatuel, Chitiva et Galéano ! En quatre étapes, ils ont éliminé Pauline et Molia. » Les Colombiens ont pris les deux premières places. Valentin Claire a fini troisième. Il avait à peine 20 ans. Aujourd’hui Molia le reconnait : « Pauline était un grand coureur mais moi je disais : je suis le meilleur, je suis le meilleur. Je n’étais pas un sprinter donc je devais gagner seul. Et sincèrement, ce n’était pas facile de me « déposer » et toute la Guadeloupe m’aimait. Vous savez, un homme qui gagne détaché c’est toujours beau. » Et les guadeloupéens ont aimé le voir gagner chacune des courses des fêtes patronales. C’est à cette époque que la route de la Traversée s’est ouverte et les coureurs se sont illustrés pour la première fois dans la montagne. Molia était excellent dans les montées. C’était un bagarreur, ce qui lui a joué parfois de mauvais tours, car il ne savait pas toujours doser son effort. Puis, il abandonne le cyclisme mais déçu par la jeune génération, il décide de revenir pour dit-il « donner une leçon de courage aux jeunes ». Un come back en demi teinte qui le décide à se retirer définitivement.

Aujourd’hui, c’est dans la musique qu’il s’exprime, un autre de ses talents. Dadou entame une nouvelle carrière. Multi-instrumentiste, son premier opus est sorti en 2016, alors que trois ans plus tôt il sortait son premier roman.

Le réalisateur Gilles Pédoussaut revient sur ces histoires d’hommes, fouille les archives, et restitue la mémoire de ce duel dantesque : la joie et l’émotion toujours intacte de Saturnin Molia et la grande pudeur de Pauline. Après un documentaire sur « Félix Labor, une vie en ovalie », « Pauline et Molia un duel mythique » est le second film sur la mémoire sportive guadeloupéenne réalisé par Gilles Pédoussaut.

Nouvelle ligne vers la Barbade

Rubrique : Gwo kamo

79 euros en prix d’appel pour un aller simple entre Guadeloupe/Barbade : la compagnie Air Antilles veut frapper fort. Il est vrai Air Antilles se développe de plus en plus dans la Caraïbe, et s’enthousiasme d’être la première compagnie régionale française sur cette zone géographique. La Barbade est sa dixième destination non française de la Caraïbe, sur un total de 18 soit 150 000 passagers transportés sur les territoires environnants. « Nous abordons ce marché, au travers de partenariats, précise Eric Koury, un des dirigeants du Groupe Caire, car nous estimons que pour rentabiliser des lignes à faible flux comme l’est la Barbade nous avons besoin de nous appuyer à la fois sur le marché francophone antillais (Martinique et Guadeloupe) mais aussi vers le marché France et Europe. Grace à nos partenaires qui sont Air France et Corsair nous avons des passagers qui viennent de l’Hexagone et l’Europe ce qui contribue à améliorer la rentabilité de cette route. Ce fut la même stratégie pour Sainte Lucie, San Juan, Saint Domingue et elle a fait ses preuves. » Effectivement les échanges avec les îles de la Caraïbe sont encore très timides, toutefois si les prix se démocratisent il y a fort à parier que les candidats en partance de Martinique et Guadeloupe seront plus nombreux. Aujourd’hui c’est 3 vols par semaine (lundi, jeudi et samedi) mais très vite, il est prévu des vols quotidiens.

Le Président de Région joue l’apaisement

Rubrique : Gwo kamo

La semaine dernière Marie-Galante s’était déclarée ville morte pendant 24h, ce mercredi, les mairies seront fermées et un appel à la population est lancé à l’initiative des élus. Autant de mouvements qui pour autant n’apportent pas de solutions concrètes aux planteurs. C’est le sens de l’intervention d’Ary Chalus, suivi de près par le sénateur maire de Saint-Louis Jacques Cornano qui sans pour autant se désolidariser de ses homologues au sein de la communauté de communes souhaite trouver une solution intermédiaire. Le président Ary Chalus invite les élus de Marie-Galante à lire plus attentivement la convention en place d’une part et les engage a en rédiger une nouvelle juste sur les six prochains mois, le temps de démarrer la campagne et de réfléchir sereinement à la meilleure stratégie à mettre en place pour Marie Galante. Il insiste pour ne pas faire un amalgame entre ces deux affaires avec comme priorité de sauver l’outil cannier.

Une longue amitié

Rubrique : Gwo kamo

Fred Madinécouty, directeur général des services de la communauté d’agglomération, a été placé en détention provisoire, alors que Georges Chasselas son adjoint et René-Claude Monrose, conseiller communautaire sont placés sous contrôle judiciaire. Ils sont poursuivis pour « recel d’abus de biens sociaux, trafic d’influence passif soit par personne chargée d’un mandat électif, soit par personne chargée d’une mission de service public, escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics », des faits qui se seraient produits de 2010 à février 2017. Fred Madinécouty est un proche de la présidente de la CASBT, depuis l’époque ou elle était maire de Gourbeyre et lui son directeur de Cabinet. Et Georges Chasselas également, responsable des services techniques au conseil régional sous sa mandature. Ils ont ensemble affrontés bien des épreuves et c’est comme témoins que les deux hommes ont été entendus dans une affaire ciblant Michaux Chevry, par un juge parisien, il y a quelques années. Mais cette fois-ci, ils sont seuls à répondre de leurs actes.

Le crime ne paie pas (toujours)

Rubrique : Incroyable

Ce cambrioleur a du mal faire son repérage et négliger ses repères. Aussi a-t-il choisi de s’introduire dans une villa de Saint-Victor Malescours dans le département de la Haute-Loire.

Oui mais. Au moment du méfait le propriétaire de la demeure entre chez lui et surprend le gredin, qui, paniqué prend la fuite au volant de sa voiture avec son butin. Mauvaise idée. Car il se trouve que le propriétaire de la maison est pilote de rallye. Il prend donc en chasse le voleur sur quelques kilomètres et le force, assez proprement à une sortie de route. Immobilisé, le malchanceux voleur n’aura eu qu’à attendre d’être pêché par la police que le pilote aura eu le réflexe de contacter.

Trinidad et Les Etats-Unis unis contre le terrorisme et le blanchiment d’argent

Rubrique : Dans le reste du monde

Les Etats-Unis et Trinidad et Tobago sont en pleine finalisation d’une convention de partenariat.

L’ambassade des Etats-Unis, dans un communiqué, a révéler vouloir aider le pays à renforcer ses systèmes de défense et de renseignement concernant les crimes financiers et le repérage de filiales terroristes. Ces experts doteront les autorités trinidadiennes d’une meilleure ingénierie en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Cette mission passera certainement par un Groupe de travail sur les crimes financiers. Une alliance est d’autant plus importante que Trinidad est le pays de la Caraïbe le plus vulnérable à la radicalisation islamique. Plusieurs ressortissants de l’île seraient déjà passé par l’Europe pour rejoindre la Syrie et l’Etat soupçonne une filière de financement de groupuscules terroristes.

Christiane Taubira s’engage aux côtés de Benoît Hamon

Rubrique : Dans le reste du monde

L’ancienne ministre de la Justice a avoué aux médias nationaux qu’elle ne ferait plus de campagne présidentielle en son propre nom. Cependant, elle a décidé de s’engager avec Benoît Hamon, un homme avec lesquelles Christiane Taubira a toujours entretenu de bonnes relations de travail.

C’est pour cela, qu’elle a décidé d’être sur le terrain « de faire les marchés et les immeubles » comme les petites mains d’une équipe de campagne. Une décision que l’ancienne femme politique a justifié par un besoin de calmer son « intranquillité » face aux problématiques qui concernent les Français, et, par-dessus tout, les jeunes. Il faut dire que depuis son retrait des affaires, Christiane Taubira a été une auteure prolixe. Dernier ouvrage en date Nous habitons la Terre, aux Editions Philippe Rey. D’autre part, elle n’a pas apprécié les sorties virulentes d’Emmanuel Macron en faveur des militants du Mariage Pour Tous.

74 migrants perdent la vie au large de la Lybie

Rubrique : Dans le reste du monde

Tous les passagers de l’embarcation ont trouvé la mort et ont été rejetés par la mer sur une plage située à 45 kilomètres de Tripoli.

Ils ont été trouvés par les membres du Croissant-Rouge Lybien. Des hommes et des femmes qui n’ont pas eu la chance des 630 migrants secourus la même nuit au large des côtes libyennes. Quant aux corps sans vie repérés par les équipes, ils ont dû rester deux jours sur la plage, les autorités et les ONG manquant de moyens pour faire venir des véhicules pour les transporter. Alors que l’objectif des caméras s’est écarté provisoirement des réfugiés, leur nombre continue sensiblement d’augmenter. Selon l’observatoire international des migrations (OIM), les transits par la Lybie vers l’Italie de ressortissants de l’Afrique Subsaharienne a augmenté de 30% par rapport à l’année dernière à la même période.

Les moments forts à l’Assemblée pendant le quinquennat de Hollande

Rubrique : La vidéo de la semaine

Mariage pour tous, 49.3, loi travail, affaire Cahuzac… L’Assemblée a été marquée pendant cinq ans par des débats houleux et de grands moments d’émotion.

L’Assemblée nationale, c’est terminé… enfin presque. Ce mercredi marque la fin de la session parlementaire, avec les derniers examens en commissions et questions au gouvernement avant la vacance à l’approche des élections législatives les 11 et 18 juin prochains, qui renouvellera complètement le paysage politique de la chambre basse du Parlement.

La XIVe législature de l’Assemblée, élue en 2012, a eu son lot d’incidents et de fous rires. Alors que les élections législatives approchent, retour en vidéo sur les moments marquants qui ont chamboulé l’hémicycle.

La haine des indépendants envers le RSI est au plus haut

Rubrique : Le saviez-vous ?

Le RSI et les Travailleurs Indépendants, un feuilleton dont la haine croît à chaque épisode. Mais cette fois, on atteint des sommets. Selon le syndicat des indépendants, 76,4% des indépendants sondés ont une piètre opinion de leur régime social.

Jamais les réclamations publiques ou aux antennes du régime ne se sont autant succédées. Et pour cause, 58,6% des indépendants, disent avoir eu maille à partir avec le RSI ces deux dernières années. Cette relation toxique est nourrie de multiples coups de pioches. Erreurs de calcul récurrentes sur les cotisations, courriers contradictoires, sommes astronomiques réclamées sur des cotisations déjà payées. Tout cela savamment assaisonné de cafouillages dans la communication. Des facteurs qui expliquent pourquoi 38% des sondés estiment que la caisse est « incompétente ». Un chiffre en hausse de 5% par rapport à 2016. De l’autre côté de la barrière, la publication de l’enquête n’a pas du tout plu au RSI qui a réagi par une tribune intitulée « Haro sur le RSI, ça suffit ». L’organisme remet en question la légitimité du syndicat pour mener et diffuser une telle charge et estime que c’est cette mauvaise presse qui érode l’entente entre le RSI et les indépendants. En attendant, il est clair que les remises en question sur le rôle joué par le RSI n’émanent pas toutes des indépendants. Beaucoup, même au niveau politique, réclame une réforme profonde et pérenne du mode de son mode de fonctionnement, quand on ne parle pas tout simplement de suppression.

Enfin une solution de développement pour Grand-Baie ?

Rubrique : Socius

23 ans que la mairie du Gosier s’échine à trouver une bonne solution d’aménagement pour la zone de Grand-Baie. Coincée entre Bas-du-Fort et Montauban, la zone, entre autres, connue pour une activité économique basée sur le plaisir ne peut plus, conformément à la loi Française accueillir de logement.

Ce n’est pas la première fois que la mairie du Gosier doit remettre au goût du jour ses données et ses prévisions quant au développement de la zone de Grand-Baie. Située à l’entrée de la commune, c’est une épine dans le pied des pouvoirs publics pour de nombreuses raisons. Ce serpent de mer naît en 1994, suite à la publication d’un arrêté de la Préfecture, classant le site « zone en insalubrité. » Cette disposition, qui entre dans le cadre de la réhabilitation de l’habitat insalubre statué dans le code de la santé publique, enjoint les autorités concernées à mettre en place des programmes de mise en conformité des logements insalubres. Chose dans laquelle la mairie s’engage en 2000 avec un opérateur privé. L’idée est de viabiliser cet espace qui présente des caractéristiques de zone de marécage pour y implanter des logements.

Le but est alors de palier au risque d’inondation fluviale et maritime auquel est exposé le lieu. Une digue fluviale et maritime est donc construite ainsi que cordon dunaire. En 2010, changement d’opérateur et arrivée de la SEMSAMAR dans l’opération. Mais voilà, les études de sol se succèdent et avec elles les mauvaises nouvelles. Grand-Baie est un espace naturel extrêmement sensible, les risques s’y compilent, inondation, mais aussi, submersion marine, risque de liquéfaction des sols, et, pompon… risque sismique. Situé entre deux plaques tectoniques, le quartier est au cœur de la faille sismique la plus importante de l’archipel. De fait, conformément à la loi, il ne peut donc accueillir aucun immeuble d’habitation.

Les options de réhabilitation
Ainsi, le Gosier, usant de la carte de ville balnéaire, proposerait – le projet est embryonnaire et en phase de consultation – un espace multifonctionnel comprenant une base nautique, pour compléter la Marina, une structure de valorisation des espaces naturels, et une viabilisation de la plage. Le tout relevé par une nouvelle activité économique de manière – peut-être – à rediriger le marché du vendredi soir, facteur aggravant des embouteillages, vers une zone dédiée et reliée aux transports en commun. Entre les deux, plusieurs aménagements d’espace public. Deux objectifs, redorer un peu le blason de la porte d’entrée de la commune et de la communauté d’agglo Riviera du Levant, mais, surtout, redorer le blason d’un quartier à la réputation sulfureuse.

Négociation avec les habitants
Cette décision impacte directement le quotidien des 339 habitants (répertoriés) de la zone. Les locataires, propriétaires et propriétaires résidents de la zone se verront offrir par l’Etat et la mairie des solutions de relogement en fonction de leur situation. Pour cela, la SEMSAMAR entre en jeu.

Dans les deux ans à venir, quatre résidences seront livrées et pourront accueillir les ménages dont la situation a été vérifiée et analysée, sur mesure, par le service social du bailleur. Selon les données démographiques et socio-économiques actuelles, ce sont 115 ménages qui se disperseront sur les résidences du Bourg du Gosier (déjà en construction, livrée dans le courant de l’année), de Montauban, de Pliane et de Labrousse à venir entre 2017 et 2019. Les propriétaires, eux, auront une proposition amiable de rachat de leur foncier, une situation plus ou moins marginale puisque 80% des 11 hectares de Grand-Baie appartient au foncier public. La SEMSAMAR a donc ré-ouvert une permanence dans le quartier afin de discuter au cas par cas des situations des habitants, qui seraient, selon ses premières données, tous éligibles au logement social.

Ce que la mairie du Gosier dit moins, dans une fausse pudeur déplacée, est qu’elle prépare aussi un grand coup de balai sur ce quartier qui est l’un des hauts lieux de prostitution de la région pointoise. La mise en conformité signe la fin des petits trafics que nombre de maisons abritent. Combien échappent aux contrôles ? En tous cas les protestations s’organisent déjà. Plusieurs habitants ont exprimé leur rejet total du projet de Marina ainsi que de leur option de relogement. Les mois à venir s’annoncent particulièrement compliqués pour les services de médiations dont les propositions ne semblent pas du tout plaire à une population ancrée dans son territoire.

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