Laurent les bons tuyaux

Rubrique : Ze Niouz

La course aux élections législatives a été lancée avec une frénésie qui n’a pas encore atteint l’électorat. Les motivations des candidatures sont de toutes sortes, mais ont-elles pour autant compris l’impact des enjeux à l’œuvre ? Pas sûr…non. Plutôt, pas toutes.

Nous voilà à l’aube du troisième tour. Le plus crucial pour le système politique français et les candidatures se multiplient à une vitesse phénoménale. 54 au dernier décompte de la préfecture réparties dans les quatre circonscriptions. Il y a de la place car la loi contre le cumul des mandats empêche les députés sortants de se représenter.

Dans cette foule d’aspirants représentants du peuple, désormais impossibles à identifier politiquement, des cadors de la politique locale. Et sur la photo de famille, on voit émerger, avec surprise, la tête de Laurent Bernier. Le maire de Saint-François, membre reconnu et assumé de la droite Les Républicains en Guadeloupe, mais aussi le président du syndicat intercommunal d’alimentation en eau et assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG), décide de passer au niveau supérieur.

Sur le ring
Il y a deux manières de percevoir la candidature de Laurent Bernier. La première plutôt négative. L’homme est déjà présent sur tous les fronts au local, porte plusieurs casquettes à plusieurs strates de décentralisation. Il est aussi un des seuls élus à avoir été aussi actif dans la sphère politique que dans la sphère de la société civile où il a pu occuper de nombreux postes à responsabilités.

Mais en allant au fond des choses, on comprend vite qu’il y a une vraie interdiction d’échec qui pèse sur le candidat Bernier. Habitué aux batailles politiques à la tête d’une commune extrêmement politisée et habitué aux passes d’armes franches, Laurent Bernier, décide en 2014 de se présenter à la reprise de la direction du SIAEAG. A l’époque, une bombe à fragmentation, bousculée par les scandales (justifiés ou non) personnifiés par l’ancien président Amélius Hernandez. Ça fleure déjà bon le scandale et la gabegie et personne ne veut récupérer la garde de ce bébé à la couche pleine. Laurent Bernier, fraîchement réélu la tête de la commune de Saint-François décide de s’y coller, et entre ainsi, sur l’un des plus grands rings de boxe de la Guadeloupe.

Entre la sécheresse, l’état du réseau, le transfert de compétence de Générale des Eaux vers le SIAEAG, les coupures récurrentes, le manque d’infrastructures de traitement, les passes d’armes politiques autour de la gestion de la compétence, un état financier déplorable et le mécontentement grandissant de la population, il faut avoir une bonne garde et le dos large. Mais de grèves, jugements, à tentatives de déstabilisation, Laurent Bernier parvient à maintenir le syndicat à flot et engrange de petites victoires, dont la dernière en date est le début des travaux de rénovation du réseau d’eau potable entre Mare-Gaillard et la gendarmerie de Sainte-Anne, grâce à une dynamique positive Bernier, Josette Borel-Lincertin et Christian Baptiste.

Une motivation claire
Mais ces victoires, aussi gratifiantes soient-elles, ne font que rappeler l’ampleur du chantier de l’eau en Guadeloupe. Les investissements nécessaires dépassent, et de loin, les capacités financières des collectivités locales et du SIAEAG. Les millions dépensés jusqu’à présent ont permis de colmater des failles importantes, mais reportent aussi des casses ailleurs sur le réseau. Pour réussir à faire venir les fonds nécessaires à des travaux définitifs, estimé au milliard d’euros, il faut donc pouvoir sensibiliser l’Etat suffisamment pour qu’il accepte des débloquer une partie des fonds. Il faut donc pouvoir errer dans les secrétariats et des cabinets de l’Assemblée Nationale. Et c’est exactement ce que compte faire Bernier, fort de trois ans de service au cœur du problème.

Enfin, il s’agit aussi de ne pas oublier que Laurent Bernier, s’est toujours aligné sur la politique impulsée par la Droite nationale, soutien de Sarkozy en 2007, mais aussi pendant les primaires, Laurent Bernier, tout en restant ancré dans le local, dispose de contacts solides, pacifiques voire amicaux au sein d’un parti qui n’a pas été trop affaibli par la tempête des présidentielles. Seule lui manque, la légitimité d’un mandat national.

Délinquance mineure, conséquences majeures

Rubrique : Non mais, oh !

Le propos n’est pas de s’étonner d’un phénomène, qui a, finalement toujours existé mais d’alerter sur ses racines.

En fin de semaine dernière, un collégien de Petit-Bourg s’est fait racketter par un individu masqué, jeune lui aussi, selon toute vraisemblance. Croyant son assaillant armé, la jeune victime ne résiste pas et lui donne tout ce qu’il a sur lui, soit 3 euros et son téléphone portable. La plainte déposée à la gendarmerie, permet d’identifier rapidement l’auteur des faits, un jeune homme de quinze ans, levé au saut du lit au domicile de ses parents à Lamentin samedi matin. Son audition a mené à des aveux, sauf concernant la détention d’armes. Le jeune homme a été déféré devant le Juge des Enfants. Un accroc conséquent au fil de vie d’un jeune. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que de nombreux adolescents déscolarisés et sur les chemins de la délinquance estiment que la minorité est le moment idéal pour faire certains coups, leur âge leur épargnant les affres de la prison.

Ils n’ont plus peur ni de la police, ni de la justice, et sont en rupture totale avec les valeurs que tente de défendre la société. Il y a une désillusion globale de la jeunesse, un sentiment dangereux sur lequel les discours paternalistes n’ont aucun effet. « Rien n’est grave puisque tout est pourri » et ont-ils si tort ? L’un des problèmes majeurs des sociétés modernes est que les racines du rêve ont été arrachées aux enfants. Les inégalités sont telles qu’ils en ressentent les contours très jeunes et savent qu’ils évolueront hors du système, leurs familles étant incapables de financer l’appartenance au dit système. Evidemment on parlera du rôle de l’éducation et de la famille, le sujet est incontournable, mais il vient trop souvent occulter le propos économico-social, la préoccupation majeure de cette jeunesse perdue.

Claude Thélier, homme de mer et d’archipel

Rubrique : Grands Bâtisseurs

Né en 1961 à Lorient, il quittera le Nord-Ouest de la France à l’âge de six ans, pour rejoindre son père Gérard au Maroc. Lui-même est un amoureux des océans. Après avoir rêvé d’être sous-marinier, et déménagé 11 fois, il va finalement être chargé par les ciments Lafarge de former des ingénieurs au Maghreb. Un vrai bonheur pour Claude, ses trois frères et sa soeur : grande maison de famille, ski nautique sur le lac, soleil toute l’année. Aussi, 8 ans plus tard, quand sa mission prend fin, il n’est pas imaginable pour la famille Thélier de rentrer au pays. Aussi une solution alternative est trouvée, ce sera la Guadeloupe.

Et en 1975, la fratrie découvre la mer Caraïbe et surtout la voile. Une véritable révélation pour Claude qui n’a que 14 ans. Il fera ses premières armes à l’école de voile de Pointe-à-Pitre. Et dès qu’il a un moment de libre, avec ses frères, il file travailler sur les bateaux. Et c’est ainsi que la voile envahit le coeur et le corps de ces garçons. Pendant cette première décennie, Claude va se passionner pour le dériveur. Il enchaînera ses premières régates et ses premières victoires. Mais les vents ne lui sont pas toujours favorables et en 84, il démâte lors de la transat Québec-Saint-Malo, dans le fleuve Saint-Laurent. Le retour est décevant. Tandis que ses frères continuent à jouer les skippers, lui pose son sac à terre. Il y a Christine sa femme et deux filles, Sandra et Lissa. Alors Claude va devenir agent de quai à la marina, puis chef de base d’une société de charters à Saint-Martin, mais après six ans de salariat, il va admettre l’évidence, « je ne suis pas fait pour les patrons ».

Aussi en 1991, il va créer deux sociétés, une de gréement de bateaux et dix ans plus tard, une seconde spécialisée dans la ventilation. En parallèle, il enchaîne les courses et forme les équipages pour les championnats du monde de Hobie Cat (source l’express). En janvier 1993, il participe lui-même au championnat du monde Hobie Cat 16 et finit 18ème pour cette première participation. En 1998, il bat le record du tour de la Guadeloupe.

Et en 2002, il réalise sa première route du Rhum en 19 jours et deux heures, finit à la 4ème place des multicoques. Sa participation se décide un mois avant le départ, pour remplacer Vincent Beauvarlet, son ami skipper défaillant. « Je n’avais pas de pression mais une mission » explique-t-il. Et les Guadeloupéens l’accueillent en liesse ; c’est la révélation ! « Mon seul objectif était d’être présent pour la suivante en me donnant les moyens de gagner ». Et pour cela il s’entraine avec le Suisse Stève Ramussin

En 2003, il participe au Tour de France à la voile et défend avec brio les couleurs locales. En 2005, il est le vainqueur de la ZOO Régata Guadeloupe et cette même année, il renouvelle l’exploit de remporter le tour de Guadeloupe de voile traditionnelle. Au final, il sera 7 fois vainqueur du TGVT (tour de la Guadeloupe en voile traditionnelle).

En 2006, il termine 8ème de la route du Rhum en 11 jours, 11 heures et 56 mn et bat ainsi le record de Laurent Bourgnon, vieux de 8 ans.

En 2015, il effectue un tour du monde sur le trimaran écologique Race for Water. Une expédition pour constater la pollution des océans par les plastiques, ce tristement célèbre 7ème continent qui fait l’équivalent de 7 fois la France. Claude Thélier a toujours été très engagé dans la défense des milieux marins : « On estime qu’il y a 349 millions de tonnes de déchets plastiques sur les océans. En 2050 ce nombre sera multiplié par 4. Mais le déchet a une valeur et doit être négociable. Nous savons que 160 000 tonnes de déchets transitent par le port autonome dont 85 000 sont propres. Avec ces emballages, on pourrait électrifier un bon tiers de la population  guadeloupéenne» .

« Claude Thélier, un garçon rayonnant à la force tranquille, de cette solidité physique et morale qu’il a su conserver au fils des années, » rappelait un de ses professeurs du lycée Massabielle.

Deux ultramarins au gouvernement

Rubrique : Gwo kamo

Nommée secrétaire d’État chargée du Développement et de la Francophonie, dans le 1er gouvernement Valls, Annie Girardin devient ministre de la Fonction Publique dans le second. Elle vient d’être nommée ministre des Outre-mer et Laura Flessel, la « guêpe » de Petit Bourg, prend en charge le ministère des sports.

Souhaitons que le premier Ministre ait la judicieuse idée de renforcer les prérogatives du ministère de l’Outre-mer dont l’administration ne gère que 10% des interventions publiques…

Olivier Serva ne fera pas de cadeau

Rubrique : Gwo kamo

Oliver Serva ne décolère pas et le fait savoir. Il est vrai qu’il saisit chaque occasion pour « taper » sur son ennemi politique, Eric Jalton. Cette fois – ci, il reproche à Rosan Rauzduel, candidat à la députation investi par la FRAPP (Force de rassemblement abymien pour le progrès), le PPDG et soutenu par Eric Jalton le député sortant, de « vouloir créer un emploi fictif ». Rosan Rauzduel aurait dit que s’il obtenait ce poste, parmi ses collaborateurs parlementaires, il comptait en affecter un exclusivement à la gestion du Frapp. Aucun doute, la campagne a commencé et comme d’habitude tous les coups sont permis…

La pêche artisanale va-t-elle mourir ?

Rubrique : Gwo kamo

Ce n’est pas un hasard si la Désirade a voté significativement en faveur du front national.  Il s’agissait pour la population de démontrer son désaccord mener la communauté européenne notamment vis à vis des marins pêcheurs. Car si la TVA et l’octroi mer existent pour favoriser la production locale vis-à-vis des importations, encore faut-il que les taux soient adaptés aux territoires. Pour l’octroi de mer il est uniformément de 20% sur toutes les importations de poissons. Pour la pêche en provenance essentiellement d’Antigua, de la Dominique et du Vénezuela, ces 20% ne permettent pas d’équilibrer les prix et les importations de poissons frais restent moins chères que la production locale.

« Si les règles ne changent pas, c’est la mort de la pêche artisanale en Guadeloupe », rappelait hier Philippe Jouve, le président du syndicat SYMPA.

Gérard Lafleur a oublié Sept Magazine

Rubrique : Gwo kamo

Dans les pages « l’Histoire au fil du temps »  du  MAG de France Antilles du 6 au 12 mai, Gérard Lafleur, de la société d’histoire de la  Guadeloupe, a retracé l’histoire de la presse en Guadeloupe au XXème siècle. Si sa présentation parait étayée, il a toutefois omis dans son énumération de citer l’hebdomadaire Sept Magazine, qui pendant 23 ans a joué un rôle de rapporteur d’informations, de pourvoyeurs de dossiers économiques et sociaux et d’organe majeur de la presse d’opinion  dans l’archipel.

Les présidents et l’argent… dans l’exercice du pouvoir

Rubrique : Analyse et décryptage

En 2007, Sarkozy a incité fortement les français à travailler plus pour gagner plus, brisant ainsi le tabou vis-à-vis de l’argent. Précepte qu’il s’est du reste appliqué d’entrée de jeu en augmentant son propre salaire et celui de ses ministres. Il ne s’est jamais caché que la réussite était une bonne chose quitte à afficher ostensiblement sa richesse signe extérieur de réussite sociale et moteur du développement économique.

Hollande à l’inverse, bien campé dans la philosophie socialiste du partage et de la prévention contre la richesse, n’a pas manqué de fustiger les tenanciers du capital et de l’opulence. Il a dénoncé très tôt et de manière officielle voir stratégique son aversion pour la finance. Une position qui s’est traduit ne l’oublions pas, dans son programme électoral et dans son fameux discours du Bourget « Je suis contre la finance, j’ai un seul ennemi c’est la finance ». Du reste lui même a diminué ses émoluments élyséens pour bien montrer qu’il endossait les habits d’un président normal. Mais qui finalement au cours de son mandat a réhabilité l’économie de marché et le libéralisme à travers sa politique de soutien aux entreprises au nom du réalisme économique

Notre nouveau président, issu de l’univers bancaire et de l’esprit rothschildien, réussi malgré tout, à donner l’image d’un personnage qui porte un regard raisonnable et raisonné sur l’argent tout en prônant le libéralisme économique et le libre échangisme. « Il ne faut pas avoir honte d’être riche dès lors que l’on s’occupe des petits (…), » il a ainsi plu à sa clientèle, « les bobos » et les urbains.

Autre époque, autre histoire, dont le président Macron pourrait s’inspirer,  lorsqu’il était président de la République le général de Gaulle payait lui-même ses factures d’électricité de ses appartements à l’Elysée, ses frais de téléphone personnel, et même les timbres de ses courriers. Il ira jusqu’à refuser sa retraite de chef d’état et se contentera de sa retraite de général de brigade pour assurer ses vieux jours. Et avait fait remettre un don personnel de 100 000 francs au préfet de la Martinique et de 50 000 Francs au préfet de la Guadeloupe au profit de la population sinistrée, touchée par le cyclone Edith et Héléna.

 

Une piscine en prison

Rubrique : Incroyable

Ls surveillants pénitentiaires ont l’habitude que les fouilles dévoilent des objets insolites, mais la fouille du 27 avril dernier dans une prison de Belfort aura réussi à les surprendre.

Ils ont trouvé dans une cellule partagée par quatre détenus, une clé USB, une chicha, du cannabis…et une piscine. Après un passage en quartier disciplinaire, seul un détenu est déféré devant le juge. On audition confirme bien que la piscine servait à se baigner, histoire de se mettre bien avec une petite chicha. Le juge n’a pas goûté au trait d’esprit et le détenu a écopé de 60 jours supplémentaires sur sa peine.

Fast and Furious en Martinique

Rubrique : Dans le reste du monde

Les automobilistes Martiniquais ont assisté, ahuris, au contrôle de police le plus rocambolesque au monde, digne des folles courses poursuites diffusées sur les télévisions américaines.

Le 15 mai dernier, un homme circulant dans une voiture grise aurait refusé de se soumettre à un contrôle de la compagnie départementale d’intervention. Conséquence, une course poursuite entre Fort-de-France et le Lamentin. Il est pris en chasse par des véhicules et des motards de la police, ainsi que l’hélicoptère de la gendarmerie. Son épopée se termine au Lamentin après qu’il percute une voiture de police, blessant légèrement les agents dans l’accident. L’enquête n’a pas encore permis de révéler les raisons de son comportement.

Les membres du gouvernement Philippe dévoilés

Rubrique : Dans le reste du monde

Après près de 48heures de retard, les dix-huit noms qui formeront le gouvernement Philippe ont été finalement dévoilés.

Emmanuel Macron reste fidèle à sa volonté de mise en œuvre d’un gouvernement resserré et paritaire. Les rumeurs qui courraient sur la présence de Bayrou (MoDem), le Drian (PS) et Collomb (PS) ont été confirmés puisqu’on les retrouve respectivement au Ministère de la Justice, aux Affaires Etrangères et à l’Intérieur. Les Républicains eux, arrivent à placer Bruno Le Maire au Ministère de l’Economie. Pour les Outermers, il faudra désormais se référer à Annick Girardin, originaire de Saint-Pierre et Miquelon qui vent à peine de quitter le ministère de la fonction publique. Une réelle surprise qui désamorce les rumeurs locales concernant la nomination d’Ary Chalus. La Guadeloupéenne Laura Flessel, devient quant à elle Ministre des Sports.

Donald et Vladimir acte 3

Rubrique : Dans le reste du monde

Les médias et politiques américains sont sur les charbons ardents.

Non content d’avoir renvoyé le directeur de l’emblématique Federal Bureau of Investigation (FBI), James Comey, juste après qu’on lui ai confirmé qu’il était bien l’objet d’une investigation pour les liens étroits entre sa campagne et Vladimir Poutine, le président des Etats-Unis a reçu dans le bureau Ovale des officiels Russes, en l’absence des médias US, mais en présence des médias russes et aurait dévoilé à cette délégation des informations hautement classifiées. Informations qui ont été échangées entre les services secrets israéliens et américains. C’est sans aucun doute la pire semaine vécue par l’administration amércaine depuis l’arrivée de Don J au pouvoir et ça pourrait bien être le commencement. En effet, cette semaine, le président américain est attendu pour une visite officielle en Israël. Bonjour l’ambiance au dîner…

Les Suèdois ne plaisantent pas avec l’éthique en politique

Rubrique : La vidéo de la semaine

L’exemplarité et la transparence ne sont pas négociables dans ce pays où un ministrepeut démissionner pour une barre chocolatée.

En Suède, on ne badine pas avec la morale
La vie de ministre en Scandinavie n’a rien de glamour. Pas de limousine ni de logement de fonction spacieux dans les quartiers chics. Dans un clip plein d’autodérision consacré à la swedishness en 2013, on voyait même le Premier ministre suédois de l’époque, Fredrik Reinfeldt, se faire rabrouer par ses collègues : il avait laissé sa tasse de café traîner sur l’évier et oublié de lancer le lave-vaisselle !

Au moindre écart, en Suède, les journalistes dégainent. Et c’est facile, puisqu’en vertu de l’offentlighetsprincipen (le «principe de transparence») institué dès 1766, les habitants du royaume scandinave peuvent avoir accès à tout document public : le salaire d’un patron, la déclaration fiscale d’un ministre, ses dépenses pendant un voyage d’affaire à l’étranger… Il n’y a quasiment aucune limite.

Et… en France ?
Le nouveau Président de la République Emmanuel Macron a expliqué que « conformément à ses engagements de moraliser la vie publique » et « en lien avec le Premier ministre », il a souhaité « introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique puissent (…) s’assurer que les personnalités qui sont pressenties au gouvernement » soient irréprochables sur leur situation fiscale et ne se trouvent pas dans des situations de conflit d’intérêt.

Vapoter au travail sera interdit (partiellement)

Rubrique : Le saviez-vous ?

Une nouvelle interdiction au pays de la législation. Un décret adopté dans le cadre de la Loi Touraine sur la modernisation de la santé et inclus dans le plan anti-tabac, interdit de vapoter au sein de certaines entreprises et sous certaines conditions.

Cette disposition entre en vigueur le 1er octobre prochain. Le décret, dont l’imprécision des formules a déjà interpellé les professionnels du droit, concerne les bureaux ouverts et fermés, les établissements scolaires et les transports collectifs fermés. Elle laisse de côté les bureaux individuels et les commerces ainsi que certains endroits publics. Une réminiscence de l’idée de salle de vapotage qui a un temps été envisagé avant d’être abandonnée. Ce qui est clair c’est que les collègues qui occupent un open space devront sortir pour vapoter au même titre que les fumeurs. Evidemment les rebelles pourront être remis dans le droit chemin grâce à une amende de 150 euros, quant aux employeurs, s’il n’informe pas ses employés de la législation par le biais d’un affichage, ce sera 350 euros de contravention. Une note plutôt salée pour une loi qui mérite encore d’être affinée et précisée.

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