Un grand frère comme exemple

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Elie Domota est né en 1967 à Saint-Claude. Sa maman était employée de cantine, son papa charpentier. Il a grandi au coeur d’une fratrie de 6 enfants dans le quartier de Bas du Bourg, à Basse-Terre.

Un quartier populaire et difficile où traditionnellement les ainés s’occupent des cadets. Et son grand frère ne déroge pas à la règle. Il emmène le jeune Elie partout avec lui et comme c’est déjà un militant très impliqué, alors les réunions syndicales, les discussions engagées, les combats de la première heure deviennent le quotidien de l’enfant. Et cette jeunesse a inévitablement influencé ses engagements futurs. D’ailleurs très vite, il fréquente les jeunesses ouvrières chrétienne. Au lycée Gerville Réache, il intègre l’Union nationale des élèves et étudiants guadeloupéens. Puis il part à Limoges, au coeur de l’hexagone. A l’université, il prépare un diplôme en gestion, un autre en administration d’entreprise et une formation aux droits de l’urbanisme.

Mais en parallèle, il créé l’association générale des étudiants antillo-guyannais dont le but est d’aider ses compatriotes à s’installer et à s’intégrer. Il revient sur son île en 1991. Après avoir été formateur puis employé dans une agence immobilière, il passe et obtient le concours de l’ANPE. Il est recruté en 1993 comme conseiller de l’emploi. Et à ce jour, il est toujours cadre à l’agence nationale pour l’emploi. Dès son intégration, il se syndique à l’UGTG qui correspond à ses valeurs et lutte pour la défense des droits et des intérêts des travailleurs et plus globalement du peuple guadeloupéen. Et 25 ans plus tard, il est toujours fidèle à ses engagements et occupe les fonctions de secrétaire général de l’UGTG. En 2009, C’est le LKP qui le révèle au grand public, à l’occasion du premier RDV des négociations avec les autorités, au WTC. Il est brillant dans son exposé et son argumentaire. Et il devient le porte parole de ce mouvement. Aujourd’hui, il est toujours une figure dans la lutte des droits des salariés.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*