Vers un gel du SMIC ?

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

Déjà en février de cette année, le magazine Capital se posait la question de savoir si finalement la France était vraiment si généreuse avec le montant de son SMIC.

Et bien Non, répondait le magazine ! La France est loin d’être le pays de l’Union Européenne où le salaire minimum est le plus élevé. Eurostat a fait une étude à la même époque. Elle démontre que si avec un Smic à 1 480 euros, en hausse de 16% depuis 2008, la France fait partie dans l’UE des pays qui offre un SMIC « confortable », elle n’arrive qu’en 6ème position, derrière notamment l’Allemagne (1 498 euros) et le Luxembourg (1 999 euros). Le groupe d’expert qui a rendu ses conclusions, il y a quelques jours, s’est prononcé contre un « coup de pouce » au 1er janvier prochain. Il va même plus loin puisqu’il prône une réforme du salaire minimum, qu’il juge trop élevé. Certes, cela ne devrait rien changer, lorsque le 18 décembre prochain, la commission nationale de la négociation collective (CNNC) se réunira pour annoncer une hausse du SMIC. Certes, ce n’est pas la première fois que le groupe d’expert déconseille au gouvernement d’augmenter le SMIC. Celui-ci a d’ailleurs réagit et précise qu’il n’en est pas question à court terme, préférant préserver le pouvoir d’achat des travailleurs. Mais il est évident aussi que le gouvernement Macron s’est lancé à « corps perdu » dans les réformes de toute nature, parfois courageuses car impopulaires. Et s’il décidait par souci d’économie non pas de baisser mais de geler le montant du SMIC. Rappelons que la dernière revalorisation remonte à janvier 2017 à hauteur de 1,2% soit un SMIC de 1 480, 27 euros brut mensuels (1 151 euros net). Rappelons qu’entre 2011 et 2013 il a été augmenté successivement de 2,6%, 2% et 2%.

En Guadeloupe, le montant du SMIC est équivalent à celui de l’Hexagone. Autre similitude, 95% des salariés payés au SMIC sont ouvriers ou salariés et près des deux tiers sont des femmes, alors que les jeunes sont également surreprésentés. Toutefois, selon les chiffres du JDN et du ministère de l’Economie, les Guadeloupéens gagnent en moyenne 2 292 euros net par mois, légèrement au dessus de la moyenne nationale. Beaucoup de salariés du privé, sont loin d’atteindre de tels montants, qui sont en parti le fruit des 40% en sus sur les salaires des fonctionnaires.

Se réveiller 5 minutes avant son réveil, c’est plutôt bon signe !

Dans la rubrique Le saviez-vous ?

Rien de plus agaçant que d’ouvrir les yeux, regarder son réveil et constater qu’il est programmé pour sonner 5 minutes plus tard ! Cela nous est tous déjà arrivé au moins une fois. Ces minutes de sommeil en moins, quel gâchis !!

Ce phénomène est en fait un signal positif de notre organisme, qui veut juste nous éviter un réveil trop violent.

Notre horloge circadienne interne se règle sur notre rythme quotidien. Lorsque nous allons au lit et nous nous réveillons à la même heure, l’organisme produit une protéine : la PER, qui nous prépare au réveil environ une heure avant la sonnerie. Pour nous aider à sortir du lit, la protéine PER stimule la production de l’hormone du stress, le cortisol, très utile pour terminer la phase de sommeil profond.

Ne pas changer ses habitudes le week-end
Le sommeil s’allège peu à peu, jusqu’à l’ouverture des yeux. Émerger peu avant son réveil est donc le signe que l’on a fait une nuit complète, et qu’il est effectivement temps de commencer la journée.

A l’inverse, ne pas se réveiller avant l’heure programmée serait un signe de manque de sommeil ou d’un rythme de vie trop irrégulier.

C’est pourquoi, se coucher et se réveiller à peu près à la même heure en semaine et en week-end est excellent pour notre organisme et notre qualité de sommeil.

Le coup de gueule de Michel Rinçon

Dans la rubrique Ça devait arriver

Le président du Syvade, Michel Rinçon, faisait la Une des médias la semaine dernière, à l’occasion de l’ouverture de l’unité de transformation des biogaz de nos déchets ménagers en électricité.

Un formidable outil pour la Guadeloupe, pour l’environnement et pour atteindre d’ici 2030 l’indépendance énergétique.

L’homme avait donc toutes les raisons d’être satisfait de l’aboutissement d’un tel projet lancé en 2010. Et il l’était mais c’est aussi un homme aigri qui demande des comptes à la région.

Sur les ondes de RCI au journal de 7h, le 30 novembre dernier, il déplorait que le projet de plate-forme multifilière ait purement et simplement été sabordé par la nouvelle équipe régionale. « Ils ont jugé utile de tout foutre en l’air » a t-il précisé, « on a tout fait. Il y avait les partenaires tels que la CDC et l’AFD, pour réunir les 52 millions nécessaires à la construction de cette filière. Nous y travaillons depuis 10 ans. La nouvelle équipe régionale s’est détournée du projet mais pas de l’argent et elle s’est présentée à Bruxelles pour récupérer les millions pour financer des projets qui n’ont rien à voir avec la plate-forme multifilière (…). J’ai été reçu à la région par un individu qui m’informe d’emblée que j’ai maximum 3 minutes pour m’exprimer, il ne peut pas m’accorder plus car il a un avion l’après midi. Je l’ai vécu comme une insulte. »

Un président plusieurs fois été contesté à la tête du Syvade mais qui rappel sa légitimité a ce poste puisque élu pour six ans par les autres membres. « Et peu importe que je ne sois pas réélu. Je partirai la tête haute car j’ai fait aboutir les projets majeurs comme celui de l’unité de valorisation. Quant à la plate-forme multifilière, je la laisse à l’équipe régionale ». Alors Michel Rinçon se tourne vers les 34 membres du conseil syndical du Syvade, chacun représentant une collectivité membre. Et c’est en ces termes qu’il s’est adressé à eux, le jour de l’inauguration de l’unité de transformation : « Merci, vous ne nous avez pas abandonnés, malgré les difficultés (…) Aujourd’hui, nous allons passer le relais aux collectivités ». Une dernière interrogation toutefois : sa proximité avec Eric Jalton, influencerait-elle ses relations avec la région ?

Jean-Paul Fischer : Un instituteur lui tend la main

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Pas facile, petit garçon d’avoir confiance en soi, de rêver de réussir sa vie quand on est né dans une famille très modeste qui a bien du mal à nourrir toute la fratrie.

Voici l’histoire de Jean-Paul Fischer qui a eu la chance d’avoir à l’école élémentaire un instituteur qui a cru en lui, qui lui a fait comprendre qu’il pourrait faire des études car il en avait la capacité. Seulement voilà, très tôt, Jean Paul Fischer a du s’assumer et ne compter sur personne d’autre que lui-même. Il a tour à tour été maçon, mineur et même porteur de charbon. Mais il avait toujours en mémoire les encouragements de son instituteur. Alors un jour, il en a eu assez de toutes ces galères. Il avait quelques petites économies et il a passé son bac en candidat libre et enchainé trois années d’études supérieures. Il est devenu directeur d’hôpital outre atlantique. Et il découvre la Guadeloupe. Il en tombe amoureux et décide de venir s’installer comme directeur de l’hôpital de Saint-Claude. Pendant trois ans, il va redresser l’établissement qui connait des difficultés financières. Un parcours qui n’est pas sans embuche et qui lui vaut d’être séquestré à l’occasion d’un mouvement social. Puis en 1982, alors que Lucette Michaux Chevry vient d’être élue présidente de la collectivité départementale, elle le recrute comme directeur des services techniques. Fonctions qu’il occupera jusqu’en 85 au moment du changement de présidence. Jean-Paul Fischer restera un proche de Michaux, à telle enseigne qu’en 2004, aux régionales, il est son directeur de campagne. Néanmoins lorsque Victorin Lurel prend les commandes de la Région, en 2004, Jean-Paul Fischer qui connait bien la « machine » lui soumet un certain nombre de propositions auxquelles il adhère au point que le président lui confie la direction de la Sem Patrimoniale régionale en 2010.

Entre temps, en 1985, avec le maire Albert Fleming et d’autres élus de Saint-Martin, il va créer une SEM pour développer les infrastructures de l’île. C’est la période de la défiscalisation. Une aubaine pour la jeune société car les projets publics et privés s’enchainent. Et si le capital initial est de 150 000 euros, au départ du co fondateur en 2009,   il est de 52 millions, faisant de la Semsamar, la 3ème SEM de France.

L’envers du décor se sont ses démêlés avec la justice. Dans les années 2000, Jean-Paul Fischer est mis en examen notamment pour « recel de détournements de fonds », et plus récemment en juin 2015. Suite à leur mise en examen dans l’«affaire Semsamar» pour prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds, Jean-Paul Fischer et Marie-Paule Bélénus-Romana, ancien et actuelle dirigeant(e)s de cette SEM, sont placés sous contrôle judiciaire et libérés sous caution. Il est vrai que Jean-Paul Fischer est devenu un véritable capitaine d’industries, pour n’en citer que quelques unes, il est, ou a été, le président de la société ACO, de la société Guyane Lycées, il est ou a été gérant de la SARL Amoc International, gérant de la société Samagest, une des filiales de la Semsamar, gérant de la société SCI SEMAR. C’est certain, son instituteur pourrait être fier du chemin parcouru depuis l’époque où il était porteur de charbon. C’est probablement aussi ses origines qui ont amené l’homme à s’engager sur le plan humanitaire. Sur ses deniers personnels, il participe à la réalisation de l’hôpital français à Haïti. Il intervient en Afghanistan et à Saint-Martin pour aider les populations dans la détresse. Sa devise : savoir s’adapter et ne jamais s’avouer battu.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Le maire de Sainte-Anne joue les Caliméros
Christian Baptiste semble ne pas comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes s’acharne sur sa commune, lui qui a suivi « à la lettre » les préconisations du « gendarme » des collectivités. Et il le dit sur les ondes et par voie de communiqué : il n’a rien à se reprocher. D’abord, il a réduit les dépenses à moins de 6,1 millions comme lui demandait la CRC, il a sensiblement réduit les charges du personnel depuis 2015, il a amélioré le produit de la fiscalité, le rendement de la taxe de séjour et enfin il a rétabli la capacité d’autofinancement et limiter les investissements au strict nécessaire et même renégocié les emprunts bancaires. Alors Non mais Oh !!! C’est presque à vous dégouter de faire des efforts.

Sapotille/Chalus à couteaux tirés
En accusant la région d’être à l’origine du déficit de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale du Nord Basse-Terre qu’il préside, Jocelyn Sapotille s’est attiré les foudres du président de Région. Et Ary Chalus rappelle quelques vérités que son « accusateur » semble avoir oublié comme le fait que la Chambre Régionale des Comptes a considéré illégal d’exiger de la Région le reversement d’une partie de la taxe pour le fonds routier. Ou encore que la compensation au titre des services de transports urbains ne serait pas du ressort de la Région mais bien de la CANBT qui a décidé de maintenir ces lignes.

Un sourire qui ne séduit plus
Alain Clément, simple citoyen, s’est senti exaspéré lorsque pour répondre à quelques critiques sur le problème récurrent de l’eau, Lucette Michaux Chevry s’est contentée de répondre qu’il suffirait de faire « comme par le passé pour l’eau » le tout accompagné d’un large sourire. Mais surtout, il s’interroge sur le positionnement des autres présidents de communautés de communes dans ce contexte. Et bien il n’est pas le seul à se poser la question. La réponse n’est pourtant pas sortie de la grande réunion qu’elle a organisé avec tous les parlementaires, mardi dernier. Ce n’est qu’une énième réunion autour de l’eau.

Un prochain bus de mer
La région souhaite mettre en place un syndicat unique de transport qui se chargerait de gérer, pour le compte de la collectivité majeure, le transport interurbain et scolaire. Il serait également responsable du nouveau service par bus de mer qui entre en activité en début d’année 2018 entre le Gosier, Pointe-à-Pitre et Jarry, avant de l’étendre sur le Grand Cul de sac marin.

Ernest Moutoussamy nous conte Saint-François
Ernest Moutoussamy aime écrire. L’ancien député-maire de Saint-François vient de publier aux éditions Nestor, un ouvrage « en hommage et en reconnaissance à tous ceux qui nous ont laissé cette commune en héritage ». Sur une centaine de pages bien illustrée, il passe en revue la nature et les hommes de cette parcelle du territoire guadeloupéen comme une « signature sur la joue du temps ». Il y met en exergue, outre l’occupation dans le temps des différentes communautés ethniques, leur patrimoine religieux, culturel, touristique et industriel d’une population ayant contribué à donner une identité remarquable à cette commune. Un bel ouvrage de bibliothèque

Un os du Père Noël retrouvé ???

Dans la rubrique Incroyable

Des scientifiques auraient-ils trouvé un os appartenant au père Noël? A quelques semaines des fêtes de fin d’année, des chercheurs de l’université d’Oxford affirment qu’un fragment d’os pourrait bien être celui du saint ayant inspiré l’idole des enfants.

Les chercheurs ont étudié un microéchantillon de fragment osseux et une datation par le radiocarbone a permis d’établir que la relique datait du 4ème siècle après Jésus-Christ, soit l’époque où saint Nicolas est mort (vers 343 après Jésus-Christ), selon les historiens. «Les résultats suggèrent que les os pourraient être authentiques et appartenir au saint», écrit l’université d’Oxford dans un communiqué.

Contrairement à de nombreuses autres reliques étudiées dont l’époque ne correspondait pas, «ce fragment d’os, en revanche, suggère que nous pourrions avoir affaire aux restes de saint Nicolas lui-même», a commenté le Professeur Tom Higham. Selon la légende, saint Nicolas était connu pour sa générosité et a inspiré le personnage du père Noël qui entre dans les foyers le soir de Noël les bras chargés de cadeaux.

La France en deuil : On a tous en nous quelque chose de Johnny

Dans la rubrique Dans le reste du monde

La maladie a fini par vaincre le rocker préféré des Français. Après avoir livré une rude bataille, il s’est éteint dans la nuit de mardi à mercredi, à l’âge de 74 ans.

Depuis la mort de l’« idole des jeunes », dans la nuit de ce mercredi 6 décembre, les messages d’hommage inondent les réseaux sociaux. De ses proches à ses amis du métier, en passant les responsables politiques, nombreux sont ceux qui font par de leur tristesse : « Comme toute la France, mon cœur est brisé, a déclaré la chanteuse Sylvie Vartan, qui fut la première épouse de Johnny Hallyday. « Mon chagrin est immense », a écrit, pour sa part, Nathalie Baye. « J’ai perdu plus qu’un ami, j’ai perdu mon frère », a déclaré le chanteur Eddy Mitchell. Amis depuis l’adolescence, ils ont commencé dans la chanson au début des années 1960. « J’ai les larmes aux yeux en le disant, mais, vraiment, on l’aime », a témoigné Michel Polnareff au micro de BFMTV. Hugues Aufray qui lui avait écrit Les portes du pénitencier s’est exprimé sur RTL. « Il avait endossé ce personnage du rebelle avec cette chanson. Elle lui a porté chance toute sa vie ».

Le musicien américain Lenny Kravitz a lui aussi réagi sur Twitter : « Adieu cher Johnny Hallyday. Ton amitié, ta douceur et ton soutien sont gravés dans mon cœur. C’est un honneur de t’avoir connu et d’avoir passé du temps avec toi et ta famille. Ton âme est du pur rock’n roll. Repose en paix ». « Tellement triste », a sobrement posté Patrick Bruel. Le président Emmanuel Macron quant à lui, salue un « héros français ».

Israël : Jérusalem la capitale de l’israël

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Le président américain Donald Trump a annoncé ce mercredi reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, malgré les mises en garde de nombreux dirigeants du monde arabe.

Fureur dans le monde arabe et inquiétude pour le président français, Emmanuel Macron, qui avait dit lundi 4 décembre à son homologue américain, Donald Trump, sa « préoccupation » devant la possibilité de voir les États-Unis reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël.

Un électron libre incontrôlable ? Donald Trump semble une nouvelle fois foncer sans écouter les conseils venus de l’extérieur. Le 45ème chef d’État américain a annoncé qu’il souhaitait reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. Une décision accompagnée dans les faits du déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Avive à Jérusalem.

La colère et le sentiment d’avoir été trahis par les Etats-Unis ont gagné bon nombre de Palestiniens. Les groupes palestiniens ont appelé à trois « jours de rage ». Dans les villes de Gaza et de Rafah, dans la bande de Gaza, des centaines de Palestiniens ont brûlé des drapeaux américains et israéliens et des portraits de Donald Trump, ont constaté les journalistes de l’AFP. Le président turc a également averti le président des États-Unis. Selon lui, « une telle mesure ne servira qu’à faire le jeu des groupes terroristes ».

Impôts : Le feu vert est lancé pour le prélèvement à la source

Dans la rubrique Dans le reste du monde

L’Assemblée nationale a donné mardi soir son feu vert aux nouvelles modalités du prélèvement à la source en 2019, après une longue bataille.

Au grand dam des députés LR, l’Assemblée Nationale a validé mardi soir le texte modifié sur l’aménagement du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu en 2019. La droite a notamment reproché au gouvernement de « mettre à mal » le secteur de l’immobilier et les propriétaires en baissant les montants de travaux pouvant être déduits de l’impôt en 2018-2019.

L’article 9 sur l’aménagement du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu a été voté par 65 voix, contre 32. « Prélèvement à la source en 2019 : payer ses impôts en même temps que ses revenus, plus juste, plus réaliste, plus adapté aux nouveaux modes de vie et de travail », a tweeté la chef de file LREM de la commission des Finances Amélie de Montchalin.

Le gouvernement avait annoncé début juin son report, le temps de commander une série d’audits sur la « robustesse » du dispositif. Pour « alléger » les règles pour les collecteurs, le gouvernement a finalement fait des modifications. L’Assemblée a aussi aménagé les sanctions, via des amendements portés par le rapporteur général Joël Giraud (LREM), notamment en cas de divulgation d’une information fiscale. Le texte prévoit également une phase de préfiguration, qui sera mise en place en septembre 2018 et portera sur les rémunérations versées entre octobre et décembre 2018.

Brèves

Dans la rubrique En bref

Sondage: les Français encore réservés sur l’action d’Emmanuel Macron
D’après un sondage publié ce mercredi, seuls 23% des Français sont satisfaits de son action, 31% sont au contraire « insatisfaites », et près d’un Français sur deux (46%) se dit « ni satisfait, ni insatisfait ». De quoi relativiser la hausse de sa popularité observée en ce début décembre.

Poutine briguera un quatrième mandat présidentiel en 2018
Vladimir Poutine a annoncé mercredi qu’il briguerait un quatrième mandat présidentiel en mars 2018, une décision sans surprise. Les sondages prédisent qu’il l’emportera largement.

Syrie: Trois ex-dirigeants de Lafarge en garde à vue
Trois anciens dirigeants de Lafarge, dont l’ancien PDG Bruno Lafont et l’ex-directeur général de Lafarge Holcim Eric Olsen, ont été placés mercredi en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire.

Catalogne: Puigdemont annonce que « pour l’instant » il reste en Belgique
Carles Puigdemont, président déchu de la Catalogne, visé par des poursuites judiciaires en Espagne, a annoncé que « pour l’instant » il restait en Belgique,

La Guadeloupe malade

Dans la rubrique Paroles de Virjil

« Hé léfrè, Lagwadloup malad » l’alerte lancée il y a des dizaines d’années par un chant de Guy Konkèt est devenu intemporelle. On la relance et la relancera en boucle sous toutes les formes et tous les tons à la moindre crise. Parce que la Guadeloupe va toujours mal. Et ceux qui font cercle à son chevet ne trouvent plus les mots qui soulagent.

La chanson concluait qu’il fallait « trouver docteur pour sauver le Pays. » Depuis, les experts, les spécialistes de toute discipline, dont singulièrement les politologues, les parents et amis se sont multipliés autour du malade. Entre les solutions péremptoires et les mots d’affections qu’il entend, il ne comprend plus grand-chose. Tout vivant que tu es encore, lorsque tu sombres dans l’inconscience, tu entends, oui, mais toute parole devient bla-bla-bla.

C’est sûr qu’au stade où en est la Guadeloupe, elle pourrait bien sentir diminuer sa capacité de croire en quiconque. Même le gadèdzafè du coin n’y peut rien qui, pendant longtemps, fut le dernier recours. Ne serait-ce que par affinité culturelle.

Le pire, c’est la situation du Guadeloupéen. Tout concourt à lui faire croire que plus la Guadeloupe est malade, plus il se porte bien. C’est le Pays qui l’empêcherait de s’épanouir tranquillement par son incapacité d’endiguer les immondices importées, d’éviter dans ses artères l’embolie causée tous les jours par trop d’automobiles, l’insécurité grandissante dont il est le théâtre. Ce pays est comme un boulet. Quand on veut s’élancer, il vaut mieux s’en défaire et s’envoler loin, loin, sans se retourner ou bien, même resté sur place, ne pas trop y penser, le rayer de son agenda, s’occuper de ses propres affaires en jouant perso de préférence… Être en partance tout en étant là.

Toute catastrophe, aussi bien naturelle qu’accidentelle vient prouver la gravité du mal. Eux-mêmes, les guadeloupéens, n’y sont pour rien. Ils sont victimes de leur propre pays, qui ne comprend même pas qu’il faut se bouger pour sortir de l’enclave. Peut-être même faire comme si sa situation géographique, là où passent les cyclones, était juste une mauvaise idée.

Un jour de grève, une minute de barrage, constituent le scandale suprême… «  La Guadeloupe va déjà assez mal, faut pas en rajouter ». On reproche au malade ses poussées de tension ou de fièvre, ses embouteillages dus aux opérations escargots qui ne sont pas pires que cette surabondance quotidienne de bagnoles qui vous font escargots quand vous êtes pressés.

Beaucoup de chômage, à peine tempéré par de nombreux emplois précaires; presque plus rien à produire et à vendre, mais beaucoup à acheter par containers entiers; ces âmes perdues errant dans les rues des villes et des communes, autour des écoles, voire même dedans, portées par des corps qui font frémir par leur jeunesse; un hôpital dit « de référence » qui flambe sans pourquoi ; enfin, des politiciens dont aucun ne fait un miracle… Des bolides qui tuent et ne cessent de se vendre sur une liste aussi longue et quotidienne que les avis d’obsèques.

Tout cela, selon le populaire, n’aurait d’autre explication que la Malédiction. Et cette Malédiction s’appellerait Guadeloupe. Toute autre explication fournie par la raison, la volonté d’y trouver remède, n’est entendue que vaguement dans un brouillard morbide, à travers la cacophonie des klaxons, les tubes qui font le buzz et les wélélé de colère, comme rien d’autre que du bla-bla-bla.

On repense encore à ces mots d’Aimé Césaire …dans [ce pays] inerte, cette foule criarde si étonnamment passée à côté de son cri comme |ce pays] à côté de son mouvement, de son sens, sans inquiétude, à côté de son vrai cri, le seul qu’on eût voulu l’entendre crier parce qu’on le sent sien lui seul ; parce qu’on le sent habiter en [lui] dans quelque refuge profond d’ombre et d’orgueil, dans [ce pays] inerte, cette foule à côté de son cri de faim, de misère, de révolte, de haine, cette foule si étrangement bavarde et muette.

PHIL ET ZÒFI

Dans la rubrique Phil et Zophi

PHIL : Cyclones, assassinats, accidents de la route, notre seul Centre Hospitalier Universitaire qui brûle, bagarres tous les jours dans les Lycées et les grèves à répétition qui repartent… De la folie. O nou kay menm ?

ZÒFI : On va au même endroit, mon cher.

PHIL : Où ça ?

ZÒFI : Ici-même, en Guadeloupe.

PHIL : Alors, c’est ça… On fait du sur-place.

ZÒFI : Si tu veux… Le pourrissement d’une situation qui mûrit sur pied, donc bouge autrement.

PHIL : Là, tu me fais de la Philo, Zòfi.

ZÒFI : Un constat, rien de plus. Qu’est-ce qui s’améliore, d’après toi ?

PHIL : Si je comptais sur un ami pour me rassurer… Eh bien, c’est loupé.

ZÒFI : Tu veux quoi… Passer Noël tranquille ?

PHIL : Entre autres…

ZÒFI : Hélas, je ne peux rien pour toi. Je ne suis pas le Père Noël.

PHIL : Tu cites Macron, maintenant ?

ZÒFI : Il suffit qu’il sorte une banalité, ton Macron, ça devient citation.

PHIL : N’empêche, il l’a dit

ZÒFI : Qu’il ne nous sorte pas un « jirémanman » ! Parce que ça deviendra Parole Sainte.

PHIL : N’empêche… Il me rassure au moins, lui. Plus que toi.

ZÒFI : Eh bien tant mieux ! Je lui laisse volontiers le sale boulot.

PHIL : Et tu fais quoi ?

ZÒFI : Rien d’autre que vivre ici. Dans notre pays de merde.

PHIL : Toute petite ambition… Avoue !

ZÒFI : Oui, je l’avoue : mon Noël s’annonce bien, avec les gens que j’aime, dont quelques grévistes. Et toi, bon voyage !

PHIL : Pourquoi tu te fâches ?

ZÒFI : Moi, fâché ? Non. J’accorde à mes amis des moments de lâcheté… Et même d’idiotie.

Pourquoi les hommes ont-ils des érections le matin ?

Dans la rubrique SEXÔ

Appelées « matins triomphants » par Victor Hugo, les érections matinales touchent la majeure partie des hommes et sont signe dune bonne santé sexuelle. Mais pourquoi les érections surviennent généralement le matin sans raison apparente ? Faut-il sinquiéter si elles nont pas lieu ?

Il est bon de rappeler que l’érection est directement liée au cerveau. C’est lui qui la dirige car il contrôle le système nerveux de l’appareil génital même au repos. Même si elles ont lieu généralement le matin, les érections débutent en fait durant la nuit lors des phases de sommeil paradoxal. Les signaux « d’inhibition » qui maintiennent la verge au repos perdent le contrôle, les muscles lisses se relâchent et les signaux d’excitation prennent le dessus. Les érections matinales ne sont donc pas déclenchées par des facteurs érotiques mais sont le prolongement des érections nocturnes, qui ont lieu 3 à 5 fois par nuit, et se manifestent comme des réflexes neurologiques. Ce phénomène peut également être lié au fait que la vessie soit pleine. Une érection « réflexe » est ainsi provoquée. Il semblerait également que le taux de testostérone matinal soit plus important à ce moment-là ce qui entraînerait une érection.

Au fur et à mesure du temps, et avec l’âge, il est normal que ce phénomène se manifeste de moins en moins. Mais l’absence totale d’érections durant la nuit et au petit matin est soit liée à un problème physiologique dont il faut définir les causes (fatigue, anxiété, stress ou dépression), soit à un dysfonctionnement érectile. En France, un homme sur trois âgé de plus de 40 ans est atteint par des troubles de l’érection et plus de 150 millions d’hommes doivent y faire face dans le monde.

Les champignons hallucinogènes efficaces contre la dépression

Dans la rubrique Santé

Voilà qui va en faire rire plus d’un… Des chercheurs anglais de l’Imperial College ont prouvé l’efficacité des champignons hallucinogènes pour lutter contre la dépression et les troubles de l’anxiété. C’est la substance active appelée psilocybine qui permettrait de diminuer les symptômes.

Pour l’étude, une vingtaine de patients a été suivie avec des doses de cette substance contenue dans les « champignons magiques ». Tous ont connu une amélioration de l’humeur et une réduction du stress et de la peur. L’effet a duré jusqu’à un mois après le traitement. Les chercheurs ont donc évoqué un « coup de pouce temporaire » et une « réinitialisation du cerveau ». 

Des risques outre mesure
Attention toutefois aux risques : comme leur nom l’indique, les champignons hallucinogènes provoquent des phénomènes hallucinatoires pénibles. Ils sont inscrits sur la liste des stupéfiants depuis 1990 en France. Des utilisateurs américains avaient été suivis dans le cadre d’une autre étude et certains avaient générés des comportements violents. Cinq d’entre eux avaient d’ailleurs tenté de se suicider pendant l’expérience. Une nouvelle en demi-teinte donc… Pour soigner de manière plus « soft » les syndromes dépressifs, mieux vaut se fier à l’astuce santé de cette semaine !

 

Trois bonnes raisons de manger des noix de cajou tous les jours

Dans la rubrique Astuces

La noix de cajou comporte de multiples bienfaits pour notre santé. Focus sur trois d’entre eux

– Elle nourrit le corps et prévient les carences alimentaires :
Les noix de cajou son très riches en nutriments. Elles renferment notamment du magnésium, du cuivre, du phosphore, du zinc, du fer, des vitamines E, K, B1, B2 et B6, ainsi que de la vitamine B9 et B5. Tous ces nutriments sont essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.

– Elle réduit le cholestérol :
Les noix de cajou sont riches en phytostérols, des substances à la structure similaire à celle du cholestérol. La consommation quotidienne de 2 g de phytostérols peut diminuer les niveaux de mauvais cholestérol de 10%.

– Elle soulage la dépression :
Il a été scientifiquement prouvé que les noix de cajou peuvent aider à réduire les épisodes dépressifs. Cet effet antidépresseur revient principalement au tryptophane contenu dans les noix de cajou, un acide aminé précurseur de la sérotonine, un neurotransmetteur qui régule l’humeur. Les noix de cajou sont également riches en magnésium, un minéral qui aide à prévenir et traiter la dépression.

Ajoutez donc les noix de cajou à votre régime alimentaire et veillez à en consommer quotidiennement pour profiter de leurs nombreux bienfaits. Notez toutefois que cet aliment est très calorique. Si vous cherchez à perdre du poids, vous devez contrôler vos portions !

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