L’île aux déchets, bientôt un pays ?

Dans la rubrique Environnement

C’est en tout cas ce qu’entend proposer l’organisation environnementale Plastic Oceans Foundation.

Depuis des décennies, le vortex de déchets du Pacific Nord fait légitimement polémique. Découvert en 1997, cette île souvent appelée “le huitième continent” concentre 7 millions de tonnes de déchets, notamment du plastique flottant. La taille de ce continent dépasserait aujourd’hui celle de la France avec ses 640 000 km2. D’autant que le plastique des océans, en plus de blesser les animaux, forme des microparticules ingérées par les poissons…que les hommes mangent… La boucle est bouclée.

Des passeport, billets et timbres « Trash Isles »
Ainsi, pour dénoncer l’impact de la pollution sur la Terre, l’organisation a lancé une campagne quelque peu symbolique pour faire de ce vortex un véritable pays (le 196ème) délicieusement nommé « Trash Isles » (l’île aux déchets). Plus de 140 000 signataires à ce jour et plus de 10 000 demandes de citoyenneté, selon le site Quartz qui précise qu’Al Gore, l’ex vice-président américain, en fait partie. Une demande a été envoyée en septembre dernier aux Nations Unies et des professionnels de la publicité se sont associé au projet en créant drapeau, passeport, billets de banque et timbres. Une communication par l’absurde qui risque de faire parler et bouger les choses. Pour l’heure, le siège des Nation-Unies est resté muet. Si elle n’abouti pas, cette opération aura au moins eu le mérite d’attirer l’attention sur ce problème majeur…

Si vous voulez participer, rendez-vous sur change.org « accept the trash isles as an official country & help protect our oceans ».

Le groupe Heinekein soutient les îles de la Caraïbe

Dans la rubrique Écologie

Trois semaines après le passage des ouragans Irma et Maria, laide aux sinistrés continuent avec la mobilisation des multinationales.

C’est le géant Heineken, présent dans toute la Caraïbe, qui a décidé d’agir la semaine dernière par l’intermédiaire de ses brasseries locales. Ainsi, 100 000 litres d’eau ont été envoyés de Sainte-Lucie à Saint-Martin. 50 000 litres ont été envoyés à Antigua, Barbuda et la Dominique.

En partenariat avec Diageo (autre grand groupe d’alcool et spiritueux), des générateurs électriques ont également été envoyés à la Dominique, à Porto Rico, Barbuda, Saint-Martin et les îles vierges britanniques. Le groupe assure que ses prochains bénéfices récoltés lors de ses manifestations locales seront redistribués à des associations d’aide aux victimes et à des organismes de charité locaux. Une initiative à saluer, évidemment. Pour le directeur général du groupe, Andreas Vogliazzo, « le retour à la normale sera long mais la population de la Caraïbe est extraordinaire et est réputée pour sa résilience et sa détermination. Nous espérons que nos efforts les aideront à se rétablir le plus rapidement possible. »

Si vous souhaitez apporter votre aide via le groupe Heinekein, des collectes de denrées non périssables sont faites dans les différentes brasseries des îles.

Un lave-glace écolo pour votre voiture

Dans la rubrique Astuces Écolo

Les rabat-joies vous diront que si vous voulez être écolo, vous n’avez qu’à pas utiliser votre voiture. Certes, mais les petits ruisseaux font les grandes rivières comme on dit. L’astuce de la semaine concerne le lave-glace de votre véhicule. Il ne vous faut pas grand chose pour le remplacer par un produit beaucoup plus naturel.

– 10 cl de vinaigre d’alcool
– 10 cl de vodka bon marché
– 2 cuillères à soupe de cristaux de soude dégraissant
– 1 cuillère à soupe de savon noir liquide

Mettre tous les ingrédients dans un bidon de 5L et compléter avec de l’eau.

Autre astuce : de l’eau en bouteille mélangée à du liquide vaisselle, cela devrait aussi très bien faire l’affaire…

La légendaire Porsche 550 Spyder

Dans la rubrique Souvenez-vous

Fabriquée à 90 exemplaires, la Porsche 550 est dévoilée en 1953 au salon automobile de Paris.

Elle est équipée d’une capote en toile qui peut être pliée ou complètement enlevée selon le choix du conducteur. Très légère, elle est extrêmement rapide en ligne droite avec une vitesse supérieure à 220 km/h. Le 0 à 100 km/h est atteint en moins de 10 secondes, ce qui est spectaculaire en effet avec un tel moteur de petite capacité (un 4 cylindres développant 110 ch à 7 000 tr/min) au début des années 1950.

« Little bastard »
Une voiture tristement célèbre puisque c’est dans un de ces modèles que l’acteur américain James dean, trouva la mort à l’âge de 24 ans, en 1955. Il l’avait surnommé « little bastard » (traduction : petit salaud).

Beaucoup de gens, par superstition, pensent que le véhicule de l’acteur était maudit. Georges Barris, qui avait préparé la voiture de James Dean, rachète l’épave 2500$. Il se fracture la jambe quelque temps plus tard. Peu après, Barris revend le moteur et la transmission à 2 médecins. Alors que les deux amis se font la course sur la route, c’est l’accident. L’un meurt en percutant un arbre…

Porsche Cayenne : et de…trois !

Dans la rubrique Mécano

En 2002, le constructeur de prestige avait joué les précurseurs en dévoilant son SUV : le Cayenne. Véritable succès commercial pour Porsche, l’année 2017 marque l’arrivée d’une troisième génération. Mais que celles et ceux qui ont la chance d’avoir un Cayenne, deuxième génération, soient rassurés, ils ne seront pas déstabilisés.

Les prises d’air avant sont plus imposantes, ce qui le rend plus dynamique, plus grand. Et pourtant, côté mensuration, la Cayenne 3 gagne à peine six centimètres en longueur et quatre centimètres en largeur. Et puisque l’on est dans les chiffres, là pour le coup, c’est une vraie évolution : le volume du coffre. 770 litres, soit un gain de 100 litres par rapport à la précédente génération.

Le plein de technologies à l’intérieur
Le Cayenne reçoit un grand écran tactile de 12,3 pouces. Le conducteur peut également avoir face à lui, pas moins de cinq compteurs… mais quatre sont numériques, affichés sur deux écrans de 7 pouces placés de part et d’autre du compte-tours. SUV oblige, le Porsche Cayenne 3 bénéficie de nombreuses aides à la conduite, comme le Traffic Jam Assist, ce qui permet une conduite semi-autonome lors d’embouteillages.

Côté freinage, Porsche innove avec, en option, des disques en fonte traités au carbure de tungstène pour une amélioration de la force de freinage et en réduisant la poussière de ses freins.

Seulement des moteurs essence pour commencer
Les moteurs sont inédits sous le capot de ce modèle. La version de base « Cayenne » délaisse le six cylindres atmosphérique 3.6 litres pour adopter un V6 turbo 3.0 litres. La puissance passe de 300 à 340 ch. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 6,2 secondes. De son côté, le Cayenne S troque le 3.6 contre un V6 2.9 biturbo de 440 ch, soit 20 ch de mieux. Il faut 5,2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.

Les tarifs sont plus élevés par rapport aux modèles de la deuxième génération. Il faudra débourser minimum 77 184 € pour le Cayenne, et 94 464 € pour la version S de 440 CV.

Connaître les gestes qui sauvent pour l’examen du permis de conduire

Dans la rubrique News

Un arrêté publié le 18 octobre 2017 au Journal Officiel impose aux auto-écoles « une formation aux notions élémentaires de premiers secours aux candidats à l’examen pratique de la catégorie B ».

Pour faire simple, dès le 1er janvier 2018, les candidats devront justifier de connaissances en matière de premiers secours lors de l’épreuve pratique du permis B. Au cours des 35 minutes que dure l’épreuve pratique de l’examen, l’inspecteur devra poser « une question portant sur les notions élémentaires de premiers secours », indique l’arrêté.

L’objectif du dispositif est de permettre aux témoins d’un accident de la route de réagir avant l’arrivée des secours. Chaque année, 250 à 300 vies pourraient être sauvées si les témoins des accidents connaissaient les gestes de survie.

Si le contenu de la formation et les modalités de vérification des connaissances des candidats doivent encore être précisés, la question de son financement n’a en revanche pas été évoquée par les pouvoirs publics.

World Totem Tour avec Admiral T ce samedi 28 octobre !

Dans la rubrique Média & Culture

Les fans vont être comblés : Admiral T dévoile son nouvel album en Guadeloupe, ce samedi 28 octobre, au Palais des sports du Gosier. Une rencontre avec le public de « Ti Gwada la mwen enmé-y » très attendue !

20 ans de carrière
Christy Campbell, alias Admiral T, Abymien du quartier de Boissard semble multiplier les réussites, depuis son bac scientifique au Lycée du Jardin d’Essai. À 36 ans, Le chanteur, acteur (Nèg Marron) et homme d’affaires (créateur de la marque de vêtements Wok Line avec sa femme Jessica Campbell) nous revient pour ses 20 ans de carrière, avec la même énergie. Plusieurs fois récompensé pour sa musique et son travail artistique — Sacem, Césaire de la musique, meilleur ambassadeur international aux Indies Live Music Award en 2014 — Admiral T, c’est 6 albums, plus de 400 scènes à travers le monde, dont trois Zénith de Paris et plusieurs stades. Pourtant, le chanteur n’en oublie pas les causes humanitaires. Il participe à plusieurs concerts contre la drépanocytose et aide les familles défavorisées au Cameroun. Une humilité qui lui a valu d’être élu Personnalité préférée des Guadeloupéens en 2010.

Ça, c’est le show !
Mise en scène, effets spéciaux, invités : aller à un concert d’Admiral T, ce n’est pas aller à un simple concert mais assister à un vrai show. « Je me mets toujours à la place des spectateurs quand je vais à un concert, au cinéma, voir un spectacle. Il faut qu’au niveau du rythme, il y ait des variations, qu’on ne s’ennuie pas. […] donner plus, en pensant à celui qui ne connait pas spécialement mon répertoire, mais qui est venu comme s’il était allé voir un bon film qu’on lui a recommandé, mais dont il ne connait pas les acteurs. », expliquait le chanteur dans une interview à RFI en avril dernier. Avant ce concert en Guadeloupe, Admiral T a déjà entamé sa tournée au Canada aux États-Unis, en Haïti, mais aussi en Colombie et au Chili où des milliers de personnes scandaient « Ti Milo Ti Milo », ce titre, en mode dancehall, du chanteur et flûtiste martiniquais, Eugène Mona. Et en avril dernier, la quatrième plus grande salle au monde, l’AccorHotels Arena : 20 000 personnes pour toucher l’horizon, salle comble ! Après la Guadeloupe ce samedi, il repartira en Martinique, en Guyane, puis dans plusieurs villes de France.

Totem
« Mwen ka mandé-w kléré chimen an mwen » chante Admiral T, dans ce nouvel opus Totem, ou encore ce titre, « Menace to society », à l’image d’un chanteur qui encourage et dénonce : « Quand j’écris, je me concentre essentiellement sur ce que je trouve important à mettre en lumière et à défendre. Je n’hésite pas non plus à pousser des coups de gueule lorsque je trouve que c’est nécessaire. C’est naturel chez moi, je ne calcule pas les choses, j’écris ce que je vis et je dis ce que je vis. » Même si, depuis Mozaik Kréyol confiait-il, toujours à RFI, « Ça a beaucoup évolué sur le plan musical […] Mais sur le fond, je veux faire passer les mêmes messages. J’ai juste changé d’approche. Les thèmes que j’abordais, je les traite aujourd’hui de manière plus poussée au niveau de l’écriture. […] J’ai ajouté des cordes à mon arc, tout simplement. ». Pour ce concert unique, Admiral T entend prendre soin de toujours faire de faire passer les valeurs inculquées par ses parents : le respect, la justice, l’égalité, la volonté, la droiture et le goût pour la culture.

San kont pa ni kontè

Dans la rubrique Le coin bouquin

Après Le grand maître de la Savane, Marie-Josette Meril et Patrick Boisseval nous reviennent avec un recueil de contes animalier, San kont pa ni kontè. Les enfants y appréhenderont un imaginaire peuplé d’animaux domestiques et d’insectes.

Un outil qui leur permettra de connaître le comportement de ces derniers, de les apprécier et de les respecter. Les auteurs, tous deux animateurs et poètes, laissent filtrer, à travers cet ouvrage, leur passion pour la vie, la nature et la Guadeloupe ! « Je porte ma modeste contribution au bonheur de ceux qui m’entourent, en leur permettant de voyager dans un monde féerique. », s’inscrit Patrick Boisseval, également formateur et surtout « artiste dans l’âme ».

San kont pa ni kontè, Marie-Josette Meril et Patrick Boisseval aux éditions Nestor.

La « faillite » de Pointe -à-Pitre

Dans la rubrique Ça devait arriver

En 2016, la ville de Pointe-à-Pitre a atteint un résultat global déficitaire de 56 millions sur le CA 2016 corrigée par la chambre.

C’est le 5 avril dernier que le conseil municipal avait voté son budget en oubliant quelques éléments majeurs à mettre dans la case dépense. La CRC a passé au peigne fin tous ces postes pour aboutir à un déficit équivalent à 122 % des recettes réelles de fonctionnement.

En résumé, l’arrêté des comptes de la commune une fois revu et corrigé présente un déficit de 16 millions d’euros en section de fonctionnement et 39 millions en investissement.

Rarement une commune n’a été aussi plombée. Le poste à l’origine de ce déséquilibre, c’est celui des « restes à réaliser ». Il concerne essentiellement la participation de la ville au programme de rénovation urbaine estimé par les comptables publics à 38,3 millions d’euros et qui pourraient même se voir augmenté de 8 millions d’euros au titre des surcouts sur les projets en cours

En d’autres termes, c’est bien le programme RUPAP qui est pointé du doigt. Initié dans les années 2004-2005, le maire de Pointe-à-Pitre est la pièce maitresse de ce dispositif de rénovation urbaine. C’est lui « le porteur du projet » même s’il est assisté dans sa préparation par l’ANRU (Agence nationale de la rénovation urbaine). Aujourd’hui le taux de réalisation est de 71%. Les projets abandonnés représente 30,6 millions d’euros soit 21 % de la partie du programme financé par la commune. Enfin, la CRC estime que le nombre de projets en cours, à 3 ans de la fin du programme, apparaît particulièrement élevé et leur taux de réalisation particulièrement faible avec seulement 23 %.

Ces modifications apportées par la CRC se répercutent directement sur le budget primitif 2017 qui accuse un déficit de près de 57 millions. Ce budget en déséquilibre traduit l’engagement excessif de dépenses qui donneront lieu à des impayées envers les fournisseurs, les organismes de solidarité, et l’Etat entre autres.

Désormais, la dette par habitant atteint les 3 400 euros et la durée nécessaire au désendettement de la commune est de plus de 38 ans. Évidemment les administrés craignent désormais un matraquage fiscal.

 

Les assises des Outre-mer … deux ans plus tard

Dans la rubrique Analyse et décryptage

Rien à dire nos politiques sont d’excellents tribuns.

Lorsque l’on écoute Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, nous vendre les assises, on ne peut qu’être envouté : « permettre à l’Etat de réaffirmer sa détermination à accompagner les outre-mer », « permettre aux outre-mer de se réinventer en territoires d’excellence et d’innovation » et « redonner la parole à ceux qui ne la prennent plus et ont perdu confiance en l’action publique » (…) « Mais quel est donc ce machin administrativo- politique », s’interroge mon confrère et ami Ronan Ponnet. Et il a raison, car si le paquet cadeau est joliment fait, c’est le contenu qui nous importe, à nous insulaires. Ces assises sont-elles les dignes héritières des états généraux de l’outre mer de 2009 ? On pourrait bien le penser car le principe est le même : des ateliers locaux, suivis d’une synthèse nationale. Cette synthèse qui en 2009, avait débouché sur 137 mesures, dont beaucoup sont restées inappliquées. Quand aux conclusions localement, elles devaient être rendues publiques quelques mois plus tard par les présidents des collectivités majeures et on les attend encore. Alors oui si, le procédé est identique, il y a de quoi s’inquiéter et surtout toutes les raisons de ne pas espérer. Au mieux, s’attendre à un catalogue généraliste et flou d’engagements non tenus. Voilà ce qui fait bondir Annick Girardin qui croit dur comme fer aux bienfaits de cette consultation populaire. La première, a eu lieu lundi en préfecture, en présence notamment de la présidente du conseil départemental, Josette Borel Lincertin Laquelle il n’y a pas si longtemps avait menacé de boycotter cette rencontre s’il n’y avait pas de solution proposée pour maintenir les emplois aidés outre-mer. Cette menace a payé puisqu’elle a obtenu le maintien du nombre de contrats en 2017 et en 2018 au niveau de 2016 avec une durée, un volume horaire et des taux de prise en charge par l’Etat, inchangés.

Elle a d’ailleurs souhaité dans le cadre de ces assises, la mise en place d’un atelier spécifique pour réfléchir et proposer des dispositifs d’accès à l’emploi plus efficaces pour l’insertion des jeunes, dans la vie active. Maligne la présidente, il est vrai aussi que cette collectivité est rodée : assises de la famille, assises des personnes âgées… La région à l’inverse, a déclaré forfait. Le président a brillé par son absence tout comme le sénateur Victorin Lurel. Tant pis pour ceux qui manquaient à l’appel, ils n’auront pas pu ressentir cette impression de scepticisme général devant ce dispositif qui avant de faire du bien, va renvoyer à au moins deux ans, les décisions budgétaires urgentes dans des domaines sensibles comme la sécurité et l’emploi des jeunes. Et oui, publication du libre bleu (projets) en mai 2018, puis sélection des projets labellisés, en Guadeloupe, en 2019, et financement réel pas avant 2020 !

ISF version Macron

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

Le gouvernement Macron a décidé de transformer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Cette initiative aura pour conséquence de réduire de trois quarts les recettes de l’ISF, soit 3,2 milliards d’euros. Un cadeau qui profitera surtout aux plus fortunés.

Le périmètre du calcul de l’ISF est celui foyer fiscal, c’est à dire les couples et les enfants mineurs. Toutefois son calcul ne varie pas en fonction du nombre de personnes rattachées au foyer fiscal, mais bien du patrimoine possédé.

Jusqu’ici, le périmètre de l’ISF allait bien au-delà du patrimoine immobilier. On comptait certes les propriétés (maisons, appartements, terrains, etc.), mais aussi les placements financiers et les liquidités (espèces, comptes courants, etc.), les meubles, les véhicules, les chevaux de course, les bijoux… L’exécutif compte sortir de l’assiette de l’ISF, les valeurs mobilières (détention d’actions, d’entreprises, d’obligations…). L’ISF version Emmanuel Macron sera donc réservé aux foyers fiscaux dont le patrimoine immobilier exclusivement, dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier de l’année.

Seulement la question pertinente que se posent les détracteurs c’est : Où les super-richesconcentrent-ils leur fortune ? En actions et en placements boursiers principalement, qui ne rentreront plus dans le périmètre du nouvel ISF. On va donc avoir un impôt exclusivement pour les “petits riches”
Aujourd’hui, il y a « 330 000 redevables de l’ISF pour une recette de 4,1 milliards d’euros », a affirmé le ministre de l’économie Bruno Le Maire devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale. La réforme voulue par le gouvernement va faire sensiblement diminuer cette recette, puisqu’elle ne devrait plus représenter qu’autour de 850 millions, soit une baisse de 3,2 milliards. A l’arrivée, environ 150 000 personnes en resteront redevables, selon le ministre, soit 40 % des foyers concernés jusqu’ici.

En Guadeloupe en 2010, 400 foyers étaient redevables de l’ISF soit 0,36% des contribuables alors que 25,5 % de la population bénéficie de la CMU.

Tout naturellement, leur nombre va diminuer, mais ceux qui comme à Saint-Barth ont juste hérité de terrains qui ont pris de la valeur, continueront à payer ISF, sans pour autant posséder des fortunes… pas très juste tout ça.

François Mitterrand, l’excellence politique

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Eric Jalton est né aux Abymes en 1961. Il quitte la Guadeloupe en 4ème alors qu’il est scolarisé au collège Massabielle, pour accompagner ses parents qui s’installent à Paris. Il va poursuivre ses études, jusqu’à l’obtention de son doctorat en chirurgie dentaire, en 1987, avant de rentrer « dare dare » sur son île qui lui manque terriblement.

Son cabinet dentaire est à quelques mètres de la maison familiale, mitoyen avec le cabinet médical de son père Frédéric Jalton. Homme politique à la réputation bien ancrée, c’était aussi un personnage humain et généreux qui soigne gratuitement ceux qui ne peuvent le payer. « C’est certain, à coutume de dire son fils, que cette empathie m’a contaminé, avant même qu’il ne me transmette la fibre politique ».

Naturellement, lorsque l’on est fils de maire, très tôt, cette ambiance si particulière devient votre quotidien. Les administrés, les conseillers et les alliés, ne se contentent pas de rendez-vous à la mairie, les retrouvailles se déroulent souvent aussi à la maison. Eric est un jeune garçon observateur et curieux, il perçoit ce milieu, s’en imprègne, mais dit-il si sa route n’avait pas croisé celle d’un autre homme, jamais il n’aurait milité de manière aussi jusqu’au-boutiste, jamais il ne se serait engagé de façon aussi personnelle. Cet homme, c’est François Mitterrand pendant la campagne des présidentielles, en 74. Il est face à Valery Giscard d’Estaing, au 2ème tour, et Eric qui n’a pourtant que 13 ans, il ne rate pas une seule de ses interventions. Il est fasciné par ses talents d’orateur, pas son charisme, ses idéaux, sa façon de s’adresser aux français, sa manière d’assurer l’union de son parti, d’aborder des thèmes comme le social, la solidarité, l’humain, le partage des richesses et toutes les autres valeurs de la gauche, à l’époque.

Il s’est identifié à lui, il a adhéré à sa vision, et s’est lancé dans la bataille quelques années plus tard. 1992 il est élu conseiller régional puis conseillé général en 1998. En 2002, il devient député et en 2008, maire des Abymes. Et il y a 3 ans il prend les rênes de la communauté d’agglomération Cap Excellence. Une vie politique intense comme celle de son mentor.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Enfin une Médiation de l’Eau en Guadeloupe 
La Médiation de l’Eau est une association créée en octobre 2009 basée à Paris et spécialisée dans le règlement des litiges entre les opérateurs de distribution d’eau potable d’assainissement et les usagers. Son objectif serait d’amener une solution pérenne à cette situation complexe maintes fois signalée par le comité de défense des usagers de l’eau, en Guadeloupe. L’Office de l’Eau de son côté, a entrepris l’installation d’une cellule de médiation locale qui pourrait travailler conjointement avec cette nouvelle association qui va s’appuyer sur son expérience acquise sur le territoire national afin de créer, ici, un nouvel espace de règlement des litiges entre les services d’eau et leurs usagers. L’association sera basée à Bergevin et opérationnelle dès le début du mois de novembre.

Le CHU des Abymes échappe aux entreprises locales
Les critères de consultation pour la construction du nouveau CHU des Abymes risquent bien d’exclure les entreprises locales… de fait
Car lorsque l’on demande à une entreprise de réaliser un chiffre d’affaire à l’année de 200 millions d’euros, il est évident qu’aucune localement ne répond à ces critères. Et pour les autres lots, les exigences en matière de CA oscillent entre 7 et 20 millions, jamais moins. Voilà qui écarte la plupart de nos entreprises et laisse le champ libre à des multinationales comme Vinci propriétaire du groupe Gétélec en Guadeloupe, ou encore l’entreprise Italienne Inso ou l’incontournable Bouygues déjà en charge du futur Palais de justice de Pointe-à-Pitre. Quel paradoxe ! Alors que le conseil départemental supplie pour le maintien des emplois aidés et que l’insertion est un des ateliers phare des assises de l’Outre-mer.

Mélange électrique
Depuis sa fermeture, le collège Campenon a fait l’objet de bien des grincements de dent entre la ville de Basse-Terre et le Conseil départemental, chacun réclamant le bénéfice de la propriété des installations. Un accord semble avoir été trouvé et l’immobilier réparti entre les protagonistes. Les locaux du service social et la direction des ressources humaines reviennent au Département (2 bâtiments) et les autres salles sont pour les associations de Basse-Terre (1 bâtiment). C’est parfait mais est-ce normal s’interroge le syndicat CFTC que le câble électrique qui relie l’ensemble de tous ces bâtiments soit sous la seule responsabilité du département qui alimente en électricité les locaux désormais « à la ville ». Chacun ne devrait-il pas payer ce qu’il consomme.

Une pétition adressé à dieux pour annuler la mort de Jean Rochefort

Dans la rubrique Incroyable

Sa mort le 9 octobre dernier a montré à quel point l’acteur pouvait être aimé des Français. Pour preuve, cette demande de «retrait immédiat de sa disparition», déjà signée par plus de 19.000 personnes.

La disparition du célèbre acteur Jean Rochefort, à l’âge de 87 ans a provoqué peine et grands sanglots en France. Au point qu’un certain Philippe Silvestre, refusant l’idée même de le voir partir, a décidé de lancer une pétition pour le moins singulière et insolite, publiée le même jour sur le site change.org, afin de contester sa mort.

« Compte tenu du contexte international actuel, compte tenu de la situation économique et politique de notre pays, compte tenu que plus de 1600 personnes meurent déjà en moyenne chaque jour dans notre pays, nous ne pensons pas que cette disparition soit appropriée.

Nous demandons le retrait immédiat de cette mesure et le retour à la situation précédente, qui satisfaisait tout le monde. »

Cela ne le fera certes pas revenir, mais nul doute que l’acteur aux plus de 120 films, passionné autant par les chevaux que par la comédie, aurait souri de cette farce !

 

https://www.change.org/p/dieu-retrait-immédiat-de-la-mort-de-jean-rochefort

 

Somalie : l’attentat de Mogadiscio

Dans la rubrique Dans le reste du monde

La Somalie, pays en guerre depuis des dizaines d’années, a été une nouvelle fois frappée par l’horreur. Un attentat au camion piégé à Mogadiscio, la capitale, a fait près de 300 morts et des centaines de blessés samedi dernier.

« C’est un État qui n’existe plus. Aujourd’hui, si le président règne sur Mogadiscio, c’est déjà beaucoup », a estimé Louis-Magloire Keumayou, journaliste et président du Club de l’information Africaine, interrogé mercredi soir sur Europe 1. L’attentat, toujours pas revendiqué mais selon toute vraisemblance mené par le groupe Al-Chabab (affilié à Al-Qaida), est le plus meurtrier jamais commis en Somalie. La Somalie est en deuil. Et la ville compte ses morts. Mais combien sont-ils, sous les gravats, transportés sur les petits brancards ou dans les morgues de fortune : 150, 200, 250 ? « Nous avons confirmation que 300 personnes sont mortes. Ce bilan va s’alourdir », a indiqué lundi le chef des services ambulanciers de la ville.

L’attaque terroriste a ciblé l’intersection « Kilomètre 5 », l’un des croisements les plus populeux et embouteillé de la capitale, ceinturé d’immeubles, de minibus prêts à partir et de vendeurs à la sauvette ou de bidons d’essence. Elle a été conçue pour tuer le plus possible.

Pour faire face, les pays alliés de la Somalie, comme la Turquie, envoient des médecins et du matériel médical. Et la diaspora somalienne, notamment au Kenya, s’organise pour donner son sang.

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