Malendure : Première plage payante de Guadeloupe

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Les boutiquiers de la plage de Malendure appellent ça « anti-commercial », le maire, Thierry Abelli, lui préfère parler de « Tourisme Solidaire ».

Les premiers grognent, le second se réjouit d’avoir trouvé la solution pour entretenir la plage sans avoir à taxer les riverains. L’idée des horodateurs sur le parking d’une plage est innovante en Guadeloupe, c’est même la première du genre. Interrogé par mon confrère Ronan Ponet, Thierry Abelli explique que l’entretien de la plage lui coûte 150 000 euros chaque année contre 80 000 euros d’investissement pour l’installation des parcmètres, pour un gain espéré en 2018, de 200 000 euros !

Malendure va donc devenir un « centre de profit » même si les Bouillantais pourront y stationner gratuitement et même si les compteurs feront une pause entre midi et deux pour ne pas pénaliser les restaurateurs.

Et malgré tout, cette initiative n’est pas du goût de tous les commerçants de la plage. Ils reprochent déjà à la municipalité le manque d’entretien du site comme l’état des toilettes ou l’absence de ramassage régulier des poubelles. Pourtant, ils ne sont pas vraiment en position de se plaindre, car déjà très favorisés par la commune. Il suffit de regarder les camions ambulants installés, pour comprendre qu’au fur et à mesure, ces gens là ont pris leur aise : plate forme en béton, deck pour la terrasse, auvent pour protéger les clients du soleil… Et bien souvent pour un loyer mensuel de 91 euros !!! Alors a-t-on envie de leur répondre, à ce prix-là, regroupez vous et gérez l’entretien du lieu. Mais voilà, à force d’être chouchouté, on prend de mauvaises habitudes.

Quant à l’installation des horodateurs, cette idée pourrait bien inspirer d’autres élus, pour d’autres sites grandioses comme à la Pointe-des-Châteaux ou sur la plage de Deshaies ?

 

2 Comments

  1. Ou est le problème:
    Les pollueurs doivent être les payeurs. An nou Arété salopté péyi’la!
    Des petites municipalités animés, ponctuellement ou pas, ne peuvent pas organiser trois ramassages de déchets jour, incluant w-e,j-f, j chômé et ponts. Chez nous, personne ne rechignent autant à payer ailleurs, ou encore pour des futilités importés.
    Payer doit être perçu comme la base d’un engagement citoyen au niveau local. En contre partie, comme pour la taxe d’hébergement,
    la traçabilité doit être le maître mot, car les attentents en équipement et aménagements sont légitimes.
    Peu être que nos élus ont trop longtemps traînés des pieds à mettre en place ces mesures pratiques, mais impopulaire qui demande du travail et ne leur rapport rien sur le plan personnel.

  2. J’ajoute que l’autre argumentaire pour justifier des accès payant à des sites public est
    – La création d’emploi ferme de proximité via peu être des partenariats avec des associations ( assos classees d’intérêt public) déjà existantes.. plutôt que des prestataires extérieurs.
    La balle est en tout cas dans le camps de nos élus

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