L’insertion côté pile et côté face

Dans la rubrique Ça devait arriver

Il semblerait qu’une partie des opérateurs de l’insertion par l’activité économique, attendent encore d’être payé sur l’année 2017. Pourtant la présidente de la collectivité départementale ne manque pas de répéter que « l’insertion c’est sa priorité ». La réalité, c’est que pour la première fois depuis la création de l’ADI (agence départementale d’insertion) en 1995 qui gérait plus de 4000 emplois CIA/an, que les services départementaux ne réussissent plus à atteindre l’objectif semestriel des 230 contrats.

Concrètement, le PDI (Programme départemental d’Insertion) regroupe l’ensemble de l’offre d’insertion offerte par le Département alors que le PTI (Pacte Territorial pour l’Insertion) est un pacte conclu avec les partenaires pour la mise en œuvre du PDI. Pour la CFTC, il serait devenu très difficile au conseil départemental de faire progresser l’insertion. Dans les faits, depuis juin 2017, il n’y a eu aucune réunion pour le suivi du PDI et du PTI. Malgré cette absence d’analyse et l’évaluation des besoins, en 2018, il a été voté la reconduction du programme et du pacte.

En revanche, il y a une forme d’insertion qui semble se porter à merveille. Elle concerne les proches de nos élus qui trouvent trop facilement un emploi. Pourtant la loi du 15 septembre 2017 rappelle à l’ordre ces « tricheurs ». Il est désormais interdit à l’autorité territoriale d’avoir recours au sein de son cabinet à un emploi familial. Est ainsi proscrit pour les membres de cabinet, le recrutement du conjoint, des parents et des enfants. Dernier «écart» en date car on ne reviendra pas sur les cas de Jacques Anselme ou de Claudine Bajazet pour ne citer que ceux là, c’est le tour de Manuelle Avril recrutée récemment à l’office de l’eau. Or elle est élue départementale et vice-présidente du département. Or le directeur de l’office de l’eau qui l’a recruté, l’a lui-même été par Josette Borel Lincertin, et soumis à son autorité hiérarchique. Or, l’Office de l’eau est un établissement public départemental, dont le conseil d’administration est composé majoritairement d’élus départementaux. Or il semble y avoir un léger problème de déontologie dans ce dossier.