La fin du 90 km/h, même pour le Premier Ministre !

Dans la rubrique Dans le reste du monde

Le gouvernement d’Édouard Philippe a annoncé, ce mardi 9 janvier, l’abaissement de 90 km/h à 80 km/h de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens, sans séparateur central. Quelque 400 000 kilomètres de route du réseau français sont concernés. Mais les automobilistes sont partagés.

Près de six Français sur dix (59 %) se disent opposés à un tel abaissement, selon un sondage Harris Interactive diffusé mardi. « Les trois quarts des Français n’en veulent pas parce qu’ils ne la comprennent pas », affirme Daniel Quero, le président de 40 millions d’automobilistes, qui revendique 600 000 signataires pour une pétition contre les 80 km/h.

80km/h au lieu de 90, pourtant, en termes de vitesse sur la route, le Premier ministre, qui a dévoilé le plan à l’issue d’un Comité interministériel de la sécurité routière, n’a pas toujours été un modèle. En octobre 2015, Edouard Philippe, alors maire Les Républicains du Havre, avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d’autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d’une voiture de la municipalité. A l’époque, l’élu LR avait joué la carte de l’honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait rendu publique son infraction dans un communiqué : « La gendarmerie nationale m’a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l’objet d’une décision du tribunal de police », avait-il poursuivi.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*