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Le coup de gueule d’André Attalah
Suite à la réunion sur l’eau provoquée par la présidente de la CASBT, « je n’ai pas voulu jouer à l’hypocrite, je ne me suis donc pas excusé parce que j’avais décidé de ne pas aller à cette réunion. Je considère qu’il s’agit d’une vaste mascarade et je pèse mes mots (…) Je rappelle, à toutes fins utiles, que la majorité du conseil régional, dont je faisais partie, à l’époque de Victorin Lurel, avait déjà proposé de réunir l’ensemble les décideurs : conseil régional, conseil départemental, office de l’eau, Etat, dans le but de créer une structure unique de l’eau. Lucette Michaux Chevry a fait partie de ceux qui ont refusé de siéger à cette commission et aujourd’hui, elle nous demande un rassemblement (…) Et surtout je lui reproche de vouloir régler le problème de l’eau en Guadeloupe, alors que celui de Basse-Terre n’est pas résolue. Son compte administratif a été mis en minorité tout simplement parce que le taux d’exécution du budget annexe « Assainissement » n’a été que de 25% ! Quand on sait l’importance du problème de l’assainissement à Basse-Terre… on peut s’interroger sur le choix du calendrier.

Appel à la Solidarité contre le chlordécone
Philippe Verdol est le président de l’association EnVie-Santé, mais il est aussi maître de Conférences en Economie à l’Université des Antilles et membre de la section Guadeloupe de la Ligue des Droits de l’Homme. L’association s’est faite connaitre il y a quelques années en faisant aboutir l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides agricole outre-mer. Aujourd’hui elle poursuit son combat sur l’impact du chlordécone et des pesticides en général, sur notre santé. Elle s’appuie notamment sur les conclusions de Luc Multigner chercheur à l’Inserm de Rennes et au CHU de Pointe-à-Pitre. Lequel a révélé que le chlordécone est le toxique le plus répandu dans les cours d’eau aux Antilles et dans le sang des Antillais : environ 90 % des Guadeloupéens sont contaminés. Aussi l’association a décidé d’aller devant les tribunaux une nouvelle fois et fait appel à la générosité de tous pour payer les honoraires d’avocats.

Belle idée… mais c’est tout
Le Conseil régional et l’Association des Ecrivains de la Caraïbe ont eu une démarche très intéressante en souhaitant faire découvrir au plus grand nombre (toujours les mêmes) le panel impressionnant de nos maisons d’édition sur un si petit territoire. C’est bien la preuve du dynamisme de la littérature guadeloupéenne. Jusque là tout va bien. La présentation a eu lieu au Mémorial Acte sous l’appellation poétique de « Écho de lecture Et Intimité de la dédicace ». Ce qui fut réellement intime en vérité, c’est la longueur des interventions. Au lieu de séduire le public avec une idée originale de présentation, ils se sont contentés de lire une succession d’extraits d’ouvrages… à n’en plus finir. A refaire donc mais autrement.

Saint-Martin : mauvaises nouvelles pour les aménageurs et les politiques locaux
Il fallait s’y attendre. Après le passage des deux ouragans et la note salée des indemnisations, l’Etat français a décidé de « reprendre l’île en main ». Il y aura bien une préfecture de plein exercice et un renforcement du nombre de fonctionnaires à Saint-Martin. Le fonds d’aide à la reconstruction ne sera pas global. Le gouvernement ne souhaite pas remplir une tirelire dans laquelle viendront puiser les politiques et les aménageurs locaux, comme le dit non sans humour mon confrère Ronan Ponnet. Le gouvernement va faire passer la reconstruction par la mise en place de normes conditionnant les projets. Et c’est bien la loi française qui sera applicable en matière d’urbanisme. Les projets seront étudiés un à un et devront répondre à des normes environnementales et notamment anti-cyclonique. Finalement Saint-Martin pourrait devenir le premier territoire véritablement européen

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Le maire de Sainte-Anne joue les Caliméros
Christian Baptiste semble ne pas comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes s’acharne sur sa commune, lui qui a suivi « à la lettre » les préconisations du « gendarme » des collectivités. Et il le dit sur les ondes et par voie de communiqué : il n’a rien à se reprocher. D’abord, il a réduit les dépenses à moins de 6,1 millions comme lui demandait la CRC, il a sensiblement réduit les charges du personnel depuis 2015, il a amélioré le produit de la fiscalité, le rendement de la taxe de séjour et enfin il a rétabli la capacité d’autofinancement et limiter les investissements au strict nécessaire et même renégocié les emprunts bancaires. Alors Non mais Oh !!! C’est presque à vous dégouter de faire des efforts.

Sapotille/Chalus à couteaux tirés
En accusant la région d’être à l’origine du déficit de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale du Nord Basse-Terre qu’il préside, Jocelyn Sapotille s’est attiré les foudres du président de Région. Et Ary Chalus rappelle quelques vérités que son « accusateur » semble avoir oublié comme le fait que la Chambre Régionale des Comptes a considéré illégal d’exiger de la Région le reversement d’une partie de la taxe pour le fonds routier. Ou encore que la compensation au titre des services de transports urbains ne serait pas du ressort de la Région mais bien de la CANBT qui a décidé de maintenir ces lignes.

Un sourire qui ne séduit plus
Alain Clément, simple citoyen, s’est senti exaspéré lorsque pour répondre à quelques critiques sur le problème récurrent de l’eau, Lucette Michaux Chevry s’est contentée de répondre qu’il suffirait de faire « comme par le passé pour l’eau » le tout accompagné d’un large sourire. Mais surtout, il s’interroge sur le positionnement des autres présidents de communautés de communes dans ce contexte. Et bien il n’est pas le seul à se poser la question. La réponse n’est pourtant pas sortie de la grande réunion qu’elle a organisé avec tous les parlementaires, mardi dernier. Ce n’est qu’une énième réunion autour de l’eau.

Un prochain bus de mer
La région souhaite mettre en place un syndicat unique de transport qui se chargerait de gérer, pour le compte de la collectivité majeure, le transport interurbain et scolaire. Il serait également responsable du nouveau service par bus de mer qui entre en activité en début d’année 2018 entre le Gosier, Pointe-à-Pitre et Jarry, avant de l’étendre sur le Grand Cul de sac marin.

Ernest Moutoussamy nous conte Saint-François
Ernest Moutoussamy aime écrire. L’ancien député-maire de Saint-François vient de publier aux éditions Nestor, un ouvrage « en hommage et en reconnaissance à tous ceux qui nous ont laissé cette commune en héritage ». Sur une centaine de pages bien illustrée, il passe en revue la nature et les hommes de cette parcelle du territoire guadeloupéen comme une « signature sur la joue du temps ». Il y met en exergue, outre l’occupation dans le temps des différentes communautés ethniques, leur patrimoine religieux, culturel, touristique et industriel d’une population ayant contribué à donner une identité remarquable à cette commune. Un bel ouvrage de bibliothèque

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Le comité de l’eau bloqué par le feu
Il était prévu mercredi, que le komité dlo goubé bloque toutes les routes de Capesterre B.E à Basse-Terre. Mais dès mardi soir, le préfet de Région leur a demandé au nom du civisme de ne pas mettre leur menace à exécution pour permettre le transport des malades du CHU évacué pour cause d’incendie, vers le CHBT.

Nos politiques sur la brèche
Ils sont extraordinaires de réactivité nos politiques lorsqu’il s’agit d’envoyer des communiqués de presse, à chaque occasion. Pour les décès d’une personne connue c’est traditionnel, mais désormais tout est prétexte pour réagir. Un feu au CHU et Justin Bénin en profite pour saluer la mobilisation et le professionnalisme des soldats du feu. Lesquels à mon avis se sont souvent retrouvés dans des situations bien plus dramatiques et dangereuses…

Mais accordons à Justin Bénin le droit de monter au créneau puisque c’est quand même elle, au titre de député, qui a formulé ses inquiétudes, il n’y a pas si longtemps auprès d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et de Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes sur l’état de vétusté du CHU et ses problèmes budgétaires chroniques.

Les 46 assises de la presse francophone
Cette année, les Assises organisée par l’Union de la presse francophone (UPF) se sont déroulées à Conakry, en Guinée. Et comme chaque année, la délégation de Guadeloupe était présente, composée de dix membres dont Jean Claude Rodes, membre du comité international de l’UPF et directeur du Progrès social. Il est intervenu brillamment pour une présentation sur le thème « lanceur d’alerte : la frontière entre journalisme et citoyenneté ». De manière moins formelle, Danick Zandronis, rédacteur en chef de ZCL et CCN, a pris la parole pendant une conférence, pour rappeler le rôle de colonisation française et la place des békés en Guadeloupe. Une intervention qui n’a pas été du goût de tout le monde, mais qui a aussi séduit, notamment les journalistes africains présents.

Il est temps de clarifier les compétences
Dernier exemple en date : le tribunal administratif a choisi d’annuler la délibération du conseil régional sur la taxe spéciale de consommation sur les carburants, demandant au conseil départemental de lui reverser les 20 millions d’euros de recettes. Une nouvelle fois, les compétences de ces deux structures majeures ne sont pas clairement définies et le plus souvent se chevauchent avec l’’accord des uns et des autres, selon les situations. Il serait temps pour une organisation objective de définir clairement les « prés carrés » de chacun ou alors de passer à une collectivité unique.

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Les assises … elles font parler
A l’occasion de sa première émission télé consacrée aux assises de l’Outre-Mer, organisé par Guadeloupe 1ère, on a pu entendre notamment la voix du jeune président des pêcheurs, Mr Vincent, en bisbille avec l’Europe, notamment sur la politique restrictive et inadaptée des armements de pêche et de la délimitation des eaux territoriales avec nos voisins de la Caraïbe qui face aux envolées théoriques et formelles de l’universitaire Pierre-Yves Chicot et aux propos institutionnels de Marie-Luce Penchard, a pu faire admettre qu’il avait à faire bouger les lignes en faveur de la profession. Autre intervention celle de Max Etna, qui a solennellement convié les « débatteurs » et les auditeurs à « être progressistes et non frileux » sur la question de l’évolution institutionnelle vers une autonomie, constatant que la Guadeloupe va mal et que cela ne s’est guère amélioré depuis 2009, date les Etats Généraux de l’Outre-Mer.

L’Europe en a marre des fake news
Les « fake news » sont une maladie contre laquelle l’Europe doit se « vacciner », estime Mariya Gabriel, commissaire au numérique, qui vient de lancer une consultation publique sur la manière dont l’UE devrait réagir. La Commission a publié un questionnaire et récoltera les réponses du public jusqu’en février, afin d’orienter le document de stratégie qui sera finalisé début 2018. Celui-ci ne sera pas juridiquement contraignant, mais présentera une série de recommandations sur la manière dont les plateformes comme Facebook et Youtube devraient limiter la diffusion de  fausses informations.

Coopération régionale : on dirait que ça bouge
La 13ème édition de la conférence de coopération régionale qui s’est achevée le 17 novembre dernier en Guadeloupe a donné lieu à de nombreux échanges et discussions mais à peu d’actions opérationnelles et concrètes si ce n’est cette innovation notable formalisée par la signature, mercredi,d’une convention entre la Région et l’Agence Expertise France. « Elle aidera la Guadeloupe » comme l’a dit le président Ary Chalus, à vendre et à exporter son expertise dans notre région. A retenir aussi de cette réunion, le propos du directeur adjoint de cabinet de la ministre de l’Outre-mer qui a annoncé le doublement des fonds FEBECS dont la vocation est de permettre les échanges en matière sportive, culturelle et d’éducation avec nos voisins.

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L’Europe reconnait des dysfonctionnements
Une fois n’est pas coutume, l’Union européenne a décidé de modifier ses règlements en matière de pêche dès 2018. Et ce n’est pas du luxe. En effet, notre pêcherie, comme celle de la Martinique est artisanales et n’a rien à voir avec l’industrie de la pêche d’autres pays européens qui partent des jours en mer pour ramener des tonnes de poissons. Et même s’il s’agit d’aller pêcher au milieu des bancs de poissons pélagiques, l’idée est de partir le matin et de rentrer dans l’après midi. Or les consignes européennes telles qu’elles sont posées aujourd’hui ne correspondent absolument pas à la réalité du marin pêcheur Guadeloupéen. IL a fallu du temps mais le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, a finalement accepter l’idée de revoir le positionnement de l’Europe sur les régions ultra périphériques principalement sur le matériel de pêche, l’équipement et la motorisation.

Les experts guadeloupéens veulent rayonner en Caraïbe
La collectivité régionale a organisé un forum pour les experts architectes, urbanistes, ingénieurs du BTP et a signé une convention avec l’Agence française de coopération technique internationale « Expertise France ». L’idée, puisque nous sommes dans la coopération, est naturellement l’échange de services et de connaissances entre les DFA et les territoires du bassin caribéen. C’est une démarche louable, mais les experts ne s’y leurrent pas. Il est très rare que l’on fasse appelle à eux en dehors des zones nationales. Quid après le séisme d’Haiti pour la reconstruction ou encore après le passage du cyclone sur la Dominique il y a trois ans et d’une manière générale pour toutes les catastrophes. Ni nos entreprises de BTP, ni nos experts ne trouvent grâce à leurs yeux.

Les taxiteurs portent plainte
Les taxiteurs ont porté plainte contre le Grand Port Caraïbe pour complicité d’exercice illégal de la profession de taxi

Philipson Francfort un maire fragilisé
Contre toute attente mais surtout contre l’avis du maire Philipson Francfort, c’est l’ex footballeur de l’Etoile de Morne-à-l’Eau, Guetty Labuthie qui a été élu 1er adjoint, en remplacement de Victoire Jasmin. Laquelle tombe sous le cumul des mandats en devenant sénatrice. Cette élection met surtout en évidence certaines dissensions au sein du conseil municipal. Le candidat du maire quant à lui a été largement battu par Guetty Labuthie proposé par Jean Bardail.

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Le BTP enfin aux couleurs des Outre-mer
En juillet dernier, les conclusions d’un rapport sénatorial sur les normes techniques dans le secteur du BTP en outre mer aurait de quoi réjouir tous les professionnels de ce secteur. L’objectif de ce document est de simplifier et d’adapter les règles de construction en outre mer. En effet, selon le sénat, l’application uniformisée de ces règles en outre mer s’avère trop souvent aberrante voire impossible, provoque des surcouts et met de côté les ressources matérielles et humaines locales Or les besoins en logements et en infrastructure sont importants. Le rapport propose donc 35 mesures pour adapter les normes aux besoins de construction de logements et de travaux publics comme l’autorisation du recours à des matériaux provenant de l’environnement régional, l’adaptation des normes professionnelles ou encore l’utilisation de styles architecturaux ou de modes de constructions traditionnelles pour éviter l’uniformisation et la standardisation esthétique de l’habitat.

Une annulation de principe mais une annulation quand même
Le syndicat CFTC a saisi le Tribunal Administratif, pour demandé l’annulation de la convention conclue le 1er juillet 2016 portant mise à disposition de Bernard Lubeth, administrateur territorial contractuel au département de la Guadeloupe, auprès de la communauté d’agglomération Cap Excellence. Le syndicat estimait que cette mise à disposition d’un agent public non titulaire, auprès de cet établissement public de coopération intercommunale, était illégale. D’ailleurs curieusement, dès le 5 décembre 2016, la présidente du conseil départemental de la Guadeloupe mettait fin à cette convention. Ce qui n’a pas empêché le T A d’annuler cette convention et de condamner le département de la Guadeloupe et la communauté d’agglomération Cap Excellence à verser au syndicat CFTC la somme de 1 000 euros chacun.

Couper des têtes pour sauver sa cantine
Saint-Louis de Marie-Galante a une nouvelle fois été épinglée par la cour des comptes notamment en raison du déficit de la caisse des écoles qui plombe le compte administratif, lequel accuse un déficit de 2 millions d’euros malgré une subvention communale annuelle de 600 000 euros. Le déficit était à 1,5 million en 2014. En 2015, la chambre avait préconisé des mesures de redressement notamment l’augmentation des recettes et une réduction des charges du personnel. Finalement il n’y aura eu aucune réduction des effectifs du personnel. Aussi aujourd’hui deux solutions sont proposées par la CRC : une augmentation de la subvention communale pour la porter à 1,9 million d’euros mais c’est juste pas possible pour les finances communales ou alors licencier des agents non titulaires… Pas facile d’être maire.

 

Des start-up bien couvées
Certaines start-up sont « de jeunes pépites » en Guadeloupe. Aussi, la Région a déjà signé avec certaines d’entre elles, une convention de 50 000 euros sur 3 ans. Elles iront grandir dans le plus gros incubateur de start-up, « la Station F », pour continuer à se renforcer, notamment sur des programmes outre-mer pour ensuite mieux revenir après avoir levé des fonds et accentué leur spécificité au contact d’individus d’expérience. Ce sont avant tout des programmes initiés par des Guadeloupéens, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas vocation à disparaitre dans les 5 ans.

 

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Ary Chalus voit rouge
Il n’est pas très content Ary Chalus, mis devant le fait accompli, du lancement du marché de reconstruction du CHU sans concertation préalable avec les autorités locales. Un découpage en plusieurs lots, dont certains interdisent l’accès aux entreprises locales, sauf si elles ont recours au groupement pas toujours facile ou à la sous-traitance, moins intéressante. De plus, les exigences en matière de condition de participation au marché sont excessives. En effet et à titre d’exemple pour le lot D, un minimum de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires est exigé pour y accéder. Un montage qui exclut les PME, et qui n’est pas conforme aux objectifs de la réglementation favorable à leur accès à la commande publique. En sa qualité de Président de la Collectivité régionale, chef de file du développement économique, et autorité de gestion des fonds européens, il ne peut pas cautionner que le marché le plus structurant de notre territoire soit lancé dans ces conditions. Dans un pays où le nombre de chômeurs est aussi important et où la commande publique a diminué, Ary Chalus demande un réaménagement encore possible des modalités de la consultation pour rendre possible l’accès des entreprises locales à ce marché. Il mettra tout en œuvre pour un respect de l’insertion de clauses sociales dans la construction du CHU de la Guadeloupe. Il annonce d’ores et déjà son opposition à une telle pratique contraire à la réalité économique du territoire. Il a saisi le Président de la République Emmanuel Macron, à l’occasion de la Conférence des Régions UltraPériphériques en Guyane, ainsi que les Ministres concernés sur ce dossier.

Ti Journal : « sans langue de bois »
Jacques Garreta, ancien directeur général de la CCI de Pointe-à-Pitre, et lecteur assidu du Ti Journal nous transmet ses encouragements en ces termes : « Félicitations et encouragements pour votre « ti journal »! Analyses pertinentes, et semble-t-il, indépendantes de Syracuse. Ca fait du bien au pays de la langue de bois et des journalistes de tout poil.

Bonne présentation

Bonnes rubriques

Continuez! »

8ème festival caribéen de la BD
Les 10, 11 et 12 Novembre prochains, à la bibliothèque multimédia Paul Mado, à Baie-Mahault va se dérouler un nouveau festival de la BD autour du manga. Un espace pour créer le lien entre le film d’animation et l’univers de la bande dessinée avec la présence d’Arthur de Pins le réalisateur du film « Zombillénium ». L’occasion également de rencontrer Jessica Oublié, scénariste guadeloupéenne, auteure d’une BD documentaire sur le Bumidom.

   

Les entreprises allemandes « curieuses » de nos énergies renouvelables
La Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie organise la venue en Guadeloupe de sociétés allemandes spécialisées dans les systèmes solaires photovoltaïques hybrides et le stockage de l’énergie et de la biomasse. L’objectif est d’échanger entre experts sur les enjeux et coopérations possibles, mieux appréhender et comprendre les marchés de l’énergie en Guadeloupe et en Allemagne, et enfin rencontrer des partenaires commerciaux et technologiques des trois territoires.

Le président de la CCI contre le changement de statut
Lors de sa visite en Guyane, le Président de la République, Emmanuel Macron a évoqué le changement de statut qui pouvait donner lieu à une révision constitutionnelle comme une hypothèse de travail pour régler les problèmes économiques des DOM. La CCI des Iles de Guadeloupe ne pense pas que l’ouverture d’un tel chantier soit de nature à porter des solutions. « Bien au contraire, cela ne ferait que focaliser, selon son président Patrick Vial-Collet, les énergies vers des enjeux politiques alors que la réalité se trouve sur des problèmes économiques et régaliens : le chômage et l’insécurité. Celui-ci étant le problème majeur de nos Outre-Mer et les solutions pour y remédier ne sont pas d’ordre constitutionnel ».

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Une présidente lucide

La présidente du Conseil départemental a participé au 87ème Congrès de l’Assemblée des départements de France qui s’est déroulée à Marseille, où elle a co-présidé l’un des quatre ateliers de travail sur les politiques publiques départementales. Elle a également réaffirmé devant ses collègues sa volonté de jouer le jeu des assises, tout en observant avec lucidité que cet exercice risque fort de ressembler à celui des Etats généraux conduit en 2009-2010 et qu’il permet au Gouvernement de décaler d’un an, à 2019, la mise en œuvre des engagements du président de la République envers les Outre-mer. Aussi a-t-elle rappelé que la loi « Egalité réelle » votée en février 2017 doit être mise en œuvre. Ce sont des outils structurants à la disposition des collectivités locales pour contractualiser avec l’Etat une politique de développement fondée sur les priorités des territoires. Selon la loi, ils doivent être finalisés au 1er juillet 2018, ce qui implique de les mettre en chantier dès aujourd’hui…

Bien discrète l’ACCDOM

Le congrès de l’Association des communes et des collectivités d’Outre-mer (ACCDOM) a débuté lundi en Guadeloupe dans la plus grande discrétion. Elus, partenaires institutionnels et économiques se sont réunis sur le thème de l’évolution des générations et des sociétés ultramarines. Mais le volet économique  des collectivités n’est pas oublié. Les participants se sont penchés sur les nouvelles modalités de la fiscalité des collectivités territoriales mais également sur  la promotion de la cohésion et le développement dans les régions ultrapériphériques de l’Union européenne  et le volet environnement et développement durable.

Trop cher le RSA

Les Départements et Collectivités d’Outre-mer souffrent d’une situation financière très fragile, notamment caractérisée par le poids du Revenu de solidarité active (RSA) dans la plupart de ces territoires. En Guadeloupe, le Département finance le RSA à hauteur de 83,3 millions d’euros qui bénéficie à 46 000 bénéficiaires avec près de 97 000 ayant droits. En Martinique, le RSA bénéficie à 35 000 personnes. En Guyane, les dépenses liées au seul revenu de solidarité active s’élèvent à 154 millions d’euros en 2017. A la Réunion, 190 000 personnes touchent le RSA soit 22 % de la population. Les Présidentes et Présidents de Départements et de Collectivités d’Outre-mer, demandent qu’un fonds d’urgence soit mis en place en 2017 en tenant compte de la spécificité des situations dans les Outre-mer, en particulier de la croissance continue et sans rapport avec la moyenne nationale du nombre de bénéficiaires des allocations individuelles de solidarité demandent que l’Etat prenne ses responsabilités et apporte, dès 2018, une solution pérenne et concertée à la question du financement des allocations individuelles de solidarité dans les Outre-mer.

 

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Enfin une Médiation de l’Eau en Guadeloupe 
La Médiation de l’Eau est une association créée en octobre 2009 basée à Paris et spécialisée dans le règlement des litiges entre les opérateurs de distribution d’eau potable d’assainissement et les usagers. Son objectif serait d’amener une solution pérenne à cette situation complexe maintes fois signalée par le comité de défense des usagers de l’eau, en Guadeloupe. L’Office de l’Eau de son côté, a entrepris l’installation d’une cellule de médiation locale qui pourrait travailler conjointement avec cette nouvelle association qui va s’appuyer sur son expérience acquise sur le territoire national afin de créer, ici, un nouvel espace de règlement des litiges entre les services d’eau et leurs usagers. L’association sera basée à Bergevin et opérationnelle dès le début du mois de novembre.

Le CHU des Abymes échappe aux entreprises locales
Les critères de consultation pour la construction du nouveau CHU des Abymes risquent bien d’exclure les entreprises locales… de fait
Car lorsque l’on demande à une entreprise de réaliser un chiffre d’affaire à l’année de 200 millions d’euros, il est évident qu’aucune localement ne répond à ces critères. Et pour les autres lots, les exigences en matière de CA oscillent entre 7 et 20 millions, jamais moins. Voilà qui écarte la plupart de nos entreprises et laisse le champ libre à des multinationales comme Vinci propriétaire du groupe Gétélec en Guadeloupe, ou encore l’entreprise Italienne Inso ou l’incontournable Bouygues déjà en charge du futur Palais de justice de Pointe-à-Pitre. Quel paradoxe ! Alors que le conseil départemental supplie pour le maintien des emplois aidés et que l’insertion est un des ateliers phare des assises de l’Outre-mer.

Mélange électrique
Depuis sa fermeture, le collège Campenon a fait l’objet de bien des grincements de dent entre la ville de Basse-Terre et le Conseil départemental, chacun réclamant le bénéfice de la propriété des installations. Un accord semble avoir été trouvé et l’immobilier réparti entre les protagonistes. Les locaux du service social et la direction des ressources humaines reviennent au Département (2 bâtiments) et les autres salles sont pour les associations de Basse-Terre (1 bâtiment). C’est parfait mais est-ce normal s’interroge le syndicat CFTC que le câble électrique qui relie l’ensemble de tous ces bâtiments soit sous la seule responsabilité du département qui alimente en électricité les locaux désormais « à la ville ». Chacun ne devrait-il pas payer ce qu’il consomme.

Olivier Serva fait ses excuses aux lesbiennes, gais, bi et transexuels

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Olivier Serva, député de la Guadeloupe et président de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, a reçu la Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) qui représente les Français/es d’Outre-mer LGBT (lesbiennes, gais, bi & trans). La présidente et le porte-parole de ce mouvement ont de nouveau pris acte des excuses d’Olivier Serva. «Vos regrets, a déclaré la présidente, permettent un dialogue renouvelé sur des questions délicates qui concernent de nombreuses familles ultramarines». En 2012 lors d’un débat télévisé avec Total Respect. L’actuel député avait pris position contre le mariage pour tous. «Depuis, j’ai entendu les souffrances que mes paroles ont pu occasionner», a-t-il déclaré, aujourd’hui, je veux leur proposer des politiques publiques.»

Fin des contrats aidés : les élus guadeloupéens s’y opposent

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Mardi en préfecture sur le dossier des contrats aidés, se sont réunis autour du préfet, les présidents de deux collectivités majeures et le président de l’Association des maires. Ensemble, ils ont demandé au gouvernement de respecter les engagements pris par le Premier ministre, à la ministre des Outre-mer, et de maintenir pour 2017 et 2018 le nombre de contrats aidés au niveau de 2016 avec une durée, un volume horaire et un taux de prise en charge. Et ont prévenu que s’ils n’étaient pas entendus, ils pourraient boycotter l’ouverture des travaux des Assises de l’Outre-mer prévue le lundi 16 octobre 2017, en  préfecture.

Un parking qui pose problème

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Dans le  budget primitif 2017 de la ville de Basse-Terre, la  rubrique « Parking » (activité à caractère industrielle et commerciale) a été votée avec un déséquilibre prévisionnel de 1,8 million d’euros. Cette réalité est contraire au principe du code général des collectivités territoriales (CGCT) qui précise que les budgets des services publics à caractère industriel ou commercial exploités en régie, affermés ou concédés par les communes, doivent être équilibrés en recettes et en dépenses. Par ailleurs, cet investissement de plus de 12 millions d’euros, majoritairement supporté par la ville (notamment par un emprunt de 10 M€) représente en remboursement annuel, en capital et intérêts, 531 879 euros,  jusqu’en 2039. Alors que la participation demandée au délégataire (redevance annuelle) n’est que de 5 000 euros !!!

Haro sur les syndicalistes

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Johnny Gitany, sous-directeur de la planification et du contrôle au sein du conseil général et surtout représentant CFTC, a réclamé le 12 juillet 2017, de pouvoir consulter son dossier administratif comme la loi l’y autorise. Et c’est ainsi que pour la 5ème fois en trois mois, un huissier de justice est passé à son domicile, cette fois-ci pour lui délivrer la date de consultation de son dossier fixée au 9 octobre. Pour la CFTC il s’agit là de discrimination syndicale et de harcèlement. Il est vrai que cet organe syndical est très actif et Johnny Gitany fait feu de tout bois et ne laisse rien passer. Bref, il est dans son rôle.

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