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« Ce qui a changé ma vie »

Harry Méphon révélé par son prof de sport

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Harry Méphon est né en 1958 à Aubagne, dans le département des Bouches du Rhône. Ses parents sont guadeloupéens, sa mère institutrice et son père militaire de carrière.

Il emmène sa famille à travers le monde à chacune de ses mutations. Et c’est ainsi qu’à deux ans Harry débarque au Tchad, puis revient à Paris. A l’âge de dix ans, son père arrive au terme de sa carrière et décide de rejoindre son île. Et là, le jeune garçon découvre une famille, qu’il connait en fait très peu. C’est une révélation entre cette vie d’itinérance qu’il a connu jusque là et cette « brochette » de cousins cousines oncles tantes grands parents qui feront désormais partis de son quotidien. Tout comme ses nouveaux amis qu’il garde encore aujourd’hui.

A 15 ans, il réside à Saint-Claude, et étudie au lycée Gerville Réache. Comme tous les adolescents de cette génération, le sport fait parti de sa vie. Mais c’est bien son professeur d’ EPS Jean Martine qui va le révéler. Très vite il décèle le potentiel de ce jeune homme pour l’athlétisme. Et si au départ, Harry n’est pas convaincu, très vite il va se prendre au jeu alors que ses performances ne cessent de progresser ; et Jean Martine de le soutenir et de l’encourager. Aussi trois ans plus tard, pour associer passion et études, il s’oriente vers la carrière de prof de sport. Il est alors invaincu au sprint.

Toulouse, Bordeaux, Paris, il mène de front sa carrière d’athlète et celle de futur prof. Il décroche le record de France universitaire sur 60 mètres mais enchaine aussi les blessures. Une fois sa licence Staps obtenue il revient au pays pour faire son service national et intègre l’éducation. En 82, il est à son meilleur niveau c’est à dire 10ème français sur l’épreuve du 100m. Puis devient aussi entraineur et en 85, il remonte le club Siroco des Abymes, et créé une école d’athlétisme pour déceler les jeunes talents toujours sur très active.

Antoine Chérubin est, à cette époque, son entraineur. Et lorsqu’il devient directeur du CREPS, en 95, il lui confie l’entrainement de ses meilleurs sportifs comme Herman Lomba, sprinter hors pair, que Harry emmène aux J O d’Atlanta en 96.

Mais lui en 95, décide de reprendre ses études, en formation continue, à Paris V puis Nantes et Fouillole pour finalement obtenir un doctorat en sociologie. Il va publier sa thèse sur le thème : « les enjeux des activités physiques et sportives dans la construction d’une culture identitaire guadeloupéenne ». Il rédige également de nombreux ouvrages, des articles et autres travaux d’anthropologie qu’il mène avec le laboratoire de Nantes. Il est aussi l’auteur de l’Anthologie du Sport Guadeloupéen à la demande du conseil régional. Et depuis septembre 2017, il occupe la fonction de directeur du service des sports et de la culture à la Région. Un virage à 90% mais les challenges ne lui font pas peur bien au contraire.

Un professeur influent

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Max Etna est né en 1950 à Marie-Galante, alors que son père est directeur de l’école communale de Capesterre. Deux ans plus tard, il rejoint Matouba, Saint-Claude.

Max va grandir au cœur d’une fratrie de 7 enfants et assumer son rôle d’ainé. Il se souvient de la dégustation du verre de lait, distribué aux enfants, à l’heure de la récréation sur décision nationale de Pierre Mandes France alors président du conseil. Il se souvient des grands voyages transatlantiques sur le paquebot Antilles à l’occasion des congés administratifs. Il se souvient aussi des parties de chasse à la tourterelle avec son père, de son adolescence à Saint- Robert dès 1966, et de la messe dominicale où il officiait comme enfant de coeur auprès du père Flauvert. Il n’oubliera pas sa scolarité rigide sous la férule d’un père qui imposait à ses propres enfants comme à ses élèves une discipline de fer, compensée par la tendresse d’une mère attentionnée. Et en 69, Max obtient son bac. Il intègre le centre d’étude supérieur littéraire (CESL) à Baimbridge puis l’année suivante s’inscrit à la faculté de lettres et sciences humaines à Rouen. Mais sa vocation pour l’histoire et la géographie est déjà bien ancrée. Elle s’est révélée en seconde, au contact de son professeur, M. Daillat qui a fait de lui un géographe en herbe. Et c’est tout naturellement, qu’il devient professeur d’histoire géographie en 1974. Il enseigne d’abord au lycée Gerville Réache puis à Lille. C’est alors que le président de région de l’époque, José Moustache l’appelle. Trois mois plus tard, José Moustache est battu et Félix Protot lui succède et intègre Max Etna à son cabinet politique. Selon le géographe, c’est bien cet homme qui va lui donner toutes ses chances de réussite en l’investissant de la responsabilité de nombreux dossiers d’importance, alors que se mettent en place la décentralisation et le pouvoir régional. Il s’est notamment agit de lancer la 1er plan de développement régional, les programmes européens, le contrat de plan (89/93) et le schéma d’aménagement régional (SAR).

Entre 92 et 98, il assure la fonction de chef de mission de la coopération régionale. Puis il demande et obtient sa réintégration dans son corps d’origine l’éducation nationale et devient chargé de mission auprès du recteur et géographe Jean-Pierre Chardon.

En 2004 après avoir mené bataille aux côtés de Victorin Lurel il est nommé directeur de cabinet adjoint jusqu’en 2010. Au delà de sa carrière professionnelle, le géographe s’intéresse aux lieux et aux hommes. Il est d’ailleurs l’auteur de très nombreux articles et ouvrages. « Mots et Parcours » sera publié en 91. Un abécédaire sur les lieux emblématiques, tel qu’il les a vécu. Quelques années plus tard, en 1998, il consigne son témoignage sur l’éruption de la Soufrière Hills à Montserrat. En 2004, « Le voyage en Guadeloupe » est, dit-il, l’ouvrage clef qui le fait entrer de plain pied dans l’univers de l’écriture vers le grand public. Il publiera à son retour de deux années en Thaïlande, « journal d’un créole en péninsule indochinoise » alors qu’il vient de coécrire une encyclopédie sur les climats de Guadeloupe. Bref, la géographie l’accompagne au quotidien même dans ses fonctions de directeur adjoint du parc national.

Le monde agricole pour berceau

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Patrick Sellin est né aux Abymes en 1960. Pas besoin d’attendre les années pour comprendre d’où lui est venu son intérêt pour la chose agricole mais aussi pour la condition humaine.

L’homme est issu d’un milieu familial où l’on est agriculteur de père en fils. Plus exactement, ouvrier agricole dans la journée et « à son compte » sur un petit bout de terrain, pendant les moments de liberté. Il se souvient avec fierté de ses « obligations » quand il était petit comme celles d’aller aider dans les champs avant et après l’école puis de rentrer à la nuit et de travailler ses devoirs à la bougie.

Il y a eu des moments difficiles où sa mère a du partir travailler à Jarry pour vendre des limonades. Devant tant d’efforts et d’injustice, très vite le jeune Patrick a décidé qu’il allait consacrer du temps et son énergie à améliorer la vie des agriculteurs. « Autrefois on naissait paysan aujourd’hui, on devient agriculteur » a-t-il l’habitude de dire, « les agriculteurs de ma promotion s’expriment, ils ont des avis et des responsabilité, avant c’était différent ». D’ailleurs ce métier n’était souvent synonyme que de peine et de labeur, à telle enseigne que sur les 7 enfants de la fratrie, Patrick est le seul à avoir choisi cette voie. Il s’oriente vers le lycée agricole après sa 3eme et obtient son BTA. Il travaille tout de suite au Grand Moulin des Antilles puis à la Safer en 1990. Après Hugo, il franchit le pas et s’installe dans le monde agricole. Il monte une coopérative de volailles puis se recentre sur la culture de l’igname et de l’ananas et devient président de chambre. Auparavant, il fut secrétaire général de la FDSEA et c’est d’ailleurs sous cette étiquette qu’il part à la conquête de la chambre d’agriculture et gagne les élections en 2013 une première fois alors qu’il vient d’être réélu. Il est aussi adjoint au maire de la ville des Abymes depuis les années 2000. En fait Patrick Sellin fut membre fondateur de la FRAP et même le trésorier. Au coté de Marsin il fut de tous les combats même si aujourd’hui, il prend du recul.

Marie-France Grugeaux-Etna 

L’homme qui m’a appris le sérieux et la rigueur

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Né en décembre 1961, à Goyave, d’un père secrétaire général de mairie et d’une mère particulièrement occupée, à élever ses dix enfants tout en gérant sa maison, Ferdy Louisy a gardé de merveilleux souvenirs de cette enfance en pleine campagne.

Et ce n’est pas un hasard s’il est devenu président du parc national de Guadeloupe. Après des études primaires à Goyave, il inaugure en classe de sixième, le collège flambant neuf de la commune. Puis il poursuit à Baimbridge où il décroche son bac, et part à Paris pour réussir ses études d’expert comptable. Une envie qu’il revendique depuis la classe de CM2, à un âge où les autres enfants rêvent de devenir pilote d’avion ou pompier. Probablement dites-vous, du fait de votre environnement familial. Votre père s’occupait des finances de la commune et revenait à la maison avec des tableaux de chiffre à vérifier. Mais votre rigueur vous l’avez acquise dites-vous au contact d’un homme, le directeur du prisunic de Pointe-à-Pitre, de l’époque. Au lycée, il fallait faire un stage de découverte en entreprise et vous aviez choisi cet établissement et M. French en était le directeur. « Et je lui rends hommage car il m’a appris ce qu’était le sérieux et la rigueur dans le travail. L’assiduité n’était pas mon fort. Petit, j’avais toujours une bande dessinée à la main et quand je devais faire mes devoir, je cachais ce livre au milieu des mes livres de classe. Ce monsieur m’a montré ce qu’être sérieux voulait dire. Il m’a fait connaitre tous les services y compris la caisse. Cet homme rigoureux m’a séduit et son image aussi. Toujours parfaitement habillé de manière élégante. Et depuis je me suis attaché à lui ressembler, ce qui m’a énormément servi dans la poursuite de mes études ».

Après dix années d’études dont 7 à Paris puis 3 en Guadeloupe pour un stage, il décroche le diplôme d’expert comptable et s’installe à son compte. La politique n’arrive que plus tard. Lorsque son oncle François Louisy, sénateur et maire de Goyave lui demande de venir leur donner un coup de main pour analyser leur budget et préparer au mieux la campagne de 95 qui s’annonce, il accepte. De fils en aiguille il se retrouve 18ème sur la liste, sans aucune expérience politique. François Louisy est élu en 95, il devient. Tout s’emballe. Il voulait une vie paisible et simple et le voilà propulsé en politique, sans jamais avoir été encarté jusqu’à ce jour. En 98, il devient conseiller municipal de l’opposition, puis conseiller général en 2004 et maire en 2008. Et finalement ces notions humanistes qu’il avait déjà trouvé au Lion’s club, le motivent. Et aujourd’hui il poursuit l’aventure.

Un grand frère comme exemple

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Elie Domota est né en 1967 à Saint-Claude. Sa maman était employée de cantine, son papa charpentier. Il a grandi au coeur d’une fratrie de 6 enfants dans le quartier de Bas du Bourg, à Basse-Terre.

Un quartier populaire et difficile où traditionnellement les ainés s’occupent des cadets. Et son grand frère ne déroge pas à la règle. Il emmène le jeune Elie partout avec lui et comme c’est déjà un militant très impliqué, alors les réunions syndicales, les discussions engagées, les combats de la première heure deviennent le quotidien de l’enfant. Et cette jeunesse a inévitablement influencé ses engagements futurs. D’ailleurs très vite, il fréquente les jeunesses ouvrières chrétienne. Au lycée Gerville Réache, il intègre l’Union nationale des élèves et étudiants guadeloupéens. Puis il part à Limoges, au coeur de l’hexagone. A l’université, il prépare un diplôme en gestion, un autre en administration d’entreprise et une formation aux droits de l’urbanisme.

Mais en parallèle, il créé l’association générale des étudiants antillo-guyannais dont le but est d’aider ses compatriotes à s’installer et à s’intégrer. Il revient sur son île en 1991. Après avoir été formateur puis employé dans une agence immobilière, il passe et obtient le concours de l’ANPE. Il est recruté en 1993 comme conseiller de l’emploi. Et à ce jour, il est toujours cadre à l’agence nationale pour l’emploi. Dès son intégration, il se syndique à l’UGTG qui correspond à ses valeurs et lutte pour la défense des droits et des intérêts des travailleurs et plus globalement du peuple guadeloupéen. Et 25 ans plus tard, il est toujours fidèle à ses engagements et occupe les fonctions de secrétaire général de l’UGTG. En 2009, C’est le LKP qui le révèle au grand public, à l’occasion du premier RDV des négociations avec les autorités, au WTC. Il est brillant dans son exposé et son argumentaire. Et il devient le porte parole de ce mouvement. Aujourd’hui, il est toujours une figure dans la lutte des droits des salariés.

Artiste mais pas seulement…

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Richard Viktor Sainsily Cayol est né en 1969 à Pointe-à-Pitre dans une fratrie de 12 enfants. Son père fonctionnaire devient commerçant une fois à la retraite. De sa mère, à l’époque, on disait : « elle ne travaille pas ».

Richard a toujours trouvé cette remarque terriblement injuste car c’est elle qui travaillait le plus dit-il et il rajoute « ma mère était l’entrepreneur de la construction de nos vies. » Et s’il dessine depuis l’âge de 3 ans, c’est aussi grâce à cette femme qui adorait la peinture, la décoration, la couture et le bricolage. Elle lui aura donné ce goût de l’art et de l’esthétique, mais elle ne fut pas la seule à l’encourager et à croire en ses talents d’artiste. Alors qu’il est encore lycéen, sa route croise celle de son mentor Pierre Boniface. Il est cadre à la sécurité sociale et aussi sculpteur de talent mais sans jamais exposer. Il trouve que le jeune homme est particulièrement doué. Alors généreusement, il lui organise sa 1ère exposition au siège de la sécurité sociale, au début des années 80. Toutes ses oeuvres sont vendues, sauf la première que l’artiste offre à son « mécène » en souvenir. Depuis toutes ces années Pierre Boniface et son épouse Denise sont restés des amis très proches de Richard Viktor.

Renforcé dans ses convictions, après le bac, pour le jeune homme une seule voie est acceptable : celle des beaux arts, mais il doit y accéder par ses propres moyens. Et là il a une idée de génie. Il devance l’appel, se retrouve à Paris, il en profite pour s’inscrire au concours d’entrée à l’école nationale supérieure des beaux arts. Ensuite, il réussi à se faire réformer. Il suit les cours du soir et décroche le concours avec la note plus qu’honorable de 16/20. Il obtient en 3 ans, au lieu des 7, les 3 certificats indispensables pour intégrer l’école des Arts déco en 1985. Les beaux arts dit-il ce sont les arts plastiques et les arts déco ce sont les arts appliqués et autres formes d’expression comme le design, l’architecture d’intérieur, et la photographie. Il revient en Guadeloupe, en 1988, et pour marquer les esprits, organise une exposition à Rémy Nainsouta où il présente le fruit de son travail dans toutes les disciplines : images de synthèse, sérigraphie, dessins, peinture, photos. Dans la foulée, il va créer une entreprise d’art graphique, de communication visuelle et se spécialise dans la fabrication de maquette pour les pochettes de disque. Il est alors le seul à le faire, et travaille avec tous les artistes de la place, même les plus grands. Puis se diversifie vers des nouvelles formes de communication visuelle. Aujourd’hui il est bien plus plasticien et coloriste conseil. L’artiste a participé à de nombreuses biennales, et exposé dans de nombreux lieux pas seulement dans la Caraïbe mais aussi en Europe et en Afrique.

« Mon grand père était un écologiste avant l’heure »

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Jocelyn Sapotille est né en 1962, au Lamentin. Sa maman va élever seule ses trois fils dans des conditions de vie très modeste. Il fallait donc se débrouiller pour améliorer le quotidien.

Aussi dès l’âge de 14 ans, Jocelyn s’est vu confier un petit lopin de terre sur lequel il a cultivé concombres et christophines et confiait à sa grande mère paternelle, le soin d’aller les vendre au marché de Pointe-à-Pitre. C’est ainsi qu’il a pu acheter sa première guitare puis son vélo. Car c’est un guitariste de talent mais aussi percussionniste et parfois même chanteur. Il s’est produit sur de nombreuses scènes. Mais c’est en autodidacte qu’il apprend avec son cousin et monte un groupe avec Thierry Benoit. Au lycée, il occupe les fonctions de président de la Union nationale des étudiants et élèves de la Guadeloupe (UNEG) et le restera de nombreuses années. Après son bac, il intègre la fac de droit à Fouillole. Il décroche sa maitrise et opte pour l’éducation nationale, bien plus par contrainte que par vocation. Mais il doit gagner sa vie correctement après avoir enchainé les petits boulots comme vendeurs d’encyclopédie ou surveillant pour se payer ses études. Après quelques mois, c’est confirmé il n’a pas la vocation. Il passe le concours de la poste et part travailler à Paris. La bas, il poursuit ses études en candidat libre, décroche un diplôme en gestion du personnel et ressource humaine, et immédiatement, la direction des ressources humaines de la poste Guadeloupe fait appel à ses services. On est en 1993. Toujours passionné, il lance en parallèle, une société de production de disques et de vidéos et produit des artistes guadeloupéens, jusque dans les années 2000.

Et s’il a toujours appartenu au monde associatif notamment celui de la Petite Reine, il ne s’est intéressé que bien plus tard au monde politique. D’abord premier adjoint de José Toribio, il donnera sa démission trois ans plus tard et se présentera contre lui aux élections suivantes pour le battre. Il veut redonner des couleurs au Lamentin et entend bien poursuivre sa tâche après 2020. L’homme qui aura marqué sa vie c’est sans aucun doute son grand père paternel. Un homme dit-il rempli de sagesse, pas d’une grande éducation, mais doté d’une grande culture orale. « C’est le 1er écologiste que j’ai rencontré à une époque où personne n’en parlait ». Et aujourd’hui le maire du Lamentin qui est aussi depuis 2014, président de la communauté d’agglomération du nord Basse-Terre est très attaché aux questions environnementales. Maintenant on sait pourquoi.

Jean-Paul Fischer : Un instituteur lui tend la main

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Pas facile, petit garçon d’avoir confiance en soi, de rêver de réussir sa vie quand on est né dans une famille très modeste qui a bien du mal à nourrir toute la fratrie.

Voici l’histoire de Jean-Paul Fischer qui a eu la chance d’avoir à l’école élémentaire un instituteur qui a cru en lui, qui lui a fait comprendre qu’il pourrait faire des études car il en avait la capacité. Seulement voilà, très tôt, Jean Paul Fischer a du s’assumer et ne compter sur personne d’autre que lui-même. Il a tour à tour été maçon, mineur et même porteur de charbon. Mais il avait toujours en mémoire les encouragements de son instituteur. Alors un jour, il en a eu assez de toutes ces galères. Il avait quelques petites économies et il a passé son bac en candidat libre et enchainé trois années d’études supérieures. Il est devenu directeur d’hôpital outre atlantique. Et il découvre la Guadeloupe. Il en tombe amoureux et décide de venir s’installer comme directeur de l’hôpital de Saint-Claude. Pendant trois ans, il va redresser l’établissement qui connait des difficultés financières. Un parcours qui n’est pas sans embuche et qui lui vaut d’être séquestré à l’occasion d’un mouvement social. Puis en 1982, alors que Lucette Michaux Chevry vient d’être élue présidente de la collectivité départementale, elle le recrute comme directeur des services techniques. Fonctions qu’il occupera jusqu’en 85 au moment du changement de présidence. Jean-Paul Fischer restera un proche de Michaux, à telle enseigne qu’en 2004, aux régionales, il est son directeur de campagne. Néanmoins lorsque Victorin Lurel prend les commandes de la Région, en 2004, Jean-Paul Fischer qui connait bien la « machine » lui soumet un certain nombre de propositions auxquelles il adhère au point que le président lui confie la direction de la Sem Patrimoniale régionale en 2010.

Entre temps, en 1985, avec le maire Albert Fleming et d’autres élus de Saint-Martin, il va créer une SEM pour développer les infrastructures de l’île. C’est la période de la défiscalisation. Une aubaine pour la jeune société car les projets publics et privés s’enchainent. Et si le capital initial est de 150 000 euros, au départ du co fondateur en 2009,   il est de 52 millions, faisant de la Semsamar, la 3ème SEM de France.

L’envers du décor se sont ses démêlés avec la justice. Dans les années 2000, Jean-Paul Fischer est mis en examen notamment pour « recel de détournements de fonds », et plus récemment en juin 2015. Suite à leur mise en examen dans l’«affaire Semsamar» pour prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds, Jean-Paul Fischer et Marie-Paule Bélénus-Romana, ancien et actuelle dirigeant(e)s de cette SEM, sont placés sous contrôle judiciaire et libérés sous caution. Il est vrai que Jean-Paul Fischer est devenu un véritable capitaine d’industries, pour n’en citer que quelques unes, il est, ou a été, le président de la société ACO, de la société Guyane Lycées, il est ou a été gérant de la SARL Amoc International, gérant de la société Samagest, une des filiales de la Semsamar, gérant de la société SCI SEMAR. C’est certain, son instituteur pourrait être fier du chemin parcouru depuis l’époque où il était porteur de charbon. C’est probablement aussi ses origines qui ont amené l’homme à s’engager sur le plan humanitaire. Sur ses deniers personnels, il participe à la réalisation de l’hôpital français à Haïti. Il intervient en Afghanistan et à Saint-Martin pour aider les populations dans la détresse. Sa devise : savoir s’adapter et ne jamais s’avouer battu.

Derrière chaque grand homme…. une femme

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Camille Gallap est né au Havre en 1965, dans une fratrie de 3 enfants, de parents Martiniquais. Son père est douanier et en 1970, il est muté en Guadeloupe. Camille passe son bac en Guadeloupe et poursuit ses études de biochimie à Toulouse puis au Havre jusqu’en 1984. Il enchaine sur un DEA à l’université Paris 6 avant de repartir sur le Havre, en 1990, retrouver son épouse, son 1er fils, et boucler son doctorat en biologie. Il sera d’ailleurs le 1er dans cette académie à le décrocher en 96, deux jours avant la naissance de son 3ème enfant.

Il devient ensuite maitre de conférence, puis vice-président de l’université du Havre et président de 2005 à 2012, élu avec une nette avance de voix sur le second. Il s’est entre autres beaucoup impliqué dans la vie sportive, culturelle des étudiants et celle du handicap.

En 2012, il devient professeur des universités, puis directeur adjoint de l’école supérieur de l’éducation nationale, en charge du département enseignement supérieur de la recherche. Il retourne en Normandie comme directeur du site du CNED. Et en décembre 2014, il est nommé Recteur de l’académie de Guadeloupe. Pourquoi lui ? Parce que son profil est intéressant à plus d’un titre. En 2014, il faut structurer l’université des Antilles et il connaît bien la machine depuis la base. Par ailleurs, comme il n’a jamais travaillé en Guadeloupe, il n’y a pas de conflit d’intérêt possible.

Monsieur le recteur est un hyper actif du travail, mais aussi du monde associatif notamment dans le domaine du sport. C’est un homme généreux et investi par ses diverses missions. Mais s’il est devenu ce qu’il est, s’est dit-il en toute sincérité, grâce à son épouse et son soutien indéfectible à ses côtés. Sans elle, il n’aurait jamais eu cette carrière remarquable.

« Mon grand père était un homme de bon sens »

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Sylvie Gustave dit Duflo a 46 ans. Elle est originaire de la commune de Baillif. Ses parents sont d’origine modeste : un papa artisan carreleur et une maman sage femme.

Aussi, elle a coutume de passer ses vacances chez ses grands-parents. Et elle garde un souvenir ému de son grand père maternel. Il était planteur de bananes et savait à peine lire. Il avait arrêté l’école à dix ans. Mais quand il rentrait de la coopérative, se souvient-elle, il la sollicitait systématiquement pour qu’elle lui lise une revue sur les dernières innovations. « Et cet exercice forçait mon admiration. Lui l’homme simple avec peu de connaissances, se passionnait pour les nouvelles technologies et avait un avis sur tout dans ce domaine. Je me souviens aussi d’une phrase qu’il répétait régulièrement et qui reste gravée dans ma mémoire : même si tu vas pas très loin n’oublie pas d’où tu viens ».

Et elle en a fait sa devise. A telle enseigne qu’après de brillantes études et avoir obtenu un master en sciences du cerveau à Toulouse puis Montpellier, être passée par l’université de San Francisco pour se spécialiser sur les accidents vasculaires cérébraux, elle devient maitre de conférence à l’université d’Aix Marseille, mais rêve d’une seule chose : revenir à Baillif près de votre famille.

Et une chose incroyable se passe. Un matin une jeune femme sonne à sa porte, elle lui propose un échange de poste avec elle, à Fouillole. Au début Sylvie Gustave dit Duflo pense même à un canular. Mais non et en 2006, elle rentre avec ses jumeaux qui ont alors 5 ans. Et en 2012 retour à la maison familiale au milieu des oncles des tantes des cousins et cousines, car c’est bien cet environnement qu’elle aime le plus.

Conseillère régionale depuis le début de la mandature de Ary Chalus, elle a été élue le 9 novembre dernier, par ses pairs, pour prendre la présidence du Comité de l’Eau et de la biodiversité.

« Il faut œuvrer pour l’émancipation des consciences »

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Jean-Marie Hubert est né à Port Louis, en 1950, entouré de ses parents, ouvriers agricoles à l’usine de Beauport et de ses 5 frères et sœurs.

Ayant grandi au cœur du chaudron cannier, ce n’est pas un hasard si très tôt, il adhère aux idées nationalistes. De tout temps, il y eu des mouvements forts autour de l’usine et des revendications des ouvriers agricoles comme de planteurs. Cette mobilisation permanente et cette ambiance va bien évidemment orienter ses prises de position. Et ce n’est pas un hasard non plus s’il adhère au conseil populaire pour la libération de la jeunesse Guadeloupéenne, un mouvement patriotique dont il devient adhérent alors qu’il n’a que 16 ans. A cette époque, il est étudiant au lycée agricole. Il poursuivra ses études supérieures à Poitiers, à l’université de sciences économie. Il décroche sa licence et revient au pays.

Son projet est de repartir très vite en coopération, au Kenya. Mais il profite de son passage en Guadeloupe pour tenter quelques concours et c’est le milieu bancaire qui va lui proposer un poste intéressant. Il délaisse alors son projet « d‘ailleurs » au profit de cette offre d’emploi et c’est ainsi qu’il fera toute sa carrière dans le monde de la finance.

A cette époque, la Guadeloupe bouge. Le jeune mouvement UTA/UGTG a vu le jour dans le nord Grande-Terre. Jean-Marie en devient un des militants et prend en charge l’encadrement des ouvriers de la canne. Selon lui, c’est grâce à la présence de se mouvement et à ses prises de position parfois dures, que la grande majorité du foncier guadeloupéen appartient toujours à la Guadeloupe de nos jours.

Puis en 1979, il y eu le plan Paul Dijou, alors secrétaire d’Etat aux DOM-TOM. Lequel voulait réaliser une réforme foncière en excluant le monde paysan, ce qu’il ne réussira pas à faire, face à la résistance locale. C’est aussi l’époque où le père Céleste entame une grève de la faim contre les inégalités sociales. Les ouvriers agricoles sont alors payés au SMAG et non au SMIC. Jean-Marie Hubert est à ses côtés dans ce combat moral et humain. Il se souvient non sans fierté de sa participation active pour l’organisation de la conférence des dernières colonies, en 84, à Anse-Bertrand. Puis on le retrouve pendant les événements de 85 et lors du blocage de Port Louis en 89.

Il était là aussi, lorsque l’UPLG a participé aux élections régionales en 91 et 92 puis aux élections municipales en 95. Jean Barfleur, nationaliste bien connu lui aussi, devient maire de Port Louis, et Jean-Marie Hubert son 1er adjoint. De 2000 à 2008, il devient président de la communauté de commune du nord Grande Terre, puis conseiller départemental en 2004 et depuis 2016, conseiller régional et président de la commission agriculture, pêche et développement rural au sein de cette collectivité. Et s’il y avait une chose majeure à changer en Guadeloupe aujourd’hui pour améliorer la situation se serait de créer une entité unique entre région et département.

Et si ses convictions ne furent jamais ébranlées, certains hommes qui ont croisés sa route, les ont renforcé et notamment deux d’entre eux qui furent Roland Thésauros et Claude Macoute, lequel fut secrétaire général de l’UPLG de 78 à 92 et Roland Thésauros, secrétaire administratif et membre du conseil politique de l’UPLG. Ces deux personnes ont renforcé la vision de Jean-Marie sur ses désirs de nationalisme. Mais la liste n’est pas exhaustive, il y a eu des hommes comme Sony Rupaire et Luc Edinval, des personnes d’influence qui dit-il : « m’ont inspiré et orienté et ont oeuvré pour l’émancipation des consciences du peuple guadeloupéen »

 

Sous l’influence de Rozan Girard

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Jean Girard est né à Grand Bourg de Marie-Galante en 1947 plus précisément à Morne Lolo, avant de traverser l’océan, une fois adolescent, pour se rendre au lycée Carnot et à Baimbridge.

Il poursuit ses études, dans l’Hexagone, à l’école des animateurs culturels et lorsqu’il revient en Guadeloupe, il intègre la direction de la Jeunesse et des Sports, comme animateur culturel puis au conseil départemental de la jeunesse jusqu’au début des années 70. Il décide alors de se lancer en politique. Il est vrai que son vivier familial ne lui laisse guère le choix. Son père était secrétaire général à la mairie de Grand Bourg, son grand père n’était autre qu’Egésipe Légitimus et Rozan Girard, son grand cousin. D’ailleurs, il a toujours cherché à marcher sur les traces de ce dernier, très impressionné par le parcours politique et humain de ce grand personnage. Il aura longtemps été son référent et c’est à lui qu’il dédie sa victoire lorsqu’il prend la mairie de Grand Bourg, face à Marcel Etzol, le 20 septembre 1981. Et si la politique est faite de moments exaltants elle peut être aussi cruelle, c’est du moins ainsi qu’il a vécu la défaite de Guy Tirolien aux élections législatives de 1978. Et si Jean Girard sait bien que « cette passion » n’est pas tendre, il est presque impossible de la quitter quand, comme lui, on a très tôt, attrapé le virus.

Jacques Bangou : « ma mère, une femme exceptionnelle »

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Jacques Bangou est né le 27 octobre 1950 à Paris et revient en Guadeloupe, alors qu’il a tout juste un an.

Il y suit toute sa scolarité en Guadeloupe puis poursuit ses études supérieures de médecine et de sciences à Bordeaux. Il obtient d’abord son diplôme de médecin généraliste puis celui de gynécologue obstétricien en 1982. Il appartient à la première promotion des étudiants de l’internat Antilles Guyane au CHU de Pointe-à-Pitre. L’établissement est à cette époque flambant neuf. Il ouvre ensuite son cabinet privé mais continue de consulter au service maternité de l’hôpital. S’il fait un rapide bilan, Jacques Bangou comptabilise pas moins de 3 500 naissances. Aujourd’hui, obligations politiques obligent il ne consulte plus qu’une seule fois par semaine, mais souhaite garder ce relationnel avec ses patients.

Et oui la politique a pris une grande place dans sa vie… comme papa même s’il n’aime pas qu’on le lui rappelle. Difficile pourtant de ne pas être influencé d’une manière ou d’une autre par cet environnement. Aussi, dit-il avec humour qu’enfant il ne passait pas ses week-ends à la mer comme les autres mais bien plus dans le meeting politique ou encore dans les campagnes, au planning familial où sa mère avait l’habitude de se rendre. Une mère qui a beaucoup influencé sa façon d’être. C’était une militante de la première heure des droits des femmes. Sa personnalité l’a profondément marquée. Elle venait parfois s’opposer à la vision de son père, car elle aussi venait d’une famille très engagée. Ses parents instituteurs laïques vont construire la première école au Niger. Et Jacques Bangou s’est beaucoup imprégné de ses valeurs, même si du coté paternel les engagements militants ne manquaient pas : un arrière grand mère, lieutenant de Légitimus, un grand-père militant socialiste et un père militant communiste. Comment échapper à son destin avec de telles lignées.

Des hommes de coeur

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Alan Nagam est né à Pointe-à-Pitre, en 1957. Il a grandi à Basse -Terre.

Son père est pâtissier traiteur mais aussi entraineur professionnel de boxe. Et le petit Alan rêve de marcher sur ses traces, mais sa mère s’y oppose. Il va donc tranquillement étudier au lycée Gerville Réache. Et vivre en direct les événements de la Soufrière. Il en sera marqué à vie. Il poursuit sa formation à l’institut de promotion commerciale, à la CCI. A 24 ans, Alan Nagam va créer sa première structure, un magasin de libre service. Il ouvre ensuite le premier fast-food à Basse-Terre, bien avant même l’arrivée de McDonald’s. Puis change complètement d’orientation pour se consacrer à la distribution de papier, pendant 15 ans. Actuellement, le patron des TPE évolue dans les métiers de l’environnement. Il dirige une entreprise de 9 salariés spécialisée dans l’entretien d’espaces verts et du cadre de vie pour les collectivités.

Alan Nagan est à la fois président de la Fédération des Très Petites Entreprises (FTPE) de la Guadeloupe, et de celle regroupant les autres départements d’Outre-mer. C’est avec cette étiquette qu’il s’est présenté comme candidat à la présidence à la chambre de commerce et d’industrie aux élections de 2016. Mais bien avant, il créait le 1er groupement des petits commerces de la région. Il est également connu pour son ancrage dans le monde associatif. Son plus mauvais souvenir, c’est la mort de René Serge Nabajoth. C’était son guide et son mentor. Il admirait ses idées visionnaires, sa façon de concevoir la ville et le vivre ensemble. Autre très belle rencontre dans sa vie, celle de Guy Cornelli. Il l’appréciait notamment pour sa culture, son implication sans faille au cœur de notre société.

Et c’est dit-il, en côtoyant des individus de cette hauteur, de cette largesse de cœur et d’esprit, « que j’ai voulu suivre leur trace et devenir non pas un humaniste, mais un homme en butte aux injustices et aux inégalités sociales ».

François Mitterrand, l’excellence politique

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Eric Jalton est né aux Abymes en 1961. Il quitte la Guadeloupe en 4ème alors qu’il est scolarisé au collège Massabielle, pour accompagner ses parents qui s’installent à Paris. Il va poursuivre ses études, jusqu’à l’obtention de son doctorat en chirurgie dentaire, en 1987, avant de rentrer « dare dare » sur son île qui lui manque terriblement.

Son cabinet dentaire est à quelques mètres de la maison familiale, mitoyen avec le cabinet médical de son père Frédéric Jalton. Homme politique à la réputation bien ancrée, c’était aussi un personnage humain et généreux qui soigne gratuitement ceux qui ne peuvent le payer. « C’est certain, à coutume de dire son fils, que cette empathie m’a contaminé, avant même qu’il ne me transmette la fibre politique ».

Naturellement, lorsque l’on est fils de maire, très tôt, cette ambiance si particulière devient votre quotidien. Les administrés, les conseillers et les alliés, ne se contentent pas de rendez-vous à la mairie, les retrouvailles se déroulent souvent aussi à la maison. Eric est un jeune garçon observateur et curieux, il perçoit ce milieu, s’en imprègne, mais dit-il si sa route n’avait pas croisé celle d’un autre homme, jamais il n’aurait milité de manière aussi jusqu’au-boutiste, jamais il ne se serait engagé de façon aussi personnelle. Cet homme, c’est François Mitterrand pendant la campagne des présidentielles, en 74. Il est face à Valery Giscard d’Estaing, au 2ème tour, et Eric qui n’a pourtant que 13 ans, il ne rate pas une seule de ses interventions. Il est fasciné par ses talents d’orateur, pas son charisme, ses idéaux, sa façon de s’adresser aux français, sa manière d’assurer l’union de son parti, d’aborder des thèmes comme le social, la solidarité, l’humain, le partage des richesses et toutes les autres valeurs de la gauche, à l’époque.

Il s’est identifié à lui, il a adhéré à sa vision, et s’est lancé dans la bataille quelques années plus tard. 1992 il est élu conseiller régional puis conseillé général en 1998. En 2002, il devient député et en 2008, maire des Abymes. Et il y a 3 ans il prend les rênes de la communauté d’agglomération Cap Excellence. Une vie politique intense comme celle de son mentor.

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