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Ze Niouz

Droit de réponse

Dans la rubrique Ze Niouz

Au regard des nombreuses contre-vérités et approximations contenues dans l’article paru dans le Ti-Journal du 7 décembre 2017 titré « Josette Borel-Lincertin cumule les mandats », je ne peux que solliciter l’exercice de mon droit de réponse.

D’abord parce que cet article entretient allègrement la confusion entre mandat électif et fonctions de représentation. Or, je n’exerce qu’un seul et unique mandat : celui de conseillère départementale des Abymes qui m’a conduit, en 2015, à être élue présidente du Département.

Sont ensuite mentionnées plusieurs fonctions de représentation qui mélangent – tout aussi allègrement – une présidence que je n’ai jamais exercée – la SAGIPAR –, une que j’ai exercée par le passé – le CTIG – et celles que j’exerce aujourd’hui, qui sont toutes liées à mon mandat de présidente du Conseil départemental comme le SDIS, l’Office de l’Eau, le CHU ou la Maison de l’enfance. A l’exception de ces deux derniers cas, parce qu’ils constituent des priorités de mon action, j’ai choisi de déléguer les autres présidences à d’autres élus du Département, précisément dans le souci de ne pas « accumuler » plus de fonctions que je ne puis en exercer.

Puis, cet article affirme avec assurance que j’ai laissé entendre lors d’une réunion avec des parlementaires que le Département briguait la présidence d’une « structure unique de l’eau ». Outre le fait – au demeurant fort regrettable à mes yeux – que la création de cette structure unique de l’eau soit très hypothétique, je n’ai aucunement assisté à cette réunion à laquelle le Département n’était d’ailleurs pas convié. Je ne peux donc y avoir exprimé les intentions qui me sont prêtées.

Enfin, s’agissant des « quelques défraiements » évoqués avec une certaine perfidie en conclusion, une enquête sérieuse auprès de sources fiables aurait permis de rappeler qu’aucune des fonctions de représentation que j’exerce n’est assortie de la moindre indemnité supplémentaire.
Josette BOREL-LINCERTIN

Curieux cette réaction très spontanée et plutôt vive de la présidente du Département. Lorsqu’il y a seulement quelques numéros (le N°115 précisément), nous relations son parcours, à travers un portrait d’elle, en faisant allusion à ses diverses activités depuis son départ de l’éducation nationale, nous n’avions eu alors aucun retour de sa part.

La succession de postes que nous avons évoqués dans le N° 123, n’est pas à interpréter forcément comme une critique. Mais c’est ainsi que la présidente l’a ressentie, de toute évidence. Par ailleurs, restons objectifs et de bonne foi : point besoin de jouer sur la sémantique pour affirmer, qu’il s’agisse de mandat électif ou de fonction de représentation, que la notion de cumuls s’avère bien réelle, dans ce cas d’espèce. Ensuite à chacun d’estimer si cela relève d’un défaut ou d’une qualité. Rappelons simplement qu’à propos de cette énumération entre mandats et fonctions électives, le journaliste a pris soin de préciser dans son article : « qu’elle a gardé ou pas » pour ne pas installer une quelconque ambiguïté.

Alors, effectivement, la présidente a raison de rappeler qu’elle a choisi de déléguer certaines présidences à d’autres élus, comme elle, en son temps, était devenue membre et présidente du CTIG par la volonté du président de Région de l’époque, Victorin Lurel.
La rédaction

Un nouveau prélèvement forfaitaire

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

Dans le premier budget de son quinquennat, tout juste voté lors du conseil des ministres de mercredi, le gouvernement a décidé de remettre à plat la taxation des revenus du capital en créant un taux forfaitaire de 30%. Ce nouveau prélèvement forfaitaire unique (PFU) se décompose en un impôt sur le revenu (IR) de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % au lieu de 15,5%.

Selon ce projet de loi de finances pour 2018, la plupart des revenus de capitaux mobiliers (intérêts, revenus distribués et assimilés) perçus à compter de 2018 devraient être soumis à ce prélèvement forfaitaire unique (PFU). Le gouvernement a aussi choisi d’imposer au PFU, dès la première année, les intérêts des produits d’épargne logement (PEL et CEL), avec là aussi la possibilité d’opter pour le barème de l’impôt sur le revenu si ce régime est plus favorable. Les détenteurs d’au moins 150 000 euros d’assurance vie (300 000 euros pour un couple), sur un ou plusieurs contrats, seront également concernés par ce prélèvement. Les produits des contrats d’assurance vie correspondant à des versements effectués à partir du 27 septembre 2017 seront ainsi imposés au forfait de 30 %. En revanche les économies placées sur des livrets règlementés tel que le livret A ; LEP, LDD et livret jeune, restent défiscalisées. Avec cette nouvelle donne, l’option pour le PFU devrait s’avérer plus favorable que l’impôt sur le revenu pour la grande majorité des contribuables. En effet, les revenus des placements, comme les dividendes ou intérêts, sont actuellement soumis au barème d’imposition progressif qui varie de 0 à 45 %, selon le revenu des ménages. De toute façon le contribuable aura toujours le droit de choisir. Comme l’avait annoncé Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, début septembre, le PFU sera optionnel :  » les contribuables pourront toujours choisir l’imposition au barème, si c’est plus avantageux pour eux ».

 

Et pourquoi pas une femme présidente de la CMAR

Dans la rubrique Analyse et décryptage

Ils seront finalement 4 candidats à présenter une liste pour tenter de décrocher la présidence de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Région. D’autres se seraient bien mis sur les rangs à commencer par Judes Griffard, mais car il y a un « mais », chaque liste doit présenter au moins 35 candidats avec au minimum 4 candidats par secteur d’activité… pas si simple.

Et au final on retrouve presque les mêmes, à commencer par Franck Lasserre, ex-président pour quelques mois. Car en janvier 2017, les élections furent annulées pour irrégularité dans le déroulement du scrutin.

Donc pour ces prochaines élections prévues en janvier 2018, on retrouve sur les rangs les deux candidats malheureux de la dernière fois Simon Vainqueur et Patrick Chouan, chacun tête de liste comme Franck Lasserre qui avait pourtant laissé entendre qu’il ne serait probablement pas en 1ère position…et bien si.

La seule nouveauté, car heureusement il y en a une, c’est l’arrivée d’une 4ème liste, celle de Marie-Dominique Takour. Qui est elle ? Elle fut, lors du 1er mandat de Joël Lobeau, secrétaire du bureau, puis vice-présidente lors du second mandat. Cet artisan dans les métiers de la bouche a inspiré le préfet en ces périodes de trouble puisqu’il l’a choisi pour assurer la présidence de la commission temporaire, tout au long de cette année. Et de toute évidence elle a su faire naviguer le navire qui a poursuivi ses activités notamment de formation et d’accompagnement, dans le calme et la sérénité.

Ne dit-on pas que celui qui est déjà dans la place à une longueur d’avance sur ses adversaires. A suivre.

« Mon grand père était un écologiste avant l’heure »

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Jocelyn Sapotille est né en 1962, au Lamentin. Sa maman va élever seule ses trois fils dans des conditions de vie très modeste. Il fallait donc se débrouiller pour améliorer le quotidien.

Aussi dès l’âge de 14 ans, Jocelyn s’est vu confier un petit lopin de terre sur lequel il a cultivé concombres et christophines et confiait à sa grande mère paternelle, le soin d’aller les vendre au marché de Pointe-à-Pitre. C’est ainsi qu’il a pu acheter sa première guitare puis son vélo. Car c’est un guitariste de talent mais aussi percussionniste et parfois même chanteur. Il s’est produit sur de nombreuses scènes. Mais c’est en autodidacte qu’il apprend avec son cousin et monte un groupe avec Thierry Benoit. Au lycée, il occupe les fonctions de président de la Union nationale des étudiants et élèves de la Guadeloupe (UNEG) et le restera de nombreuses années. Après son bac, il intègre la fac de droit à Fouillole. Il décroche sa maitrise et opte pour l’éducation nationale, bien plus par contrainte que par vocation. Mais il doit gagner sa vie correctement après avoir enchainé les petits boulots comme vendeurs d’encyclopédie ou surveillant pour se payer ses études. Après quelques mois, c’est confirmé il n’a pas la vocation. Il passe le concours de la poste et part travailler à Paris. La bas, il poursuit ses études en candidat libre, décroche un diplôme en gestion du personnel et ressource humaine, et immédiatement, la direction des ressources humaines de la poste Guadeloupe fait appel à ses services. On est en 1993. Toujours passionné, il lance en parallèle, une société de production de disques et de vidéos et produit des artistes guadeloupéens, jusque dans les années 2000.

Et s’il a toujours appartenu au monde associatif notamment celui de la Petite Reine, il ne s’est intéressé que bien plus tard au monde politique. D’abord premier adjoint de José Toribio, il donnera sa démission trois ans plus tard et se présentera contre lui aux élections suivantes pour le battre. Il veut redonner des couleurs au Lamentin et entend bien poursuivre sa tâche après 2020. L’homme qui aura marqué sa vie c’est sans aucun doute son grand père paternel. Un homme dit-il rempli de sagesse, pas d’une grande éducation, mais doté d’une grande culture orale. « C’est le 1er écologiste que j’ai rencontré à une époque où personne n’en parlait ». Et aujourd’hui le maire du Lamentin qui est aussi depuis 2014, président de la communauté d’agglomération du nord Basse-Terre est très attaché aux questions environnementales. Maintenant on sait pourquoi.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Le coup de gueule d’André Attalah
Suite à la réunion sur l’eau provoquée par la présidente de la CASBT, « je n’ai pas voulu jouer à l’hypocrite, je ne me suis donc pas excusé parce que j’avais décidé de ne pas aller à cette réunion. Je considère qu’il s’agit d’une vaste mascarade et je pèse mes mots (…) Je rappelle, à toutes fins utiles, que la majorité du conseil régional, dont je faisais partie, à l’époque de Victorin Lurel, avait déjà proposé de réunir l’ensemble les décideurs : conseil régional, conseil départemental, office de l’eau, Etat, dans le but de créer une structure unique de l’eau. Lucette Michaux Chevry a fait partie de ceux qui ont refusé de siéger à cette commission et aujourd’hui, elle nous demande un rassemblement (…) Et surtout je lui reproche de vouloir régler le problème de l’eau en Guadeloupe, alors que celui de Basse-Terre n’est pas résolue. Son compte administratif a été mis en minorité tout simplement parce que le taux d’exécution du budget annexe « Assainissement » n’a été que de 25% ! Quand on sait l’importance du problème de l’assainissement à Basse-Terre… on peut s’interroger sur le choix du calendrier.

Appel à la Solidarité contre le chlordécone
Philippe Verdol est le président de l’association EnVie-Santé, mais il est aussi maître de Conférences en Economie à l’Université des Antilles et membre de la section Guadeloupe de la Ligue des Droits de l’Homme. L’association s’est faite connaitre il y a quelques années en faisant aboutir l’interdiction de l’épandage aérien de pesticides agricole outre-mer. Aujourd’hui elle poursuit son combat sur l’impact du chlordécone et des pesticides en général, sur notre santé. Elle s’appuie notamment sur les conclusions de Luc Multigner chercheur à l’Inserm de Rennes et au CHU de Pointe-à-Pitre. Lequel a révélé que le chlordécone est le toxique le plus répandu dans les cours d’eau aux Antilles et dans le sang des Antillais : environ 90 % des Guadeloupéens sont contaminés. Aussi l’association a décidé d’aller devant les tribunaux une nouvelle fois et fait appel à la générosité de tous pour payer les honoraires d’avocats.

Belle idée… mais c’est tout
Le Conseil régional et l’Association des Ecrivains de la Caraïbe ont eu une démarche très intéressante en souhaitant faire découvrir au plus grand nombre (toujours les mêmes) le panel impressionnant de nos maisons d’édition sur un si petit territoire. C’est bien la preuve du dynamisme de la littérature guadeloupéenne. Jusque là tout va bien. La présentation a eu lieu au Mémorial Acte sous l’appellation poétique de « Écho de lecture Et Intimité de la dédicace ». Ce qui fut réellement intime en vérité, c’est la longueur des interventions. Au lieu de séduire le public avec une idée originale de présentation, ils se sont contentés de lire une succession d’extraits d’ouvrages… à n’en plus finir. A refaire donc mais autrement.

Saint-Martin : mauvaises nouvelles pour les aménageurs et les politiques locaux
Il fallait s’y attendre. Après le passage des deux ouragans et la note salée des indemnisations, l’Etat français a décidé de « reprendre l’île en main ». Il y aura bien une préfecture de plein exercice et un renforcement du nombre de fonctionnaires à Saint-Martin. Le fonds d’aide à la reconstruction ne sera pas global. Le gouvernement ne souhaite pas remplir une tirelire dans laquelle viendront puiser les politiques et les aménageurs locaux, comme le dit non sans humour mon confrère Ronan Ponnet. Le gouvernement va faire passer la reconstruction par la mise en place de normes conditionnant les projets. Et c’est bien la loi française qui sera applicable en matière d’urbanisme. Les projets seront étudiés un à un et devront répondre à des normes environnementales et notamment anti-cyclonique. Finalement Saint-Martin pourrait devenir le premier territoire véritablement européen

Josette Borel Lincertin cumule les mandats

Dans la rubrique Analyse et décryptage

A croire que Josette Borel Lincertin s’est lancée un défi : rattraper le temps perdu d’avant 2004, le temps ou elle ne pouvait prétendre à des postes de présidence ; le monde politique lui étant alors hors d’atteinte.

Ce n’est que lorsque Victorin Lurel l’appelle à ses côtés, lors de sa première campagnedes régionales qu’elle découvre un autre univers qui de toute évidence la séduit au point non seulement de ne plus vouloir le quitter mais de surcroit d’y entrer par toutes les portes, prestigieuses ou plus discrètes..

Ainsi, en faisant un bilan rapide des mandats qu’elle a conquis en 13 ans, qu’elle a gardé ou pas, Josette Borel Lincertin, a été successivement 1ère vice présidente du conseil régional de 2004 à 2015, présidente de Région de 2012 à 2014. En 2008, elle devient 1ère adjointe du député maire Eric Jalton sur la commune des Abymes. En 2015, elle devient présidente du conseil départemental et l’est toujours. En parallèle depuis 2004, elle sera successivement, dans le désordre, Présidente du conseil d’administration du Comité du tourisme des îles de Guadeloupe, Présidente de la Sagipar, une société d’investissement qui intervient dans les PME de Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin, présidente de l’Office de l’Eau Guadeloupe suppléée par Marcel Sigiscar, Présidente du Conseil de Surveillance du CHU de Pointe à Pitre, présidente du Conseil d’Administration de la Maison Départementale de l’Enfance. Et depuis hier, elle vient d’intégrer le conseil d’administration de la SIG. Et ne compte pas en rester là. Lors de la Grande messe sur l’eau mardi soir, avec tous les parlementaires, elle a laissé sous entendre que le conseil départemental pourrait prendre les rennes de cette nouvelle structure unique de l’eau. Quel dynamisme, assorti de quelques défraiements pour accentuer la motivation.

Vers un gel du SMIC ?

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

Déjà en février de cette année, le magazine Capital se posait la question de savoir si finalement la France était vraiment si généreuse avec le montant de son SMIC.

Et bien Non, répondait le magazine ! La France est loin d’être le pays de l’Union Européenne où le salaire minimum est le plus élevé. Eurostat a fait une étude à la même époque. Elle démontre que si avec un Smic à 1 480 euros, en hausse de 16% depuis 2008, la France fait partie dans l’UE des pays qui offre un SMIC « confortable », elle n’arrive qu’en 6ème position, derrière notamment l’Allemagne (1 498 euros) et le Luxembourg (1 999 euros). Le groupe d’expert qui a rendu ses conclusions, il y a quelques jours, s’est prononcé contre un « coup de pouce » au 1er janvier prochain. Il va même plus loin puisqu’il prône une réforme du salaire minimum, qu’il juge trop élevé. Certes, cela ne devrait rien changer, lorsque le 18 décembre prochain, la commission nationale de la négociation collective (CNNC) se réunira pour annoncer une hausse du SMIC. Certes, ce n’est pas la première fois que le groupe d’expert déconseille au gouvernement d’augmenter le SMIC. Celui-ci a d’ailleurs réagit et précise qu’il n’en est pas question à court terme, préférant préserver le pouvoir d’achat des travailleurs. Mais il est évident aussi que le gouvernement Macron s’est lancé à « corps perdu » dans les réformes de toute nature, parfois courageuses car impopulaires. Et s’il décidait par souci d’économie non pas de baisser mais de geler le montant du SMIC. Rappelons que la dernière revalorisation remonte à janvier 2017 à hauteur de 1,2% soit un SMIC de 1 480, 27 euros brut mensuels (1 151 euros net). Rappelons qu’entre 2011 et 2013 il a été augmenté successivement de 2,6%, 2% et 2%.

En Guadeloupe, le montant du SMIC est équivalent à celui de l’Hexagone. Autre similitude, 95% des salariés payés au SMIC sont ouvriers ou salariés et près des deux tiers sont des femmes, alors que les jeunes sont également surreprésentés. Toutefois, selon les chiffres du JDN et du ministère de l’Economie, les Guadeloupéens gagnent en moyenne 2 292 euros net par mois, légèrement au dessus de la moyenne nationale. Beaucoup de salariés du privé, sont loin d’atteindre de tels montants, qui sont en parti le fruit des 40% en sus sur les salaires des fonctionnaires.

Le coup de gueule de Michel Rinçon

Dans la rubrique Ça devait arriver

Le président du Syvade, Michel Rinçon, faisait la Une des médias la semaine dernière, à l’occasion de l’ouverture de l’unité de transformation des biogaz de nos déchets ménagers en électricité.

Un formidable outil pour la Guadeloupe, pour l’environnement et pour atteindre d’ici 2030 l’indépendance énergétique.

L’homme avait donc toutes les raisons d’être satisfait de l’aboutissement d’un tel projet lancé en 2010. Et il l’était mais c’est aussi un homme aigri qui demande des comptes à la région.

Sur les ondes de RCI au journal de 7h, le 30 novembre dernier, il déplorait que le projet de plate-forme multifilière ait purement et simplement été sabordé par la nouvelle équipe régionale. « Ils ont jugé utile de tout foutre en l’air » a t-il précisé, « on a tout fait. Il y avait les partenaires tels que la CDC et l’AFD, pour réunir les 52 millions nécessaires à la construction de cette filière. Nous y travaillons depuis 10 ans. La nouvelle équipe régionale s’est détournée du projet mais pas de l’argent et elle s’est présentée à Bruxelles pour récupérer les millions pour financer des projets qui n’ont rien à voir avec la plate-forme multifilière (…). J’ai été reçu à la région par un individu qui m’informe d’emblée que j’ai maximum 3 minutes pour m’exprimer, il ne peut pas m’accorder plus car il a un avion l’après midi. Je l’ai vécu comme une insulte. »

Un président plusieurs fois été contesté à la tête du Syvade mais qui rappel sa légitimité a ce poste puisque élu pour six ans par les autres membres. « Et peu importe que je ne sois pas réélu. Je partirai la tête haute car j’ai fait aboutir les projets majeurs comme celui de l’unité de valorisation. Quant à la plate-forme multifilière, je la laisse à l’équipe régionale ». Alors Michel Rinçon se tourne vers les 34 membres du conseil syndical du Syvade, chacun représentant une collectivité membre. Et c’est en ces termes qu’il s’est adressé à eux, le jour de l’inauguration de l’unité de transformation : « Merci, vous ne nous avez pas abandonnés, malgré les difficultés (…) Aujourd’hui, nous allons passer le relais aux collectivités ». Une dernière interrogation toutefois : sa proximité avec Eric Jalton, influencerait-elle ses relations avec la région ?

Jean-Paul Fischer : Un instituteur lui tend la main

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Pas facile, petit garçon d’avoir confiance en soi, de rêver de réussir sa vie quand on est né dans une famille très modeste qui a bien du mal à nourrir toute la fratrie.

Voici l’histoire de Jean-Paul Fischer qui a eu la chance d’avoir à l’école élémentaire un instituteur qui a cru en lui, qui lui a fait comprendre qu’il pourrait faire des études car il en avait la capacité. Seulement voilà, très tôt, Jean Paul Fischer a du s’assumer et ne compter sur personne d’autre que lui-même. Il a tour à tour été maçon, mineur et même porteur de charbon. Mais il avait toujours en mémoire les encouragements de son instituteur. Alors un jour, il en a eu assez de toutes ces galères. Il avait quelques petites économies et il a passé son bac en candidat libre et enchainé trois années d’études supérieures. Il est devenu directeur d’hôpital outre atlantique. Et il découvre la Guadeloupe. Il en tombe amoureux et décide de venir s’installer comme directeur de l’hôpital de Saint-Claude. Pendant trois ans, il va redresser l’établissement qui connait des difficultés financières. Un parcours qui n’est pas sans embuche et qui lui vaut d’être séquestré à l’occasion d’un mouvement social. Puis en 1982, alors que Lucette Michaux Chevry vient d’être élue présidente de la collectivité départementale, elle le recrute comme directeur des services techniques. Fonctions qu’il occupera jusqu’en 85 au moment du changement de présidence. Jean-Paul Fischer restera un proche de Michaux, à telle enseigne qu’en 2004, aux régionales, il est son directeur de campagne. Néanmoins lorsque Victorin Lurel prend les commandes de la Région, en 2004, Jean-Paul Fischer qui connait bien la « machine » lui soumet un certain nombre de propositions auxquelles il adhère au point que le président lui confie la direction de la Sem Patrimoniale régionale en 2010.

Entre temps, en 1985, avec le maire Albert Fleming et d’autres élus de Saint-Martin, il va créer une SEM pour développer les infrastructures de l’île. C’est la période de la défiscalisation. Une aubaine pour la jeune société car les projets publics et privés s’enchainent. Et si le capital initial est de 150 000 euros, au départ du co fondateur en 2009,   il est de 52 millions, faisant de la Semsamar, la 3ème SEM de France.

L’envers du décor se sont ses démêlés avec la justice. Dans les années 2000, Jean-Paul Fischer est mis en examen notamment pour « recel de détournements de fonds », et plus récemment en juin 2015. Suite à leur mise en examen dans l’«affaire Semsamar» pour prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournement de fonds, Jean-Paul Fischer et Marie-Paule Bélénus-Romana, ancien et actuelle dirigeant(e)s de cette SEM, sont placés sous contrôle judiciaire et libérés sous caution. Il est vrai que Jean-Paul Fischer est devenu un véritable capitaine d’industries, pour n’en citer que quelques unes, il est, ou a été, le président de la société ACO, de la société Guyane Lycées, il est ou a été gérant de la SARL Amoc International, gérant de la société Samagest, une des filiales de la Semsamar, gérant de la société SCI SEMAR. C’est certain, son instituteur pourrait être fier du chemin parcouru depuis l’époque où il était porteur de charbon. C’est probablement aussi ses origines qui ont amené l’homme à s’engager sur le plan humanitaire. Sur ses deniers personnels, il participe à la réalisation de l’hôpital français à Haïti. Il intervient en Afghanistan et à Saint-Martin pour aider les populations dans la détresse. Sa devise : savoir s’adapter et ne jamais s’avouer battu.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Le maire de Sainte-Anne joue les Caliméros
Christian Baptiste semble ne pas comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes s’acharne sur sa commune, lui qui a suivi « à la lettre » les préconisations du « gendarme » des collectivités. Et il le dit sur les ondes et par voie de communiqué : il n’a rien à se reprocher. D’abord, il a réduit les dépenses à moins de 6,1 millions comme lui demandait la CRC, il a sensiblement réduit les charges du personnel depuis 2015, il a amélioré le produit de la fiscalité, le rendement de la taxe de séjour et enfin il a rétabli la capacité d’autofinancement et limiter les investissements au strict nécessaire et même renégocié les emprunts bancaires. Alors Non mais Oh !!! C’est presque à vous dégouter de faire des efforts.

Sapotille/Chalus à couteaux tirés
En accusant la région d’être à l’origine du déficit de l’Établissement Public de Coopération Intercommunale du Nord Basse-Terre qu’il préside, Jocelyn Sapotille s’est attiré les foudres du président de Région. Et Ary Chalus rappelle quelques vérités que son « accusateur » semble avoir oublié comme le fait que la Chambre Régionale des Comptes a considéré illégal d’exiger de la Région le reversement d’une partie de la taxe pour le fonds routier. Ou encore que la compensation au titre des services de transports urbains ne serait pas du ressort de la Région mais bien de la CANBT qui a décidé de maintenir ces lignes.

Un sourire qui ne séduit plus
Alain Clément, simple citoyen, s’est senti exaspéré lorsque pour répondre à quelques critiques sur le problème récurrent de l’eau, Lucette Michaux Chevry s’est contentée de répondre qu’il suffirait de faire « comme par le passé pour l’eau » le tout accompagné d’un large sourire. Mais surtout, il s’interroge sur le positionnement des autres présidents de communautés de communes dans ce contexte. Et bien il n’est pas le seul à se poser la question. La réponse n’est pourtant pas sortie de la grande réunion qu’elle a organisé avec tous les parlementaires, mardi dernier. Ce n’est qu’une énième réunion autour de l’eau.

Un prochain bus de mer
La région souhaite mettre en place un syndicat unique de transport qui se chargerait de gérer, pour le compte de la collectivité majeure, le transport interurbain et scolaire. Il serait également responsable du nouveau service par bus de mer qui entre en activité en début d’année 2018 entre le Gosier, Pointe-à-Pitre et Jarry, avant de l’étendre sur le Grand Cul de sac marin.

Ernest Moutoussamy nous conte Saint-François
Ernest Moutoussamy aime écrire. L’ancien député-maire de Saint-François vient de publier aux éditions Nestor, un ouvrage « en hommage et en reconnaissance à tous ceux qui nous ont laissé cette commune en héritage ». Sur une centaine de pages bien illustrée, il passe en revue la nature et les hommes de cette parcelle du territoire guadeloupéen comme une « signature sur la joue du temps ». Il y met en exergue, outre l’occupation dans le temps des différentes communautés ethniques, leur patrimoine religieux, culturel, touristique et industriel d’une population ayant contribué à donner une identité remarquable à cette commune. Un bel ouvrage de bibliothèque

La CANBT « oublie » de présenter son budget primitif

Dans la rubrique Analyse et décryptage

La communauté d’agglomération du nord Basse-Terre (CANBT) a attiré l’attention du préfet de région, en ne présentant pas son budget primitif de 2017. Cette « omission » a amené le représentant de l’Etat à saisir la chambre régionale des comptes.

Ce budget de la communauté d’agglomération du Nord-Basse Terre est constitué du budget principal, du budget annexe de l’eau, de celui de l’assainissement et enfin du transport. Si l’une de ces composantes n’est pas adoptée dans les délais alors c’est le budget dans son intégralité qui n’a pas été adopté.

Mais la CANBT n’en est pas à son 1er coup d’essai puisqu’en 2016, elle avait « oublié » de voter son compte administratif. Or c’est un sérieux handicap pour réaliser le budget primitif.

Après avoir investigué dans les comptes de la communauté, la CRC considère que le déséquilibre global du budget primitif de 2017, s’élève à -7 millions d’euros et qu’il n’est pas en adéquation avec le plan de redressement préconisé. En effet, depuis 2015, pour atteindre un retour progressif à l’équilibre, la CRC avait fixé, à la CANBT, ce déficit à 4 millions maximum. La chambre estime que cette situation est imputable quasi-essentiellement au budget annexe des Transports dont les recettes sont presque cinq fois inférieures aux dépenses ! Mais la CRC a rappelé à la décharge de la communauté, que celle-ci assume la compétence du transport interurbain par délégation de la région Guadeloupe sans compensation des charges par cette dernière.

La CRC déclare donc recevable la saisine du préfet et propose de régler le budget primitif de 2017 de la CANBT, incluant les 4 budgets.

L’unification des régimes de retraite

Dans la rubrique Ce qui va changer en 2018

En 2018, Emmanuel Macron s’attèlera à un projet de grande ampleur : la réforme des retraites. L’ancien ministre de l’Économie devenu président, envisage de remplacer les 37 régimes de retraite actuels par un seul et unique régime. Objectif principal : aligner le privé et le public. Ce sera la vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé. En revanche, il ne compte pas modifier l’âge de départ à la retraite ou le nombre d’annuités nécessaires.

Emmanuel Macron doit s’attendre à rencontrer une forte contestation, les retraites étant un sujet sensible. Déjà, les règles de la fonction publique sont bien plus généreuses que celles du privé. Actuellement la pension d’un fonctionnaire est calculée sur les six derniers mois de salaire alors que celle d’un salarié du privé est calculée sur ses 25 dernières années. Toutefois, pour éviter les levées de bouclier trop hâtifs, le concepteur du projet Jean Pisani-Ferry l’a confirmé, « Il ne s’agira pas d’un alignement pur et simple mais d’une refonte globale du système pour le rendre plus juste, il n’est pas question de passer d’un système par répartition à un système par capitalisation. On pourrait plus justement parler d’un système à points« . Alors que les quelques 6 millions de salariés de la fonction publique, se rassurent, ils ne seront pas forcément tous perdants. Néanmoins, la Guadeloupe est très attentive à ce projet de loi. Rappelons que l’archipel compte 37 260 personnes qui travaillent dans la fonction publique. Et les fonctionnaires des trois versants de la fonction publique (État, Hospitalière, et Territoriale), représentent 22,7 % de la population active guadeloupéenne contre 18, 7 % en France métropolitaine. La fonction publique est fortement féminisée, 61 %. Par ailleurs, les fonctionnaires guadeloupéens font partie des plus âgés (23 %) de France.

Et dans le cas d’un alignement du public sur le privé, la cour des comptes a calculé qu’il y aurait encore des gagnants. Sa principale simulation montre qu’en intégrant les primes (nombreuses chez les fonctionnaires) au salaire pour le calcul de la pension, le nouveau régime se montrerait encore favorable à certaines catégories. En revanche, les enseignants seraient les grands perdants. « Le professeur des écoles, dont le traitement augmente assez régulièrement jusqu’à la fin de son parcours professionnel, serait pénalisé par la règle des 25 années sans profiter significativement de la prise en compte des primes, faibles dans son cas« , analyse la Cour des Comptes. Donc le président espère avoir sur son bureau un projet bétonné en début d’année prochaine…Il faudra ensuite que le texte soit adopté par le Parlement.

4 200 foyers alimentés en électricité grâce à nos déchets

Dans la rubrique Ça devait arriver

Il y a 25 ans, la Guadeloupe aurait pu devenir en France et même en Europe, la référence en matière d’énergie renouvelable.

En 1993, à la conférence de Miami, devant l’ensemble des pays de la Caraïbe, elle fut citée en exemple et applaudit pour ses avancées technologies dans ce domaine. Une manne économique et financière mal gérée par les institutions en place de l’époque, et qui fut la porte ouverte à des entreprises peu scrupuleuses avides de subventions.

Aujourd’hui, l’archipel reste dans la moyenne haute des territoires français qui souhaitent mettre à profit les énergies naturelles. L’objectif régional n’est-il pas d’arriver à l’autosuffisance énergétique à 50% d’ici 2020 et à 100% en 2050.

Toutefois, au delà des ressources naturelles, il existe d’autres modes de production d’énergie que l’on exploite encore à minima en Guadeloupe et c’est notamment le cas des déchets. Leur fermentation provoque des gaz surnommés biogaz. Le Syvade a donc eu l’idée de trouver le moyen de canaliser ces gaz méthane pour les transformer en énergie stockable.

En 2015, il lance un appel d’offre et deux ans plus tard, les travaux sont terminés et l’unité de transformation du biogaz en électricité est opérationnelle.

Désormais, le méthane ne se dispersera plus dans l’atmosphère. Or, ce gaz à effet de serre possède un potentiel de réchauffement global 25 fois supérieur au C02. Sur le site de la Gabarre, des puits, des canalisations et des réseaux d’étanchéité ont été mis en place pour capter ce biogaz et le rediriger vers l’unité de valorisation. Laquelle va traiter et valoriser cette matière 1ere pour qu’elle se transforme en électricité et en chaleur par cogénération. Dès qu’elle atteindra sa vitesse de croisière, la centrale va alimenter 4 196 foyers en électricité, l’équivalent de communes comme Deshaies, Goyave ou Grand Bourg. Cette énergie électrique envoyée sur le réseau local, sera distribuée par l’opérateur historique, EDF. Grace à cette initiative, les déchets ménagers deviennent une véritable opportunité économique et environnementale.

Derrière chaque grand homme…. une femme

Dans la rubrique « Ce qui a changé ma vie »

Camille Gallap est né au Havre en 1965, dans une fratrie de 3 enfants, de parents Martiniquais. Son père est douanier et en 1970, il est muté en Guadeloupe. Camille passe son bac en Guadeloupe et poursuit ses études de biochimie à Toulouse puis au Havre jusqu’en 1984. Il enchaine sur un DEA à l’université Paris 6 avant de repartir sur le Havre, en 1990, retrouver son épouse, son 1er fils, et boucler son doctorat en biologie. Il sera d’ailleurs le 1er dans cette académie à le décrocher en 96, deux jours avant la naissance de son 3ème enfant.

Il devient ensuite maitre de conférence, puis vice-président de l’université du Havre et président de 2005 à 2012, élu avec une nette avance de voix sur le second. Il s’est entre autres beaucoup impliqué dans la vie sportive, culturelle des étudiants et celle du handicap.

En 2012, il devient professeur des universités, puis directeur adjoint de l’école supérieur de l’éducation nationale, en charge du département enseignement supérieur de la recherche. Il retourne en Normandie comme directeur du site du CNED. Et en décembre 2014, il est nommé Recteur de l’académie de Guadeloupe. Pourquoi lui ? Parce que son profil est intéressant à plus d’un titre. En 2014, il faut structurer l’université des Antilles et il connaît bien la machine depuis la base. Par ailleurs, comme il n’a jamais travaillé en Guadeloupe, il n’y a pas de conflit d’intérêt possible.

Monsieur le recteur est un hyper actif du travail, mais aussi du monde associatif notamment dans le domaine du sport. C’est un homme généreux et investi par ses diverses missions. Mais s’il est devenu ce qu’il est, s’est dit-il en toute sincérité, grâce à son épouse et son soutien indéfectible à ses côtés. Sans elle, il n’aurait jamais eu cette carrière remarquable.

Gwo Kamo

Dans la rubrique Gwo kamo

Le comité de l’eau bloqué par le feu
Il était prévu mercredi, que le komité dlo goubé bloque toutes les routes de Capesterre B.E à Basse-Terre. Mais dès mardi soir, le préfet de Région leur a demandé au nom du civisme de ne pas mettre leur menace à exécution pour permettre le transport des malades du CHU évacué pour cause d’incendie, vers le CHBT.

Nos politiques sur la brèche
Ils sont extraordinaires de réactivité nos politiques lorsqu’il s’agit d’envoyer des communiqués de presse, à chaque occasion. Pour les décès d’une personne connue c’est traditionnel, mais désormais tout est prétexte pour réagir. Un feu au CHU et Justin Bénin en profite pour saluer la mobilisation et le professionnalisme des soldats du feu. Lesquels à mon avis se sont souvent retrouvés dans des situations bien plus dramatiques et dangereuses…

Mais accordons à Justin Bénin le droit de monter au créneau puisque c’est quand même elle, au titre de député, qui a formulé ses inquiétudes, il n’y a pas si longtemps auprès d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et de Didier Migaud, premier président de la Cour des Comptes sur l’état de vétusté du CHU et ses problèmes budgétaires chroniques.

Les 46 assises de la presse francophone
Cette année, les Assises organisée par l’Union de la presse francophone (UPF) se sont déroulées à Conakry, en Guinée. Et comme chaque année, la délégation de Guadeloupe était présente, composée de dix membres dont Jean Claude Rodes, membre du comité international de l’UPF et directeur du Progrès social. Il est intervenu brillamment pour une présentation sur le thème « lanceur d’alerte : la frontière entre journalisme et citoyenneté ». De manière moins formelle, Danick Zandronis, rédacteur en chef de ZCL et CCN, a pris la parole pendant une conférence, pour rappeler le rôle de colonisation française et la place des békés en Guadeloupe. Une intervention qui n’a pas été du goût de tout le monde, mais qui a aussi séduit, notamment les journalistes africains présents.

Il est temps de clarifier les compétences
Dernier exemple en date : le tribunal administratif a choisi d’annuler la délibération du conseil régional sur la taxe spéciale de consommation sur les carburants, demandant au conseil départemental de lui reverser les 20 millions d’euros de recettes. Une nouvelle fois, les compétences de ces deux structures majeures ne sont pas clairement définies et le plus souvent se chevauchent avec l’’accord des uns et des autres, selon les situations. Il serait temps pour une organisation objective de définir clairement les « prés carrés » de chacun ou alors de passer à une collectivité unique.

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