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Sciences

Une étoile publicitaire dans le ciel

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Vous avez certainement entendu parler d’ Electron, le lanceur mis en orbite au bout du deuxième essai en janvier dernier par les Néo-Zélandais. Et bien l’entreprise aérospatiale Rocket Lab, à l’initiative du projet, en a profité pour expédier au même moment une boule à facette, baptisé « Humanity Star », dans la galaxie. L’objectif ? Aucun. Juste une étoile publicitaire en somme…

Neuf mois d’orbite
Humanity Star sera bientôt visible à l’oeil nu depuis le sol. Cette boule munie de 65 facettes et revêtue d’un matériau réfléchissant, tournera au dessus de nos têtes pendant neuf mois et pourra être vue par tous, quelque soit sa position géographique. Un site dédié permet même de connaître la date d’observation au dessus de sa maison…

D’un mètre de diamètre, « l’étoile pub » se servira de la lumière du soleil pour briller dans le ciel, comme le fait la station spatiale ISS – qui avouons-le – a beaucoup plus d’utilité.

Un graffiti spatial
Cette nouvelle agace de nombreux astronomes qui parlent de « pollution lumineuse», « d’acte de vandalisme », de « graffiti spatial » et qui craignent que la voûte céleste ne devienne un triste support publicitaire. C’est le cas également du journal anglais « The Guardian » qui critique amèrement l’entreprise dans ses pages et qui rappelle le problème des débris en orbite. En effet, cette boule est censée s’autodétruire dans l’atmosphère. Bref, une mauvaise publicité pour celui qui voulait en jouer.

Un dinosaure mi-cygne mi-croco

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Quelle est encore cette drôle bête ? Des chercheurs ont découvert un fossile de dinosaure à plumes en Mongolie. Il a été baptisé Halszkaraptor.

Les chercheurs pensent d’abord à un canular

Canard à trois pattes ? Pingouin à cou de de cygne ? Oiseau au museau de croco ? Les vérifications de ce fossile découvert par des braconniers puis récupéré par divers collectionneurs et paléontologues ont été longues et fastidieuses. Il a d’abord fallu juger de son authenticité avant d’approfondir les recherches. C’est désormais chose faite grâce à la technologie 3D. Des scientifiques de Bruxelles et Bologne, ont réussi à dater l’ancienneté de ce dinosaure à 75 millions d’années, malgré quelques éléments faussement restaurés par les marchands de fossile qui l’ont eu entre les mains.

D’après les paléontologues donc, Halszkaraptor appartient à une famille de dinos apparentée aux oiseaux : les droméosauridés. Le fossile est celui d’un adulte d’environ un an et à la taille d’un canard. Ses caractéristiques physiques sont loufoques et ne ressemblent à aucune autre : un long museau, un long cou, une dizaine de dents, une queue plate et souple, des nageoires et…des plumes. Quel drôle d’oiseau !

Un véritable prédateur

Toutes ces caractéristiques ont permis aux chercheurs de retracer l’environnement d’Halszkaraptor. Ainsi, ils en ont déduit qu’il pouvait passer du temps dans l’eau pour attraper ses proies et sur la terre ferme pour pondre ses œufs, qu’il se déplaçait vers l’avant, qu’il était capable à la fois de plonger, de pédaler tel un canard et de courir. Ainsi sous ses airs d’adorable cygne blanc, se cachait un véritable prédateur. Un mode de vie semi-aquatique comme l’avait les spinosaures.

Et l’histoire de ce dino-croco-canard se termine plutôt bien car François Escuillié, l’acquéreur Français à l’origine de la demande d’étude, a fait savoir récemment que le fossile d’Halszkaraptor retournera en Mongolie, au nom du patrimoine national. Une découverte scientifique sans fausse note, ou presque.

L’ADN d’un nourrisson préhistorique vient de parler

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L’ADN d’une petite-fille de 11 500 ans vient de révéler l’existence d’une population ancienne, auparavant inconnue en Amérique. Elle confirme l’hypothèse que le continent a été peuplé d’abord entre la Sibérie et l’Alaska, via le détroit de Bering.

Les Anciens Béringiens, une nouvelle population
Ce sont des chercheurs de l’université de Fairbanks qui ont fait cette découverte. Leur étude, publiée la semaine dernière dans la revue “Natura” révèle l’existence d’une population amérindienne qu’ils ont appelée les Anciens Beringiens. Ces chercheurs américains se sont basés sur l’ADN d’un nourrisson préhistorique découvert en 2013 en Alaska, aux côtés d’un foetus et de plusieurs armes de chasse primitives. Au grand bonheur des chercheurs, l’ADN du nourrisson de six semaines a perduré dans le temps et reste donc exploitable.

Et à la surprise de tous, le bébé étudié n’appartient pas aux groupes des Américains natifs, dits du « Sud » et du « Nord », jusque-là considérés comme les seules branches d’Homo sapiens présentes sur le continent. USR1, l’autre nom du nourrisson utilisé par les scientifiques, représente une nouvelle population distincte baptisée « Anciens Béringiens « . En utilisant la modélisation démographique, les chercheurs ont déduit que les Anciens Béringiens et les ancêtres des autres Américains natifs descendent d’une seule et même population, qui s’est détachée de l’Asie de l’Est il y a 36.000 ans avant de se séparer.

Mystère autour de leur disparition
Avec cette étude, les scientifiques estiment tenir la preuve que les Homo Sapiens ont emprunté le couloir de terre qu’offrait la « Béringie » pour atteindre le sol américain. La Béringie était, des dizaines de milliers d’années avant notre ère, une zone située entre la Sibérie et l’Alaska. Depuis, le niveau de l’eau a monté et recouvre ce que l’on appelle aujourd’hui le détroit de Béring.

Même si l’étude de la fillette a apporté des informations cruciales, le mystère autour de la disparition des Anciens Béringiens reste irrésolu. La population n’a aucun descendant direct. Les Athabascans, qui vivent actuellement à l’Upward Sun River, sont plutôt des descendants d’Américains natifs du Nord. Les deux enfants sont morts en été, la saison où les ressources sont supposées être abondantes, ce qui suggère un mode de vie risqué et délicat. La lignée des Béringiens s’est donc probablement éteinte et ce n’est que plus tard que les Américains natifs sont remontés vers le Nord pour y faire souche.

Ils ont transformé l’eau en vin

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Accomplir le miracle biblique. Les Américains l’ont fait, mais sans raisin. Une start-up californienne, Ava Winery, vient d’affirmer pouvoir transformer de l’eau en vin en seulement 15 minutes grâce à des composés aromatiques et de l’éthanol. Ce vin synthétique réalisé sans raisin a pour ambition de rivaliser avec des grands crus. Beaucoup sont sceptiques et on les comprend…

Mardonn Chua et Alec Lee, les nouveaux messies californiens se sont interessés au sujet en 2015 alors qu’ils visitaient une cave et qu’ils ont découvert une bouteille de Château Montelana, un vin Chardonnay californien à 10 000 euros la bouteille. Voyant qu’elle leur était inaccessible, ils ont donc décidé de créer des copies synthétiques de grands crus.

Un premier échec cuisant
Le vin est normalement issu de la fermentation du jus de raisin réalisée par des levures qui produisent de l’éthanol à partir du sucre. Il libère des centaines de composés aromatiques mais le procédé semblait bien trop long pour Mardonn Chua. Grâce à la spectrométrie de masse et d’autres outils sophistiqués, l’équipe a analysé la composition de différents vins français avant de mélanger les molécules. Ils ont d’abord essuyé un échec cuisant…

Six mois plus tard, ils ont tenté de produire une copie d’un vin blanc pétillant italien à base d’eau, d’éthanol et de composés aromatiques (dont du sucre) beaucoup moins cher que l’original.

Les critiques sont sévères. Une journaliste de New Scientist a notamment trouvé que le produit avait une odeur d’alcool de nettoyage et de plastique. Le faux vin était également plus clair, dégageait moins de bulles et manquait de « cuisse ». Seul le goût semblait satisfaisant.

Mais cela ne semble guère décourager l’équipe californienne qui prévoit déjà de commercialiser une réplique synthétique du Dom Perignon 1992.

Si l’Europe n’applique le terme de vin qu’à des boissons qui sont issues du jus de raisin fermenté, les Américains eux, ne s’embarrassent pas de ses réglementations. Alors amateurs de vins, fuyez…

L’ADN du Yéti a parlé…

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Et ce nen serait dailleurs pas un. En effet, des analyses ADN de restes dun probable yéti viennent de démontrer quil sagirait en fait dun ours des hautes montagnes dAsie…

Désolé pour les fans de l’abominable homme des neiges, la génétique a parlé. Cette nouvelle étude vient conforter d’anciens tests ADN réalisés notamment en 2012 par une équipe de chercheurs britanniques sur des échantillons de poils censés provenir du célèbre yéti. A l’époque déjà, ils avaient osé émettre l’idée qu’il pouvait s’agir d’un animal issu d’un croisement entre un ours brun et un ours polaire. Leurs résultats avaient été critiqués car ils se basaient sur des “données trop limitées”. Cela avait laissé un peu d’espoir aux fervents défenseurs de la “bête”.

Les chercheurs américains de cette nouvelle étude ont travaillé sur neuf échantillons de restes supposés de Yétis. Fragment d’os, dent, morceau de peau, poils ou matières fécales ont été collectés dans les montagnes de l’Himalaya et le plateau tibétain sur une longue période, allant de la fin des années 1930 à récemment. Après analyse ADN, l’un d’eux s’est avéré provenir d’un chien. Les huit autres échantillons correspondent à des ours noirs d’Asie, des ours bruns d’Himalaya et à des ours bruns tibétains.

Les résultats de l’étude permettent de montrer que le mythe du Yéti «puise ses racines dans des faits biologiques réels» et se rattache aux ours locaux. La fin d’un mythe ? Mais non, on adore les mystères. Le folklore local dans la région de l’Himalaya devrait l’emporter…

Des chiens en laisse à la Préhistoire

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Nos amis canidés sont-ils domestiqués depuis des millénaires, avant même le début de l’agriculture ? C’est en tout cas ce que suggèrent des peintures rupestres d’Arabie Saoudite.

Ces scènes de chasse datant du pré-Néolithique montrent des dizaines de chiens en compagnie de l’Homme. Quelques-uns sont représentés en laisse tandis que d’autres sont en liberté. Dans un article qui vient de paraître dans le”Journal of Anthropological Archaelogy” Maria Guagnin, une chercheuse allemande, a passé au crible des dizaine de représentations de chiens domestiqués gravés sur les parois rocheuses des sites arabes. Selon l’équipe d’archéologues, ces œuvres auraient été réalisées au cours du VIIIème ou IXème millénaire avant Jésus-Christ. Cela en fait un des plus anciens témoignages jamais découverts de cette amitié entre l’homme et le chien.

Pour les sceptiques, les chercheurs avancent qu’il est impossible de confondre ces chiens (ressemblant beaucoup de chien de Canaan actuel) avec des hyènes ou des loups eux aussi représentés sur les roches. Certains sont attachés à la taille des chasseurs qui ont alors les mains libres pour décocher leurs flèches. Il pourrait s’agir des chiens les plus jeunes, encore en apprentissage, tandis que les individus les plus âgés, eux, courent en liberté. Les origines de ces canidés sont cependant incertaines, indiquent les archéologues.

Ainsi, ces scènes témoignent déjà d’un  haut niveau de contrôle sur les chiens de chasse à cette période, avant même les débuts des communautés agricoles.

Notre ancêtre est…l’éponge de mer

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Qui l’eût cru ? L’ancêtre commun à toutes les espèces animales sur Terre serait…l’éponge de mer. C’est en tout cas ce que révèle la conclusion d’un rapport universitaire de scientifiques américains. Il était jusqu’alors difficile de trancher sur la question et nombreux étaient ceux pour qui le cténophore (organisme marin carnivore transparent) décrochait la palme. Une étude le révélait d’ailleurs en 2008.

Mais pour arriver à cette nouvelle découverte et contrecarrer l’ancienne, les chercheurs ont planché durant de nombreuses années sur la génétique afin de remonter toutes les branches généalogiques de l’humain. Ils ont ainsi eu recours à des techniques statistiques de pointe pour tester la validité des modèles sur l’évolution des organismes et des premiers animaux et sont arrivés jusqu’à l’éponge de mer. A quand remonte son apparition ? A moins de six cent millions d’années quand la date de création de la Terre est évaluée à cinq milliards d’années.

A cette époque, les animaux ne sont pas encore sortis de l’eau. Il va falloir attendre quand même 400 millions d’années pour arriver au fameux Jurassique.

Oui l’éponge est un animal !
Sus aux intox, l’éponge n’est pas un végétal, même si elle a longtemps été considérée comme tel dans l’histoire de la biologie. C’est en effet un animal qui se nourrit, qui a une reproduction sexuelle et dont les larves se déplacent. Les éponges sont exploitées par l’homme pour leur capacité à absorber les liquides. C’est le squelette des démosponges qui est utilisé comme objet pour l’hygiène, en chirurgie ou pour le tannage des cuirs. Désormais, on considérera un peu mieux nos vieilles éponges, n’est-ce pas ?

Une planète de la taille de la Terre découverte à 11 années-lumière

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Un télescope européen installé au Chili a découvert une planète comparable à la Terre, autour d’une des étoiles les plus proches du Soleil.

C’est un télescope de l’observatoire austral européen (ESO) au Chili qui a fait cette belle découverte: une planète rocheuse d’une taille comparable à celle de la Terre tournant autour de l’étoile Ross 128, extrêmement proche de notre Soleil, à seulement 11 années lumière. Et en plus, cette nouvelle terre orbite dans la zone dite habitable, à une distance où la température est assez tempérée pour permettre l’existence d’eau sous forme liquide, un prérequis à l’apparition de la vie telle qu’on la connaît sur Terre.

La communauté scientifique avait déjà découvert Proxima b, située à seulement quatre années lumières de la Terre. C’est donc la deuxième planète de type “terrestre” la plus proche de nous. Ross 128b, de son petit nom, est une planète rocheuse un peu plus lourde que la Terre, sa masse étant au moins 35% plus grande. Sa température serait comprise entre -60° et -20°C.

Des chances d’y trouver la vie
Malgré les similarités avec notre Terre, l’étoile autour de laquelle tourne Ross 128b est tout de même très différente de notre Soleil. C’est en effet un tout petit astre, une naine rouge, qui est très peu lumineuse et peu chaude. C’est pour cette raison que la planète peut avoir une température «tempérée» alors qu’elle est 20 fois plus proche de son étoile que ne l’est la Terre du Soleil, et en fait le tour en seulement 9,9 jours. Point positif pour les chances d’y trouver de la vie, la petite étoile est très stable, sans éruption visible qui pourraient disperser son atmosphère, contrairement à Proxima b, plus proche mais dont l’étoile est moins «calme». Cela faisait quinze ans que les chercheurs observaient cette étoile du Chili. Ils espèrent améliorer leur technique de traitement de données pour trouver d’autres exoplanètes de la taille de la Terre et qui sait, y détecter une vie…

Soigner les plantes avec de la musique

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C’est une histoire vraie qui nous vient tout droit de l’hexagone. Dans les Bouches-du-Rhône, un agriculteur a sauvé ses champs de courgettes grâce à la musique. En France, ils sont une centaine à utiliser cette méthode pour lutter contre les parasites et les champignons qui attaquent leurs plantes.

Il y a dix ans, des paysans ont trouvé une alternative à l’arrachage lorsque leurs plantes étaient contaminées par le virus de la “Mosaïque”: la musique. Après différents essais, il s’est avéré qu’aucun remède naturel ou chimique ne pouvait combattre cette maladie destructrice. Hormis…la musique.

Le virus paralysé par les notes
C’est la société Génodics qui a mis au point ce concept un peu fou. Chaque mélodie est spécialement composée et adaptée à chaque situation. Lors du processus de synthèse des protéines de la plante, les acides aminés produisent des « notes ». La technique consiste à isoler et identifier les protéines responsables du virus : il s’agit de la protéodie. Une suite de notes émises par ces protéines est diffusée auprès des plantes pour contrer la maladie et lui permettre de mieux se développer. La maladie n’est pas à proprement parlé éradiquée mais ses effets sont inhibés. Virus ou champignon sont comme paralysés. Il faut, en outre, mettre en œuvre de nombreux essais pour que les résultats soient parfaits. La musique est émise toutes les 5 à 7 minutes et deux fois par nuit. Pas plus, car les effets bénéfiques pourraient disparaître.

Une étude bientôt menée par l’Inra ?
Après quelques ajustements de départ, Gilles Josuan, l’agriculteur spécialisé dans la production de courgettes, a reconnu à différents médias que ses plants de courgettes ont été sauvés. Sa production de légumes aujourd’hui est de l’ordre de 600 à 700 tonnes par an.

Même si on connaît les bienfaits de la musique sur la santé des humains et des animaux, il n’y a pour l’heure aucune étude scientifique qui vient confirmer ses bénéfices pour les plantes. Avec plus d’une centaine d’agriculteurs ayant recours à cette technique en France, l’Inra pourrait prochainement s’engager dans une recherche sérieuse afin de mieux comprendre ce mécanisme. A suivre donc…

Réveiller les morts avec des cellules souches

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Les cellules souches étaient déjà une piste sérieuse pour traiter des maladies nerveuses telles qu’Alzheimer, Parkinson ou diverses lésions cérébrales. Elles sont désormais au centre d’un projet un peu fou mené par une entreprise américaine, Bioquark.

Son projet, baptisé “Reanima” vise à restaurer une activité neuronale chez des personnes décédées. Et ce, en combinant plusieurs techniques : l’injection de cellules souches, la stimulation nerveuse et le laser.

Un projet interdit en Inde
Ira Pastor, PDG de Bioquark, a déclaré au site Stat que l’entreprise ferait l’annonce de plusieurs essais cliniques en Amérique latine dans les prochains mois.

Ce n’est pas la première fois que la société veut participer à une expérience de ce genre. En 2016, l’étude ReAnima avait été lancée en Inde, à Bangalore, mais est tombée à l’eau, stoppée net par les autorités indiennes, comme le révélait alors la revue Science.

Si l’expérience suit le même protocole que celui prévu en Inde, elle pourrait inclure 20 personnes. L’essai clinique consisterait là aussi à injecter des cellules souches provenant du patient, issues de la graisse, du sang… Ensuite, un mélange de peptides serait injecté dans la moelle épinière pour favoriser la croissance des nouveaux neurones. Ce mélange, appelé BQ-A, a été testé dans des modèles animaux de mélanomes et de traumatismes crâniens. À cela s’ajouteraient une stimulation nerveuse et une thérapie laser de 15 jours pour pousser les neurones à établir des connexions nerveuses. Les chercheurs pourraient alors suivre les effets de ce traitement grâce à des électroencéphalogrammes.

Une expérience sans fondement scientifique
Mais un tel protocole soulève de nombreuses interrogations : comment mener un essai clinique sur des personnes officiellement décédées ? Si la personne retrouve une certaine activité cérébrale, dans quel état sera-t-elle ? Rien ne laisse penser qu’un tel protocole puisse fonctionner. Sans fondement scientifique, l’expérience pourrait donner aux familles des défunts un faux espoir de rétablissement. D’autant que l’entreprise n’a pas encore testé le traitement complet sur des modèles animaux..

Couleur de peau : les gènes réfutent la notion de race

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Des chercheurs américains viennent de sortir une étude sur les gènes impliqués dans la pigmentation de la peau.

Les génomes de plus de 1600 Africains ont été étudiés et les résultats démontrent que des variants génétiques associés à une peau claire ou à une peau foncée sont présents à la fois en Afrique et dans d’autres populations du monde…En somme, les gènes liés à la pigmentation de la peau sont les mêmes partout dans le monde.

Jusqu’à présent, on connaissait peu de gènes liés à la pigmentation de la peau notamment sur le continent Africain. Les études étaient concentrées en Europe. Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont mesuré la réflectance de la peau, en prenant une mesure au niveau du bras. La peau la plus sombre était celle d’une population d’Afrique de l’Est, et la peau la plus foncée, celle d’une population d’Afrique centrale.

Ces mêmes chercheurs ont ainsi trouvé quatre zones du génome associées aux différences de couleurs de peau. Une autre zone du génome a été étudiée. Celui associé à la pigmentation de la peau, qui s’exprime peu chez des personnes souffrant de vitiligo par exemple. Les mutations dans et autour de ce gène étaient fréquentes dans les populations sub-sahariennes, indiennes ou australo-mélanésiennes. Ce qui amène les chercheurs à dire que ces variants de la peau sombre se retrouvent hors d’Afrique.

Des ancêtres africains à la peau claire
Dans cette étude, la plupart des variations génétiques sont apparues il y a plus de 300 000 ans voir pour certaines de plus d’un million d’années, bien avant l’apparition de l’homme moderne. “Il est donc logique que la couleur de peau chez les ancêtres des humains modernes ait pu être relativement claire”, explique le chercheur Sarah Tishkoff dans Futurama, qui poursuit que la couleur de la peau peut être liée à une adaptation à l’environnement. Une peau sombre aide à prévenir des conséquences négatives de la lumière ultraviolette (cancer de la peau) alors qu’une peau claire fabrique plus de vitamine D dans des régions du monde moins exposées aux UV. Cette nouvelle recherche parue dans la revue “Science” montre ainsi que la génétique contredit la notion de races. « il n’y a pas de race africaine. Nous montrons que la couleur de la peau est extrêmement variable sur le continent africain et qu’elle évolue encore. En outre, dans la plupart des cas, les variants génétiques associés à la peau claire sont apparus en Afrique. »

La peur des araignées et des serpents est innée

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Notre peur pour ces petites bêtes à huit pattes ou ces reptiles parfois sournois serait ancrée dans le cerveau humain.

C’est en tout cas ce qu’admet une étude publiée récemment dans la revue “Frontier in Psychology”. Ainsi, des scientifiques allemands et suédois ont observé la réaction des bébés de six mois mis en présence d’araignées ou de serpents et en leur montrant une série d’images toutes différentes. Les fleurs et les plantes n’ont eu aucun effet mais il n’en a pas été de même à la vue des araignées et des serpents.

Une peur évolutive
La réaction de peur des tout petits a été surprenante, sachant qu’ils n’ont pas encore appris que ces animaux pouvaient représenter un danger pour eux. A la lumière constante, le changement de la taille de la pupille est un important signal d’activation du système nerveux noradrénergique (qui est responsable des réactions de stress et de vigilance). Ainsi, les pupilles dilatées des bébés ont permis aux chercheurs de conclure que les jeunes enfants sont bien stressés par ces animaux et que le mécanisme de défense serait bien inné. Il semble que la peur de ces espèces soit évolutive et qu’elle se soit transmise au fil des millénaires. Une théorie qui s’appuie sur la coexistence des araignées et des serpents avec nos ancêtres pendant plus de 50 millions d’années. Alors que des images de risques plus récents (comme le couteau, la seringue ou bizarrement le rhinocéros) n’induisent pas de réactions automatiques. Sans doute, le cerveau humain n’a pas eu le temps d’intégrer comme dangereux pour l’individu ces objets et espèces “modernes”. Donc si on vous fait une remarque lorsque vous sautez au plafond à la vue d’une araignée, dites que c’est inscrit dans vos gènes…

Une ville martienne dans le désert de Dubaï

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Non vous ne rêvez pas, les Emirats arabes unis veulent coloniser Mars et y mettent les moyens.

Personne n’est vraiment étonné de leur folie de bâtisseur et là, la ville de Dubaï a encore fait fort en portant une nouvelle initiative titanesque.

Coloniser Mars en 2117
En effet, le gouvernement a demandé au célèbre architecte danois Bjarke Ingels de construire un prototype de ville martienne dans le désert qui répond à leur désir de coloniser cette planète d’ici 2117. Une équipe triée sur le volet prendra ainsi ses quartiers durant de longs mois et se penchera sur les questions de l’autosuffisance et du mode de vie durable dans cet environnement hostile.

Le projet intitulé « Mars Science City » devrait s’étendre sur 18 hectares et fournir « un modèle viable et réaliste pour simuler la vie à la surface de Mars », selon le ministre des Emirats arabes Unis.

Des dômes en impression 3D avec le sable du désert
Des dômes futuristes interconnectés et en impression 3D ont été pensés à partir du sable du désert. Le projet est censé répondre à problèmes mondiaux comme le besoin de nourriture, d’eau ou d’énergie. Des laboratoires et des musées (sur l’aventure spatiale humaine) devraient voir le jour. L’objectif est également d’attirer les scientifiques et ingénieurs du monde entier afin qu’il viennent travailler au sein de cette cité martienne pour une durée moyenne d’un an. Coût de ce projet pharaonique : 140 millions de dollars. Rien que ça !

Un super volcan américain menace la planète

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D’après “National Geographic”, le super volcan du Yellowstone aux Etats-Unis qui s’étend sur trois états (Wyoming – Idaho – Montana) pourrait se réveiller plus tôt que prévu et provoquer un hiver planétaire pendant de longs mois…

Des modifications – trop – rapides des minéraux
Des chercheurs de l’Arizona State University ont étudié les minéraux des cendres fossilisés provenant de la dernière éruption il y a…640 000 ans. Leur étude montre une évolution des minéraux au niveau de leur température et de leur composition, et ce sur une période de quelques décennies alors que les chercheurs avaient estimé à plusieurs siècles cette période de transition et les premières modifications qui en résulteraient. En 2011 d’ailleurs, la Nasa rassurait tout le monde quant à une éventuelle explosion de cendres.

Ces découvertes récentes montrent pourtant qu’une éruption volcanique pourrait intervenir plus tôt que prévu et ses conséquences pourraient être désastreuses pour la Terre.

Selon ces mêmes chercheurs américains, l’explosion de cendres et de roches plongerait d’abord les États-Unis puis la planète toute entière dans un “hiver volcanique” polluant les eaux et pouvant faire des dégâts matériels et humains (ils estiment à 90 000 le nombre de victimes). Pendant de longs mois, les températures chuteraient fortement, empêchant toute récolte. D’autres études devraient venir étayer ces constatations.

La première fleur ressemblait à un magnolia

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L’origine des fleurs reste mystérieuse. Plus de 360 000 espèces de plantes vivantes peuplent pourtant la Terre et elles ont toute un ancêtre commun que les chercheurs datent entre 250 et 150 millions d’années dans le passé. Si ces premières fleurs n’ont pas laissé de traces du fait de la difficulté à se fossiliser, des botanistes internationaux ont tenté de retracer son histoire en se basant sur un arbre généalogique des plantes à fleurs avec les caractéristiques de près de 800 descendants, encore vivants aujourd’hui. Ainsi, ils en ont déduit que la fleur originelle ressemblait – sous certains aspects – au magnolia moderne, avec ses nombreux pétales indifférenciés et disposés en cercle concentrique. On trouve en son centre plusieurs rangées d’organes sexuels dont des étamines et des ovaires.

Une plante hermaphrodite

Ces mêmes chercheurs viennent également de démontrer que la fleur ancestrale était hermaphrodite. Ce qui signifie qu’elle pouvait se reproduire en prenant soit le rôle du mâle soit celui de la femelle. Un avantage pour s’imposer sur d’autres plantes et coloniser d’autres régions du monde.

Si cette étude a permis de connaître de façon assez précise l’aspect visuel de cette fleur, nous savons toutefois peu de chose sur la façon dont elle est arrivée sur Terre. Sans doute des découvertes de nouveaux fossiles de fleurs permettront de combler ses lacunes et de comprendre l’origine même du système sexuel le plus diversifié de notre planète…

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