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Média & Culture

Une journée « Nwèl Natirèl »

Dans la rubrique Média & Culture

Vous aimez Noël ? Et vous aimez la nature ? Rendez-vous à « Nwèl Natirèl » ce dimanche 17 décembre, à l’Habitation L’Oiseau dans la Vallée de Grande-Rivière.

100 % artisanal
À partir de 9 h, l’Habitation l’Oiseau et l’association Nature Kulture 971 vous invitent à une journée placée sous le signe de l’artisanat et des produits locaux, à Vieux-Habitants. Sur le site de L’Habitation l’Oiseau, ancienne caféière du début du 20e siècle et propriété de plus de 5 hectares, une quinzaine d’artisans-créateurs vous attendent avec des bijoux en verre soufflé, des lampes, des savons artisanaux, des cosmétiques naturels, des calebasses, etc.

Le plein d’animations
Entre un repas proposé par l’Habitation l’Oiseau et des jus frais, des animations gratuites ponctueront cette journée pour petits et grands : jeux an tan lontan, contes, ateliers de semences naturelles, soins naturels pour bébé, poterie et danse libre. Des fruits et légumes, des produits agro-transformés (miel, vin d’orange, huile de coco, etc.) et des plantes ornementales vous attendent aussi pour un marché 100 %. Mais une journée Nwèl ne serait pas réussie sans une animation musicale : concert live à partir de 16 h !

Une asso 100 % natirèl 
Située à Bouillante, Nature Kulture 971 sensibilise le public à la protection et à la valorisation de notre patrimoine naturel, à travers des panneaux pédagogiques, des livres, des expositions, des ateliers en pleine nature ou encore des journées consacrées à l’environnement : « Une information claire (sans langue de bois), sur les dangers des pesticides ou des modes de cultures alternatifs, reste indispensable pour un futur plus sain. », plébiscite l’association.

Plus d’infos au 0690 48 84 99 – 0690 53 02 01

 

Des cadeaux pas comme les autres

Dans la rubrique Nwèl o/sa ou mandé mwen an ké baw !

Kabwa, twotinèt, woulèt, ika ipaka, banza, l’association Gwajeka met en lumière nos jeux et nos jouets traditionnels. Pour Noël, il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges.

Jean-Paul Quiko, fondateur de Gwajeka, porte une mission culturelle : valoriser les « jé an tan lontan » en Guadeloupe. À cet effet, l’atelier de l’association réalise, sur mesure, des jeux et des jouets traditionnels depuis 2005 : « Nos jeux traditionnels comportent de multiples bienfaits. Mis à part leur vocation de transmission culturelle, ils interagissent complètement avec leur environnement. Ainsi, ils imposent une organisation et une gestion, immédiates et constantes, de l’espace de jeux. Souvent d’extérieurs, ils favorisent l’échange avec la nature et l’activité physique. En outre, ils sont écologiques, issus de matériaux naturels ou de matériaux recyclés. Cette transformation d’objets participe à une diminution des déchets : « jé a wou » (pneus-bâtons), « échas » (échasses), « sewvolan » (cerfs-volants) réalisés avec du papier journal notamment, etc. », apprécie Jean-Paul Quiko, également président  de la Fédération caribéenne des jeux et des jouets traditionnels, et membre de l’Association panaméricaine des jeux autochtones et traditionnels.

Contact :

Association Gwajeka : gwagka971@gmail.com

Tél : 0690 74 66 96 – 0590 82 38 99

5 à dîner

Dans la rubrique Le coin bouquin

Sous un flamboyant, à la tombée de la nuit, Henri l’anoli, Bèbère le cabri, Ti Louis le chat, Frédo le guimbo et Polo le racoon se disputent :

« Moioii, dit Bèbère, je sais préparer les meilleeuures salades !

-Et moi, je sais bien faire les douceurs, dit Frédo.

-C’est facile à réaliser tout ça ! dit Ti Louis, moi je sais cuisiner toutes sortes de viandes. »

Afin de se départager, ils organisent le concours du meilleur dîner ! Mais qui sera le gagnant ? Une joyeuse histoire bilingue (créole-français), mais aussi un ouvrage pédagogique que parents et enseignants pourront s’approprier. Autour de l’ouvrage, des activités et des ressources pédagogiques sont également mis en ligne sur https://univers-merveilleux-des-antilles.com.

5 à dîner, Christiana et Sandrine Benjamin, illustrations de Suga, Éditions Nestor, novembre 2017

Gospel en Karukéra Festival, quatrième !

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Du 9 au 16 décembre se tiendra la 4ème édition du « Gospel en Karukéra Festival », à Petit-Bourg et au Lamentin.

Une édition particulière sous le signe de la pluralité et de la proximité. Du gospel pour tous et sous différentes formes : cinq concerts, des masterclass, des rencontres, un concours de chant et une initiative solidaire. Côté invités, Karen Clark-Sheard (4 Grammy Awards) et Kierra Sheard sa fille, véritables pointures du gospel, viendront pour la première fois en Guadeloupe. Et bien d’autres artistes avertis, guadeloupéens et d’ailleurs, participeront à l’événement. L’école de chant organisatrice, Blue Melody School, présentera la nouvelle création de Péguy Nanette (« Kirky’Pèg »), Ô My Soul, un vidé-théâtre-chanté retraçant l’histoire du negro spiritual au gospel song.

Générosité et partage
L’événement se veut gratuit, en grande partie, itinérant et accessible à tous les publics. « Le festival permettra à de jeunes artistes de rencontrer un public rendu large et divers, grâce à l’engagement social et citoyen des organisateurs et des collectivités locales. Une volonté qui honore les valeurs d’ouverture et de générosité du pays Guadeloupe. », apprécie Péguy Nanette, directeur artistique de l’événement.

Un festival solidaire
Une opération, « Un sourire à Noël », tentera de récolter un maximum de cadeaux en faveur des enfants hospitalisés de Saint-Martin et de La Dominique. De plus, l’Association Blue Melody School, en partenariat avec Établissement français du sang (EFS), sensibilisera le tout public sur le don du sang. « Si on n’a peut-être pas les moyens d’offrir des cadeaux, on peut faire un don précieux, son sang. », renchérit l’organisation.

« Karukera Gospel Challenge »
Après plusieurs sessions de sélection, les festivaliers découvriront les 4 jeunes finalistes du concours de chant gospel. Ils défendront leur talent face à un public qui désignera, avec les membres du jury, le grand gagnant de l’édition 2017 ! « Préparez-vous à de belles performances et de beaux souvenirs… », promet Péguy Nanette.

Rendez-vous sur www.gospelenkarukerafestival.com

Plus d’infos au 0590 847 267

Des cadeaux pas comme les autres

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Cette semaine, c’est Sandrine qui propose des jouets et des loisirs créatifs, pas comme les autres !

Maman de 2 enfants, cette « mumpreneur » a réalisé que l’offre pour les enfants se limitait trop souvent aux produits des grandes chaînes de magasins de jouets. De plus, il n’était pas toujours possible de commander en ligne chez nous. Sandrine décide de lancer son e-boutique, Tropic Mômes ! Et elle fait du bien-être et du développement personnel de l’enfant sa source d’inspiration : « Notre sélection de jeux permet à l’enfant la liberté de définir ses propres règles, d’inventer son univers, tout en développant sa motricité fine. » Exigeante, elle privilégie les fabricants français ou européens répondant à des chartes éthiques et environnementales.

Rendez-vous :

Jusqu’au 23 décembre, à sa « boutique éphémère » au Village de Jarry.

Site Internet : http://www.tropic-momes.com – Tel : 0690 75 12 80

Petit Guerrier pour la Paix – 
Les luttes amérindiennes racontées à la jeunesse (et à tous les curieux)

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Sous la forme d’un jeu de questions-réponses, Alexis Tiouka et Hélène Ferrarini racontent les luttes de ces peuples amérindiens de Guyane depuis les années 1980. Du grand rassemblement, en 1984, aux revendications pour la terre, puis aux négociations internationales, quatre décennies de luttes ont façonné le mouvement autochtone guyanais. Alexis Tiouka, originaire du village kali’na d’Awala-Yalimapo, berceau du mouvement autochtone de Guyane, a d’ailleurs participé à ces luttes. Aujourd’hui, il est juriste et spécialiste du droit autochtone.

Petit Guerrier pour la Paix – 
Les luttes amérindiennes racontées à la jeunesse (et à tous les curieux), Hélène Ferrarini et Alexis Tiouka, Ibis Rouge Éditions, novembre 2017

« Chèz annou bèl » onzième édition !

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Des artistes peintres guadeloupéens exposant sur des chaises : c’est le concept de « Chèz annou bèl » depuis 2006. Ce samedi 02 décembre, à Basse-Terre, la manifestation se fera festive !

« Ouvrez les frontières de l’art »
C’est le thème retenu, cette année, par l’association Jipé F’awt, organisatrice de l’événement. Cette 11ème édition du Festival du salon des créateurs de l’art, sous le parrainage de Françoise Marianne et d’Emile Antile, nous a concocté « Une journée de surprises, de nouveautés, de découvertes… et de folies ! Un beau voyage de mélange de culture et de tradition. », promet Jean-Pierre Fronton, directeur artistique et technique.

Un programme varié
De 10 h à 23 h seront exposées plusieurs œuvres, à l’Allée des tamariniers et sur l’esplanade du port de Basse-Terre. Différentes animations vont rythmer la journée : ateliers de poterie, de peinture, de tèt maré, modélisme, jeux traditionnels, animations, concerts, danse, défilé de mode, musique  cubaine, etc. La journée sera placée aussi sur le signe de la compétition ludique puisqu’un tournoi de jeux vidéo sera organisé (sur consoles Xbox One et PS4 et les jeux Fifa 2018, Tekken 7, Trackmania Turbo). Attention, autorisation parentale obligatoire, places limitées et inscription obligatoire (5 €). Une démonstration de « drift », un sport automobile où le pilote contrôle son véhicule en le maintenant en dérapage dans les courbes, sera prévu. Entre chaque animation, vous aurez la possibilité de vous restaurer sur place.

Contact : 0690 74 83 09 – 0690 38 21 27

Tonbé Lévé, « Bonne voyage » d’imaginaire créole

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« Je me suis régulièrement posé cette question : comment nous dire ? Comment véhiculer, par l’écriture, le vocabulaire de notre imaginaire créole ? », s’interroge Rudy Rabathaly, l’auteur. En réponse, il s’empare des voyageurs de Tonbé-Lévé, en autobus, taxicos, cars, ou dans « les grands lotobis » des TCSP : « J’ai choisi l’univers clos des transports en commun comme transport, aussi, d’une langue de dits et de non dits. Quoi de plus pertinent que raconter les gens dans leur vécu quotidien ? » Journaliste de profession, il y présente une sélection de ses textes, publiés dans France-Antilles, sur ces « sans-voitures ». Mais également des écrits d’auteurs caribéens (Anique Sylvestre, Charles-Henri Fargues, Derek Walcott et Alexandre Alaric, agrémentés d’illustrations de François Gabourg) sur ces personnes qui, consciemment ou inconsciemment, se vivent (et que les autres vivent) comme les handicapés du transport. Ils sont, pourtant, les derniers garants du « bonne voyaj d’imaginaire créole », des acteurs et ses témoins de ces traversées, en aller-retour, de nos vécus d’hier et d’aujourd’hui.

Tous les personnages sont vrais, les faits, véritables.

Tonbé Lévé « Bonne voyage » d’imaginaire créole, Rudy Rabathaly, Caraïbéditions, 2017

 

Des cadeaux pas comme les autres

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Bientôt les fêtes ! Mais comment trouver des cadeaux originaux et personnels ? Cette rubrique vous aidera à dénicher des bons plans pour petits et grands !

Cette semaine, c’est Camélia Hernandez qui présente ses créations, avec « Arte Vivo », une gamme d’objets déclinés avec des œuvres d’artistes de chez nous : des mugs, des sacs, des pochettes, des paréos, des carnets, des kits de voyage, etc. Arte Vivo, c’est la conviction que l’art aide à vivre, et à vivre mieux, dans notre quotidien. Par ces utilisations dans la vie de tous les jours, il se décomplexe, se dédramatise et se rend accessible à tous : « Ces objets ont une tous une utilité, afin que chacun s’habitue à vivre avec l’esthétique de nos créateurs, puis finisse par pousser la porte d’une galerie et, peut-être, acquérir une œuvre originale. Ils permettent aussi de découvrir la créativité dont font preuve nos peintres et nos photographes. Ces derniers retranscrivent notre créolité avec un lexique original, varié et moderne. Ils parlent de nos origines, de notre savoir vivre. En réalité, de nous. » Elle partage, ainsi, ses coups de cœur afin de colorer notre quotidien, mais peut aussi personnaliser les objets à la demande.

Plus d’infos :

Tel.: 06 90 61 47 27 – artevivo971@gmail.com

Facebook : Arte Vivo 971

L’exposition « Chouval »

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Avis à tous les amateurs d’art et d’équitation : du 24 novembre au 8 décembre, l’association agriculturelle Birmingh’Art et le centre équestre Les Cavaliers de Saint-Georges s’associent autour d’une manifestation artistique inédite, Chouval.

Entre l’art et les chevaux
« Le cheval, la nature, le voyage, la terre, les champs, les ranchs font partie de l’imaginaire collectif des enfants et des adultes. C’est ce rêve que nous allons tenter de matérialiser. », présente l’association Birmingh’Art. Exposition, performances et démonstration équestres, ateliers d’expression plastique, animations pour enfant, et un concert en clôture animeront cette semaine artistiquement chevaline ! Objectif principal ? Promouvoir l’enrichissement artistique, culturel, de compétences, personnel et patrimonial au sein du Groupement foncier agricole (GFA) de Birmingham, situé à Baie-Mahault.

Un collectif artistique
Autour des œuvres de Sand, plasticienne fresquiste infographiste et de Tony Boyer, plasticien, ébéniste et sculpteur, dont les œuvres porteront sur une vision créole et artistique du cheval, s’exposeront également d’autres artistes (LinC, Jonathan et Maggy Pépin et Eva Lynn). Sont également invités Pierre Chadru, Jean-Luc Dejean, Steeve Cazaux, Claude Robledo, El Bab, Pôle, Daniel Roboul, Alfredus, Bénédicte Fourcade, La Marquise et Lucien Léogane. « L’objectif est de mettre en avant les œuvres elles-mêmes, mais aussi d’innover dans la manière d’exposer afin d’attirer de nouveaux publics et notamment des jeunes qui, autrement, ne viendraient jamais à ce type de manifestation. », assure l’association.

Birmingh’Art
Cette association agriculturelle a été créée en 2016 avec un double objectif initial : se mettre au service de l’épanouissement de l’individu et participer au développement du territoire. En liaison avec les acteurs locaux et les responsables du développement de l’agglomération, elle entend lier ses activités agro-écologiques et environnementales avec un programme de formations tous publics. Mais aussi avec des activités artistiques, de nature à dynamiser ses missions de développement et d’insertion.

Un chantier d’insertion
Dans cette optique d’acquisition de compétences pour tous, plusieurs jeunes ont ainsi aidé à la réalisation de ce programme d’exposition, dans le cadre d’un chantier d’insertion, « La fabrique à Michel Morin ». Il a été financé par la Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dieccte Guadeloupe), le Fonds social européen, la commune de Baie-Mahaut, le conseil départemental et le conseil régional de la Guadeloupe. « Nous tenions, particulièrement, à toucher les jeunes les plus éloignés de la culture et du beau. Ceux qui connaissent des difficultés d’insertion sociale et professionnelle, et ceux pour qui le contact avec l’art pourrait être une ouverture sur une autre vision du monde, mais aussi d’euxmêmes. », propose Birmingh’Art.

Adresse

Centre équestre de Birmingham – Les Cavaliers de Saint-Georges – Chemin de Trioncelle à Baie-Mahault

Plus d’infos : 0690 56 40 64, birminghart@gmail.com

Facebook, Instagram, Tweeter : @birminghart

Plantes créoles anti-âge

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Jean-Louis Longuefosse est pharmacien hospitalier et chef de service au centre hospitalier de Colson au Lamentin, en Martinique. Ce passionné de plantes médicinales créoles nous a déjà livré ses connaissances dans plusieurs ouvrages. Il nous revient, cette fois, avec un guide pratique spécifique anti-âge. À travers les plantes et l’alimentation, ce spécialiste met à notre disposition « Un véritable arsenal, accessible, économique et simple à utiliser, pour garder notre vitalité et protéger notre corps des dysfonctionnements physiologiques responsables du vieillissement. » Tous les inconvénients liés au vieillissement sont passés au crible : concentration et mémoire, vitalité et libido, vue, peau et cheveux, prise de poids, arthrose, sommeil, prostate, maladies cardiovasculaires, etc. Un véritable repère de plantes créoles adaptées, doté de multiples conseils, et d’indications, afin de les utiliser sans risque.

Plantes créoles anti-âge, Jean-Louis Longuefosse, éditions Orphie, 2017.

Jean-Marc Hunt, le turbulent

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Le plasticien-sculpteur Jean-Marc Hunt accroche ses œuvres du 17 novembre au 24 novembre à Jarry. Bienvenue dans le monde vivace d’un artiste anticonformiste.

 Ti Journal : Comment avez-vous débuté cette aventure plastique ?
Jean-Marc Hunt : Enfant, j’aimais dessiner, puis à l’adolescence, j’ai expérimenté le graffiti. Cette technique m’a permis d’appréhender les couleurs, la gestuelle, la rapidité, et les grandes surfaces de mur. Plus tard, je me suis intéressé à l’histoire de l’art et à son rapport au monde, afin d’y trouver ma place. Au début, je vendais mes œuvres dans les rues du centre-ville de Strasbourg ! Puis, ce fut mon premier atelier en Allemagne. Et en 2003, je vivais de mon travail. Ensuite, j’ai ressenti le besoin de partir vivre en Guadeloupe et y projeter mon œuvre.

Vous avez confié : « Mon travail interprète une certaine aliénation du monde » ?
Je traite de sujets qui me déstabilisent, jusqu’à en extraire une forme esthétique et décomplexée, souvent ironique et tragico-sociale. Dans ce sens, mon travail interroge l’aliénation qui grandit à travers le monde et qui prime, de plus en plus, la déshumanisation, la suprématie et la globalisation.

Vous êtes aussi ce qu’on appelle un « Serial Painter » ?
Le travail en série consiste à développer une œuvre autour d’un thème, en la déclinant. Ainsi, ma pratique se situe dans la répétition de formes en sculpture, et la récurrence de couleurs en peinture. Je considère ce procédé, d’ailleurs, comme l’essence même de l’œuvre d’art du 21e siècle…

Facile d’être un plasticien en Guadeloupe ?
La Guadeloupe foisonne de créativité, mais il est très difficile d’être un artiste-entrepreneur à part entière !

Vous avez été récemment en Afrique : comment ce voyage se traduit-il, aujourd’hui, dans votre vie ?
En effet, j’ai réalisé une résidence de création au Sénégal, avec un travail itinérant sur la route des esclaves, de Gorée jusqu’en Casamance orientale. Cela m’a permis de percevoir des aspects obscurs jusque-là, de mon histoire… Je retiens aussi beaucoup du rapport humain (une source dans mon travail), car les Sénégalais sont aimants et conviviaux.

Quels sont vos projets ?
Je présente actuellement une série de peintures récentes, avec l’agence Concept’Art, et nous travaillons également sur d’autres projets. En décembre, je participe à la Biennale d’art contemporain du Sud de Caracas et à l’exposition collective Kréyòl G(art)den – Wi’an art, au Mémorial ACTe. En 2018, j’ai plusieurs projets à l’international, notamment à Miami et à San Francisco, mais aussi en Europe.

Œuvres visibles du 17 au 24 novembre, à l’agence Monplaisir Immobilier à Jarry.

Bio express
D’origine guadeloupéenne, Jean-Marc Hunt est né à Strasbourg en 1975. Il grandit en banlieue, et fait ses marques dans le graffiti et dans le rap. En 2003, il s’installe en Guadeloupe afin d’y aborder une création au style néo-expressionniste. Travaillant autant le dessin et la peinture que la sculpture et l’installation, il procède par série, accumulation et détournement. Invité à des expositions collectives en Europe, en Caraïbe et aux États-Unis, il réalise également des résidences d’art, lui permettant d’aborder « la création monumentale », en sculpture et en peinture. Depuis 2005, ses penchants pour l’expérimentation l’amènent  à concevoir des évènements fédérateurs en arts visuels, en tant que scénographe et commissaire d’exposition.

Cent ans de poésie en Guadeloupe : Une anthologie 1911-2017

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Un ouvrage de recherche titanesque sur la poésie guadeloupéenne de 1911 à nos jours, avec ses 198 pages, 105 textes et 27 poètes présentés !  « La raison principale en était la dispersion des ouvrages à consulter : plus d’une centaine au total. Or assez peu étaient disponibles en Guadeloupe. D’où le recours à l’emprunt dans des bibliothèques universitaires de France hexagonale (dans ce cas, le livre traversait l’Atlantique !), à l’achat parfois chez des libraires spécialisés, ou encore à des consultations à la Bibliothèque nationale de France, à Paris. », en témoigne Gérard Lamoureux, l’auteur et délégué général du Festival des Outre-Mer. Pour chaque auteur, une notice biobibliographique, plusieurs pages de poèmes, des notes sur les faits historiques, les personnages cités, etc. En fin d’ouvrage, un glossaire des termes rares ou créoles pour faciliter la lecture : une bible poétique de la Guadeloupe !

Cent ans de poésie en Guadeloupe : Une anthologie 1911-2017, Gérard Lamoureux, éditions Long Cours, octobre 2017

Lancement du 8ème Caribulles !

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Le 8ème festival caribéen de la bande dessinée, du manga et de l’album jeunesse en Guadeloupe débute ce vendredi 10 novembre jusqu’au dimanche 12 : un programme riche, et haut en couleurs.

Expositions, spectacles, contes dessinés, conférence, ateliers, animations, séances de dédicaces, lectures, présentations d’albums et village de livre animeront ces 3 jours de festival à la bibliothèque Paul Mado de Baie-Mahault. Pointe-à-Pitre, Le Lamentin, Le Gosier accueilleront également scolaires, grand public, professionnels, amateurs, simple curieux, enfants ou adultes.

Diverses expositions
Une exposition à la bibliothèque Paul Mado présentera le travail de Stéphane Sénégas et de Frédéric Maupomé, deux invités d’honneur, à travers des panneaux consacrés à leur travail sur leur série Anuki, une BD « muette » (sans texte), mettant en scène les aventures d’un petit indien. Seront exposés également les bandes dessinées des lauréats du dernier concours de Caribulles, Yaël Nubret prix du Jeunes Talents et Jérôme Troncher prix du Grand public. A Pointe-à-Pitre, le « Spécial manga » retracera l’importance historique et culturelle du manga au Japon, ainsi que les principaux mangakas. Enfin, « Mémwa » illustrera une bande dessinée documentaire sur l’histoire des migrations liées au Bumidom, Peyi an nou de Jessica Oublié et de Marie-Ange Rousseau, invitées d’honneur également.

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Ce festival se veut également interactif ! Pour preuve, de nombreux ateliers gratuits seront proposés au public (réservation conseillée sur le site www.caribulles.com) : BD, manga, méthode graphique, création de personnages, illustration jeunesse, dessin de presse, etc. Les auteurs invités et les auteurs de la Guadeloupe, eux, ont d’ailleurs été à la rencontre de publics scolaires dans les différents établissements de l’île. D’autres rendez-vous sont planifiés autour de dédicaces (17h à 19h vendredi 10 novembre), de rencontres d’auteurs, d’une conférence sur la traduction de bandes-dessinées, d’un spectacle « Gwo-ka et BD », et même de « Jazz en BD » les jeudi 9 et 10 novembre à La Créole Beach Hôtel Spa au Gosier. Pluriel, le festival offrira également samedi à la bibliothèque Paul Mado une « Initiation à la langue des signes » avec le Serac.

Une pléiade d’invités
Arthur de Pins est parrain de l’événement. Ce dessinateur, auteur de bandes dessinées, précurseur du travail à la palette graphique (outils numériques) a ouvert le festival mercredi, en avant-première, avec ce film dont il est coréalisateur, Zombillénium. Elsa Brants (Save me Pythie, édition Kana), régalera les amateurs de manga, notamment à Pointe-à-Pitre lors d’ateliers, de rencontres professionnelles et à l’occasion d’un happening de dessins en musique, réalisés avec d’autres auteurs invités. Nos auteurs « péyi » seront également présents : Sandrine et Christiana Benjamin, Sandrine Balguy, Diego, Kristelle Apatout, Roland Monpierre, Benzo, Pancho, Suga, et bien d’autres auteurs encore ! Bon festival !

Lancement du concours Caribulles !
« Manga dans la ville », c’est le thème de la 9ème édition du concours de l’association Caribulles News, organisatrice du festival. Vous avez jusqu’au 30 juin 2018 pour remettre vos bandes dessinées. Le concours se décompose en 3 catégories :

– Premières Bulles : les participants de 6 ans à 10 ans

– Jeunes Talents : les participants de 11 à 18 ans

– Grand Public : les participants de plus de 18 ans

Plus d’informations, règlement et inscription au www.caribulles.com

Tuez le député !

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Pourquoi le crash du Boeing 707 d’Air France en 1962 sur les collines de Deshaies a t-il été classé « secret défense » ? Durant 50 ans ? Sous le voile de la « Raison d’état » ? Est-ce réellement un hasard si des indépendantistes guadeloupéens et martiniquais y ont trouvé la mort ? Ainsi qu’un député guyanais ? Fred Le Breton s’empare de ces faits réels, afin de retracer les 6 derniers mois, en particulier, de ce dernier dans un thriller, Tuez le député ! Finalement, accident ou attentat ? Une question à laquelle il répondra ce vendredi 10 novembre autour d’une rencontre-débat, à 18 h 00, à la bibliothèque municipale de Pointe-Noire.

Tuez le député !, Fred Le Breton, aux éditions Nestor.

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