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Environnement

Le corail se reproduit les soirs de pleine lune

Dans la rubrique Écologie

On entend souvent que les accouchements sont plus nombreux les soirs de pleine lune. Concernant les relations sexuelles des coraux, on vous l’accorde, c’est plus obscur. Une étude américaine – publiée dans Marine Biology – s’est toutefois intéressée au sujet et comme 2018 est l’année mondiale du corail, c’est le moment pour nous aussi de s’y pencher !

Un ballet majestueux
La reproduction des coraux – sexués – est quelque chose qui est pris très au sérieux par les scientifiques tant les espèces sont menacées à travers la planète. Dès les années 1980, les chercheurs ont découvert que la ponte des Cnidaires avait lieu une seule fois dans l’année, la nuit, à une période très précise. Ces coraux lâchent en même temps, quelque soit leur position géographique, des gamètes de couleur rouge dans l’eau pendant quelques heures permettant la rencontre entre les mâles et les femelles et donnant lieu à des œufs qui deviendront coraux à leur tour.

Le plus dur pour les scientifiques est de connaître en amont la date de cette ponte nocturne – majestueuse paraît-il.

En effet, dans des conditions optimales, les coraux libèrent des millions d’ovules sous forme de petites billes colorées et des nuages de spermatozoïdes formant également une grande nappe colorée qui remonte à la surface.

Un manque de preuve scientifique
Les dernières études américaines ont démontré que les phases lunaires étaient déterminantes dans la synchronisation de cette ponte. En effet, la luminosité de la lune change en fonction de sa position. Lune montante, pleine lune ou lune descendante, l’astre n’émet pas la même couleur dans le ciel…et donc dans l’eau. Les coraux, dotés de cytochromes permettant de détecter les changements de luminosité, y seraient sensibles. Un test a été fait aux îles Vierges pendant une semaine autour de la pleine lune, à un moment de ponte et tous y ont donc vu une corrélation entre les deux. Pour l’heure, pas de preuve scientifique formelle mais un début d’explication que les chercheurs comptent bien étoffer. C’est le moment, c’est l’année.

Le premier jardin-container vient d’Haïti

Dans la rubrique Economie

Peut-être que certains ont déjà entendu parler de Mike Bellot, ce jeune entrepreneur haïtien qui a créé l’an dernier le “Solo Bag”, premier sac à dos solaire. Cette fois, c’est dans le domaine de l’agriculture qu’il épate avec le concept de “l’Ancora BoxFarm”, un jardin aquaponique (mix d’aquaculture et de culture hors sol) à l’intérieur d’un container révolutionnaire.

Un écosystème ultra-connecté
Aidé de trois comparses brésiliens et Dominicains, le concepteur a mis en place un véritable écosystème connecté afin dit-il “d’apporter une solution pérenne au secteur agricole qui souffre des aléas climatiques”. Des récoltes de légumes et de poissons toute l’année, des panneaux solaires, un système d’air conditionné, une application permettant de surveiller la quantité de CO2, la qualité de l’eau, de l’air, des nutriments et un système d’éclairage Led.

Un secteur économique en difficulté
L’objectif est d’amener à terme ce container dans chaque foyer et réduire l’insécurité alimentaire de la population locale due aux ouragans et aux tempêtes tropicales. Il est à noter que plus de 60% des Haïtiens travaillent dans l’agriculture pour la plupart dans des fermes familiales. Reste à savoir si les pouvoirs publics suivront ce jeune entrepreneur et aideront à l’installation de ce container agricole.

L’urne funéraire écologique, nouvelle tendance

Dans la rubrique Astuces Écolo

Tu es né poussière et tu redeviendras poussière…ou plutôt arbre en fait. Un designer catalan a eu l’idée dans les années 1990 de créer une urne biodégradable après avoir affirmé vouloir remplacer les tombes par des arbres.

“Bios Incube” propose un nouveau concept pour donner vie après la vie. Un concept qui devrait ravir les amoureux de la nature. Fabriquée à partir de matériaux biodégradables (noix de coco, fibre naturelles, tourbe…), l’urne funéraire permet de déposer les cendres du défunt au dessus d’une bague contenant du terreau et une graine amenée à pousser.

Les proches peuvent alors enterrer l’urne en pleine nature et venir se recueillir auprès de l’arbre, symbole de son âme (la plupart du temps un pin d’Alep mais il est possible de mettre la graine de son choix).
Et pour les ultra-connectés, une application a vu le jour permettant de surveiller la pousse de l’arbre, la richesse du terreau, l’humidité, l’exposition afin que l’arbre grandisse dans les meilleures conditions.
Le concept cartonne notamment dans les pays anglo-saxons et commence à arriver en France. Alors pourquoi pas…

Quelques précautions à prendre tout de même :

– Demander une autorisation à la mairie de la commune de naissance du défunt pour enterrer l’urne

– Ne pas y apposer de plaque d’identification

– Ne pas l’utiliser dans les cimetières ou les cavurnes

Prix entre 100 et 150 euros sur les sites spécialisés.

Marie-Galante, l’île qui se développe durablement

Dans la rubrique Environnement

La journée mondiale des zones humides, c’est vendredi 2 février. Chaque année, la convention de Ramsar (du nom de la ville iranienne à l’origine du projet) fixe une thématique. L’année 2018 se focalisera donc sur les zones humides et l’avenir humain durable. Et c’est l’Office de l’eau de Guadeloupe qui sera à pied d’oeuvre pour cette journée.

“L’avenir humain durable est un thème clé pour la Guadeloupe, qui, comme tout pays en développement doit gérer une pression urbaine de plus en plus forte. En raison de son insularité, elle ne peut faire l’économie d’une conception durable de son développement urbain”, explique notamment Marcel Sigiscar, Président délégué de l’Office de l’Eau.

Et comment alors ne pas parler de Marie-Galante, au cœur d’une expérience de développement durable à l’échelle européenne ? En effet, l’île a répondu à l’appel à projet lancé par l’Union Européenne intitulé “îles du futur” lors de la conférence des Régions Périphériques Maritimes à Malte en 2017. En clair, Marie-Galante s’engage à penser autrement son développement en l’appuyant essentiellement sur des projets qui répondent aux exigences de la transition énergétique et/ou du développement durable. Concilier le développement urbain, économique et la préservation des écosystèmes vulnérables, c’est justement le thème de cette année.

A l’occasion de cette journée donc, l’Office de l’Eau de Guadeloupe – accompagné de chefs d’entreprise et d’experts du développement durable – rencontrera des scolaires et le grand public pour leur rappeler les “bons gestes” pour la préservation des milieux naturels. Empruntez les sentiers d’accès, laissez les débris naturels, observez les animaux à distance…peuvent notamment permettre à l’homme et à la nature de continuer à vivre en harmonie.

Vendredi 2 février : journée de sensibilisation pour les scolaires (CM2) sur le site de l’habitation Trianon à Grand-Bourg.

Samedi 3 février : journée de sensibilisation à destination du grand public et balade sur le site de Folle Anse entre Grand-Bourg et Saint-Louis de 7h à 15h.

Plus de renseignements au 05.90.80.99.78 

L’info en +

Les zones humides de Guadeloupe

Là ou en France elles constituent 25% de la biodiversité, les zones humides constituent près de 50% du patrimoine naturel de la Guadeloupe, principalement grâce à l’étendue de la mangrove. Au dernier recensement de la DEAL, l’île compte 1115 zones humides « potentielles » de plus de 1000m². Elles permettent à la faune de profiter d’un espace propice à sa reproduction, à son alimentation ou à son repos. En régulant la présence de la ressource en eau, elles facilitent la vie des créatures maritimes. En Guadeloupe, les zones humides servent d’habitat à de nombreuses espèces d’oiseaux. Mais aussi à des tortues, de petits barracudas et plusieurs autres espèces de poissons. Si les zones humides peuvent être exploitées économiquement (aquaculture), elles restent des réservoirs naturels extrêmement fragiles. La mangrove est fondamentale aussi pour sa capacité à absorber le choc d’un potentiel tsunami.

Une aide financière pour les récupérateurs d’eau de pluie

Dans la rubrique Economie

Nombreux sont ceux en Guadeloupe qui n’ont pas encore sauté le pas du récupérateur d’eau de pluie. La région incite fortement les citoyens à adopter ce mode de consommation pour plusieurs raisons…

L’eau est gratuite, douce et permet une réduction importante sur sa facture. On peut l’utiliser pour un usage non potable tel que le jardinage, le nettoyage des sols ou du véhicule, l’alimentation WC, douche, piscine. De plus, les citoyens peuvent avoir une réserve en cas de crise, particulièrement pendant la saison sèche (le Carême) lorsque l’insuffisance en eau potable impose des mesures de restriction. Bref c’est un véritable investissement durable et écologique. Mais soyons honnête… et la Région le sait très bien… qu‘au delà de l’aspect économique et écologique, le récupérateur d’eau de pluie est devenu indispensable pour palier au coupures d’eau récurrentes que subissent depuis des années les guadeloupéens.

Jusqu’à 3000 euros d’aide financière
Et pour inciter les Guadeloupéens, une aide financière à l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie a été mise en place en 2014. L’aide est attribuée, sans conditions de ressources, aux particuliers et aux micro-entreprises (moins de 10 salariés) demeurant en Guadeloupe, souhaitant installer dans leurs résidences, un système de récupération d’eau de pluie avec une capacité de stockage d’au moins 3 000 litres. Le système de récupération des eaux de pluies est subventionné à hauteur de 60% plafonné et jusqu’à 80% dans certains cas. L’aide peut aller jusqu’à 3000 euros. Et si la construction de la résidence date de moins de 2 ans, une aide complémentaire de 200 € sera accordée pour l’installation de la citerne.

Comment faire ?
Télécharger le formulaire de demande sur www.regionguadeloupe.fr ou rapprochez-vous de l’ASP (Agence de Service et Paiement) au 0590 38 76 66.

L’observation des baleines, petit rappel

Dans la rubrique Astuces Écolo

C’est la période de reproduction des baleines à bosse. Elles viennent dans les Caraïbes mettre bas ou s’accoupler avant de repartir se nourrir dans les eaux plus froides. Il est donc possible de les observer sur nos côtes jusqu’au mois de juin. Alors voici quelques consignes pour le faire de manière respectueuse sans les déranger…

– Ne pas s’approcher par l’arrière

– Ne pas les nourrir ou les toucher

– Ne pas s’approcher lors d’un saut

– Ne pas diviser un groupe

– Ne pas les encercler avec plusieurs bateaux

– Adoptez une attitude passive et silencieuse

– Ne pas se baigner à proximité (en cas de mise à l’eau, des règles strictes sont à respecter, comme le port de la combinaison, d’une bouée de signalisation, d’un masque, d’un tuba, être accompagné d’un professionnel, ne pas s’approcher à plus de 15 mètres et limiter le temps d’observation à 15 minutes.)

Des chouettes menacées à cause du cannabis

Dans la rubrique Écologie

La chouette tachetée du Nord et la chouette rayée, deux espèces d’oiseaux présents en Californie, sont menacées de disparition. Et son avenir est morose suite à la légalisation du cannabis dans cet Etat d’Amérique depuis le 1er janvier dernier. L’explication est toute simple.

En effet, des chercheurs ont relevé de nombreuses traces de rodenticide, un produit utilisé pour éloigner les rongeurs, dans l’organisme de ces chouettes, amatrices de rats pour leur déjeuner. Et les plantations illégales de cannabis n’y sont pas étrangères puisque ces mêmes rats, attirés par l’odeur des plants, viennent souvent s’y nicher ce qui oblige de nombreux cultivateurs à utiliser des produits toxiques. S’ensuit une intoxication des chouettes de Californie…

Une diminution des chouettes de 55% depuis 2009
Les chercheurs ont analysé des cadavres de chouettes trouvés à proximité des plantations. 70% avait été en contact avec un rotenticide, produit anticoagulant qui provoque ensuite une hémorragie interne sur les rongeurs donc mais également à doses répétées, sur les oiseaux qui les ingèrent. Il est à noter que la chouette tachetée consomment 96% de rongeurs contre 60% pour la chouette rayée, moins menacée.

En 2015, déjà, une étude révélait que le nombre de chouettes tachetées avait diminué de 55% depuis 2009. Plusieurs cause ont été avancées : la difficile cohabitation avec la chouette rayée, plus imposante et qui colonise son environnement, le changement climatique qui entraîne une diminution des naissances et enfin les fameux rotenticides utilisés dans les plantations de cannabis.

Si le problème n’est donc pas récent, les scientifiques craignent toutefois une augmentation des plantations illégales de marijuana suite à la loi du 1er janvier dernier qui autorise son usage récréatif.

L’info en +
La Californie a été le premier Etat d’Amérique a autorisé la consommation de marijuana à visée médicale en 1996. Fin 2016, le cannabis est autorisé partiellement ou entièrement dans 30 États sur 50, et concerne plus de la moitié de la population américaine.

Nombreux sont les écologistes qui regrettent ces cultures illégales mettant en avant la mise en danger de la faune sauvage et par conséquent de toute la chaîne alimentaire.

 

 

La permaquoi ?

Dans la rubrique Écologie

La permaculture, c’est tendance, on en parle mais en fait personne ne sait vraiment de quoi il s’agit. Explications…

En fait rien de plus simple, la permaculture c’est de l’agriculture mais avec un peu de bon sens. Autrement dit, une agriculture locale, respectueuse des hommes, de l’environnement s’inspirant du savoir-faire traditionnel. Et halte aux idées reçues, la permaculture est loin d’être une nouvelle mode puisqu’elle date des années 1970, aux Etats-Unis, lorsque l’agriculture industrielle commence à en agacer plus d’un. Mais il faut avouer qu’elle s’est généralisée avec les scandales sanitaires de ces dernières années. Chacun se recentre sur une agriculture biologique, à moindre échelle et qui prône une certaine éthique. Un retour à la terre où se côtoient plantes, fleurs, insectes, hommes et animaux et qui se doit de perdurer.

Le renouveau du jardin créole
Pour beaucoup, la permaculture ressemble à un bazar végétal. Il est pourtant très bien organisé : les plantes amies sont côte à côte, celles qui veulent de l’ombre sont à l’ombre, celles qui réclament du soleil sont exposées, bref tout est calculé. C’est moins beau pour certains mais c’est mieux pour la nature. L’Outre-Mer aussi est touché par le virus permacole. Et cette façon d’organiser son jardin ressemble étrangement à l’ancien jardin créole de nos aïeuls où l’on trouvait plantes médicinales, fleurs, herbes aromatiques et légumineuses, dans cette joyeuse pagaille. De ce fait, en Martinique, en Guadeloupe, à la Réunion…partout vous trouverez des adeptes de la permaculture qui veulent revenir aux fondamentaux. Autre point fort de la permaculture : pas de machine, pas de mécanisme, une activité qui devient alors rentable pour qui veut se lancer. Et si la rentabilité ne vous sied guère, vous pourrez toujours être autonome !

Un déguisement made in home !

Dans la rubrique Astuces Écolo

Mardi Gras approche et les festivités ont commencé. Si vos enfants ont prévu de parader et que vous vous creusez encore la tête pour leurs déguisements, que les magasins spécialisés ont été pris d’assaut ou que vous manquez de budget, voici quelques astuces qui vous permettront de faire des économies tout en faisant son petit effet !

On ouvre les placards
Il est grand temps – ça approche – d’ouvrir ses armoires, ses tiroirs et d’inspecter la moindre pièce démodée, abîmée ou trop petite. L’art de la récup passe par là et amène de la créativité. Un drap en guise de cape, une jupe longue en guise de robe… On regarde les coloris, les tissus et on en parle avec nos bambins.

On pense pratique
La pause pipi ? Il faut des scratchs, des ouvertures, des vêtements faciles à enlever et à remettre. Le défilé en plein air ? On évite les matières lourdes, chaudes et pas aérées. N’oubliez pas que vos enfants doivent se sentir à l’aise. Pensez aussi à utiliser des tissus pas trop fragiles afin de pouvoir les réutiliser (un satin tâché est difficilement récupérable).

On triche un peu…
Pour celles et ceux qui ne sont pas couturiers dans l’âme, pas de panique. Pas la peine non plus de foncer chez un professionnel pour déléguer la tâche. Il existe aujourd’hui de nombreuses solutions de “triche”. D’ailleurs, vos enfants n’iront pas inspecter vos finitions alors n’hésitez pas à utiliser des colles à tissus, des boutons, des agrafes pour les assemblages de tissus.

En Finlande, le premier ferry électrique

Dans la rubrique Environnement

Faire la traversée Guadeloupe, les Saintes et Marie-Galante en ferry électrique, ça en jetterai n’est-ce pas ? Cette idée n’est pas si loufoque puisque la Finlande vient de mettre en service son premier ferry électrique, baptisé tout simplement “Elektra”…

Des moteurs diesel en cas d’urgence
Dans l’archipel de Turku, la liaison entre les villes de Pargas et Nagu s’effectue à bord d’un bateau alimenté à l’électricité. Baptisé Elektra, il est opéré par la compagnie FinFerries depuis cet été. La technologie hybride développée par Siemens permet tout de même un recours à des moteurs diesel en cas de coupure électrique…ou de mer gelée.

En 2015, la Norvège ouvrait la voie des ferries électriques avec l’inauguration du MF Ampere. C’est maintenant au tour de la Finlande. Le 16 juin dernier, l’Elektra transportait ses premières voitures entre les villes de Pargas et Nagu, dans l’archipel de Turku. Construit dans les chantiers navals Crist, en Pologne, il est équipé d’une technologie hybride développée par Siemens. Hybride car si les 2 x 900 kW de propulsion sont la plupart du temps alimentés par des batteries, ils peuvent aussi l’être par des moteurs diesel en cas d’urgence. En octobre dernier par exemple, des vents violents ont entraîné la chute d’un arbre sur une ligne électrique. Un black-out a rendu impossible la recharge des batteries le temps de la réparation

La Finlande compte 44 itinéraires dont la traversée se fait en ferry. Au Sud-Ouest du pays, l’archipel de Turku en compte près de la moitié. Que ce soit pour traverser des lacs ou des bras de mer, ce mode de locomotion gratuit fonctionne 24h/24 et 7j/7. Chaque année 5 millions de véhicules et 10 millions de passagers les utilisent.

Un rechargement de quelques minutes seulement
Au niveau des deux embarcadères, les batteries se chargent pendant quelques minutes, le temps que les voitures débarquent et embarquent. Cinq minutes pour un rechargement partiel, suffisant pour parcourir les 1,6 km qui séparent le navire de l’autre berge.

Un premier pas vers le transport maritime écologique qui devrait en amener d’autres…

Fonds européens : un cyberbus pour convaincre le monde agricole

Dans la rubrique Economie

A travers le FEADER (Fonds Européen pour l’Agriculture et le Développement Rural), la région peut soutenir financièrement les Guadeloupéens dans ce domaine. Et afin de mieux faire connaître ce programme, un cyberbus se déplace en Guadeloupe et dans les îles du sud depuis lundi 15 janvier et jusqu’au 14 mars.

Des experts régionaux seront sur le terrain, dans une quinzaine de communes, pour répondre aux interrogations des intéressés concernant le financement de leur projet agricole et agroalimentaire (modernisation des installations, diversification des activités…), et la création de services de base en milieu rural. Les porteurs de projets auront également l’opportunité d’être mieux informés sur les possibilités de financement, les projets éligibles, les demandes d’aides et de paiement ou encore les étapes d’un dossier FEADER.

La Région Guadeloupe explique vouloir augmenter le nombre de porteurs de projets afin de favoriser le développement des zones rurales et des secteurs agricoles, agroalimentaires et forestiers.

Rappelons que le FEADER dispose en Guadeloupe de 171 millions d’euros, pour la période 2014/2020, destinés à contribuer au développement d’une agriculture plus équilibrée, plus respectueuse de l’environnement, plus compétitive et plus innovante.

L’info en + :
Programme des déplacements en communes :

Jeudi 18 janvier : Saint-François ; Lundi 22 janvier : Pointe-Noire ; Mardi 23 janvier : Bouillante ; Jeudi 25 janvier : Baillif.

Jeudi 1er février : Saint-Louis de Marie-Galante ; Vendredi 2 février : Capesterre de Marie-

Galante ; Samedi 3 février : Grand-Bourg de Marie-Galante ; Jeudi 8 février : Capesterre Belle-Eau ;

Vendredi 9 février : Trois-Rivières.

Mercredi 7 mars : La Désirade ; Lundi 12 mars : Vieux-Habitants ; Mardi 13 mars : Petit-Bourg ;

Mercredi 14 mars : Petit-Canal.

Éco résolutions 2018 2/2

Dans la rubrique Astuces Écolo

Chaque nouvelle année est l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs. Et si on en profitait pour adopter un mode de vie plus sain, plus éthique et plus écologique ? Voici la deuxième partie de nos éco-résolutions.

La couture pour vos indispensables
Vous pouvez coudre (ou faire coudre…) le nécessaire afin de remplacer les différents objets jetables que vous utilisez aux quotidiens : sac à vrac, disques démaquillants, lingettes, couvre-plats et même…serviettes hygiéniques. De nombreux tutos existent sur le net et vous ne pourrez plus vous en passer.

Adoptez des cosmétiques solides
Les cosmétiques solides, à condition d’être fabriqués à partir de produits naturels et préférablement bio ont de nombreux avantages : ils sont généralement vendus sans emballages ou dans des emballages réduits et recyclables, ils sont peu encombrants et pratiques à transporter en voyage, ils durent plus longtemps et sont plus économiques que leurs homologues liquides. En route pour les savons saponifiés à froid, les shampoings, déos ou dentifrice solides…

Faire sa lessive maison
Faire sa propre lessive a de nombreux avantages pour la planète : cela permet de réduire ses déchets et son usage du plastique, de bannir l’usage de produits toxiques et polluants et de privilégier les ingrédients locaux, bruts et naturels. En fonction des ingrédients que l’on choisit, faire sa propre lessive est simple, rapide et très économique.

La guerre des pailles est lancée

Dans la rubrique Écologie

Sur les huit millions de tonnes de déchets de plastique qui se retrouvent dans les océans du monde chaque année, la paille en plastique n’est certainement pas la plus présente mais elle est pourtant au centre d’une campagne environnementale importante.

Le petit tube en plastique qu’on utilise pour siroter son planteur sur la plage. Et bien sachez qu’il ne se retrouve que trop rarement dans les poubelles de recyclage (et oui c’est du plastique…) et qu’il pollue nos océans. De part leur petites tailles, les pailles sont en effet l’un des pollueurs les plus nocifs car ils s’enchevêtrent et les animaux marins et les poissons les consomment.

Souvenez-vous en 2015 déjà, une vidéo Youtube avait fait le tour du monde et avait été visionnée plus de 11 millions de fois : des scientifiques retiraient une paille enfoncée dans le nez d’une tortue de mer…

« Faire le choix de ne pas utiliser de paille en plastique c’est à la fois contribuer à la propreté des plages et prendre conscience des effets néfastes du plastique dans les océans, » explique Jenna Jambeck, un professeur en génie environnemental de l’Université de Géorgie dans une étude parue en 2015. Elle poursuit même en expliquant que « Si vous pouvez faire ce choix, alors peut-être que vous pouvez en faire davantage. »

Car les pailles sont devenues un des objets les plus répandus – et les plus inutiles – de la planète. Sauf évidemment pour des besoins médicaux. Les Américains utiliseraient à eux seuls près de 500 millions de pailles par jour.

Les pailles se placent en dernière position d’une longue liste de produits en plastique prohibés, taxés ou boycottés établie afin d’endiguer la pollution par déchets plastiques des océans avant qu’elle ne décime la population de poissons. Alors après l’interdiction en France des sacs en plastiques, des couverts, assiettes et gobelets dès 2020, l’interdiction de la paille ?

L’info en plus

À mesure que les pailles prolifèrent, les campagnes anti-paille font de même. Certaines ont même des noms accrocheurs, comme Straw Wars (en français « la guerre des pailles », en référence au film Star Wars). D’autres campagnes ont été organisées par des écologistes en herbe, comme celle de OneLessStraw, créée à l’initiative d’un frère et d’une sœur, âgés respectivement de 7 et 8 ans.

Linda Booker, une réalisatrice originaire de Caroline du Nord, dont le documentaire Straws fait le tour des festivals aux États-Unis, affirme qu’elle s’est en partie inspirée de la vidéo de la tortue pour son projet de film sur les pailles. Elle a interviewé des scientifiques et a intégré les images à son film.

Le dernier entrant dans cette campagne anti-pailles est la Lonely Whale Fondation, une organisation à but non lucratif fondée par l’acteur Adrian Grenier qui met sa notoriété au service de cette cause. Son programme de sensibilisation a commencé au printemps, lors d’une conférence sur les plastiques des océans à Charleston, en Caroline du Sud, en racontant qu’il avait vu un serveur servir un verre d’eau avec une paille à sa table.

La saison cyclonique et ses dégâts économiques

Dans la rubrique Economie

Entre août et octobre, dix ouragans se sont succédés dans l’océan Atlantique, semant la mort et causant des centaines de milliards de dollars de dégâts.

Franklin, Gert, Harvey, Irma, José, Katia, Lee, Maria et Nate et Ophelia. Jamais les satellites météorologiques n’avaient observé pareil phénomène. Pendant plus de deux mois, les ouragans ont tout ravagé sur leur passage et tout le monde se souviendra de cette saison cyclonique 2017, saison la plus active depuis 2005 et a tristement célèbre Katrina qui a tué près de 2000 personnes à la Nouvelle-Orléans.
Fin août Harvey submerge les côtes du Lone Star State au dessus du Texas. Quelques jours plus tard c’est Irma qui s’abat sur les Antilles et dévaste Saint-Martin et Saint-Barth avant de rejoindre Cuba et la Floride.
Fin septembre, c’est chez nous qu’un second ouragan de catégorie 5, Maria, déboule, touchant la Guadeloupe, les Saintes, Marie-Galante, la Martinique et ravageant la Dominique et Porto Rico. Moins dramatique, Ophelia a néanmoins frappé…l’Irlande où on dénombre trois morts.
Au total donc, 17 événements dont 7 tempêtes tropicales et 10 ouragans (6 d’entre eux ont dépassé la catégorie 3).

Coût de 306 milliards de dollars
Il est un autre chiffre qui, à sa manière, dit l’ampleur de cette saison cyclonique, celui des pertes économiques qu’elle a entraîné. Le 20 décembre, le géant de la réassurance Swiss Re a rendu publique son estimation du coût des catastrophes naturelles pour 2017 : « 306 milliards de dollars [258 milliards d’euros], contre 188 milliards en 2016, et bien plus que la moyenne annuelle des dix dernières années (190 milliards de dollars) ». Swiss Re ajoute que la seule perte imputable à Harvey, Irma et Maria s’élève à presque 93 milliards de dollars.
Mais ce montant ne concerne que les biens assurés. La facture réelle de la saison des ouragans 2017 devrait être beaucoup plus élevée. Publiée le 8 septembre par deux chercheurs américains, une estimation du coût de Harvey pour la seule région de Houston faisait état d’une addition de près de 200 milliards de dollars…

Éco résolutions 2018 1ère partie

Dans la rubrique Astuces Écolo

Chaque nouvelle année est l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs. Et si on en profitait pour adopter un mode de vie plus sain, plus éthique et plus écologique ? Voici quelques pistes très faciles pour commencer…le reste sera à découvrir la semaine prochaine.

Créer un potager
On n’a pas forcément besoin de jardin pour cultiver certains fruits, légumes et aromates. Une terrasse, un petit balcon ou même un rebord de fenêtre peuvent suffire à faire pousser quelques plantes comestibles chez soi ou à défaut quelques graines germées.

Planifier ses menus
Planifier ses menus de la semaine, de la quinzaine ou du mois a de nombreux avantages : on s’assure de manger des repas variés et équilibrés, on évite le gaspillage alimentaire, on gagne du temps lors des courses…

Récupérer ses épluchures
Pelures, pépins, tiges, feuilles, fanes, noyaux… grand nombre des résidus de fruits et de légumes que nous mangeons finissent au compost ou à la poubelle alors qu’ils pourraient nous servirent en cuisine, dans notre jardin et même dans notre salle de bains ! Ainsi, vous ne verrez plus vos déchets végétaux du même œil, vous allégerez votre compost/votre poubelle et ferez même de belles économies !

Privilégier les aliments locaux
L’exportation d’aliments en tous genres des 4 coins du globe s’est tellement banalisée que l’on ne se pose plus vraiment de question sur la provenance des ingrédients qui composent nos repas ni sur l’intérêt et l’impact de consommer des denrées venues de loin. Pourtant, les implications éthiques et l’impact écologique de l’importation d’aliments ne sont pas négligeables…

Manger vegan au goûter
Si l’idée de passer à une alimentation 100% végétale vous est (encore) difficile pourquoi pas commencer par adopter des goûters sans produits d’animaux ? Allez, tentez les smoothies, les crèmes fruitées, les pancakes ou tout simplement les fruits frais !

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